Aimée Lallement (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Aimée-Marie Éléonore Lallement naît le 16 août 1898 à Givet, dans les Ardennes, et meurt le 11 septembre 1988 à Reims. Institutrice, athlète championne aux premiers Jeux mondiaux féminins, militante associative, socialiste et féministe, elle consacre sa vie à l’action laïque rémoise. Franc-maçonne, elle est de 1952 à 1988 dignitaire du Droit Humain au sein d’une loge mixte de Reims.

Une institutrice ardennaise

Aimée Lallement – portrait
Source : Wikimedia Commons – Garitan – CC BY-SA 3.0

Née dans une famille d’instituteurs, Aimée Lallement voit sa famille quitter les Ardennes pendant la guerre de 1914-1918 ; elle poursuit ses études à Versailles et devient à son tour institutrice. Elle dirige ensuite un foyer de jeunes filles rue de Talleyrand, à Reims.

Une pionnière du sport féminin

Sportive accomplie, elle participe avec Alice Milliat à l’organisation des premiers Jeux mondiaux féminins au stade Pershing, à Paris, devant environ 20 000 spectateurs ; elle y remporte le 110 mètres et le lancer du javelot. L’article de Wikipédia date l’événement tantôt de 1922, tantôt de 1924. Elle reste fidèle au sport toute sa vie, notamment à la natation.

Laïcité, socialisme et féminisme

Membre de la SFIO, puis responsable des femmes socialistes au bureau national du Parti socialiste, elle préside ou anime de nombreuses associations rémoises : section de la Ligue des droits de l’Homme, Comité départemental de l’action laïque, Aides ménagères rémoises, section locale de la Libre pensée. Elle crée l’Association familiale laïque, qu’elle anime jusqu’à sa mort. En 1971, elle figure sur une liste d’union de la gauche aux élections municipales de Reims.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle vient en aide à des familles juives et héberge un enfant de la famille Przedborz ; en 1980, elle plante un arbre au mémorial de Yad Vashem.

Une dignitaire du Droit Humain à Reims

Aimée Lallement est franc-maçonne au sein du Droit Humain, l’obédience mixte fondée par Maria Deraismes et Georges Martin. Elle y est dignitaire dans une loge mixte de Reims de 1952 à 1988, soit plus de trente-cinq ans d’engagement. Les sources consultées ne précisent ni le nom de sa loge ni la date de son initiation. L’article mentionne également son intérêt pour la Société théosophique d’Annie Besant, distincte de la franc-maçonnerie.

Une figure de la maçonnerie mixte en province

Aimée Lallement illustre la place prise par les femmes dans la franc-maçonnerie mixte au XXe siècle, loin de Paris, et la continuité entre engagement maçonnique, action laïque, militantisme politique et féminisme. Son parcours, de l’école publique aux Jeux mondiaux féminins puis aux associations rémoises, témoigne de la vitalité du Droit Humain dans la vie civique locale.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Aimée Lallement.

Voir aussi dans le glossaire : Mixité, Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Dignitaires.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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