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Juridiction chilienne du Droit Humain

Histoire

La Juridiction chilienne est une branche locale de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain », créé à Paris en 1901 et issu de la première loge mixte fondée en 1893. L'Ordre affirme l'égalité de l'homme et de la femme devant l'initiation maçonnique et offre une progression initiatique continue à travers les 33 degrés du Rite écossais ancien et accepté. En 2016, le Droit humain rassemble environ 32 000 membres répartis dans 816 loges et présents dans plus de soixante pays.

Au Chili, l'Ordre est implanté notamment à Santiago et Valparaíso. Les détails propres à la structure, à l'effectif et aux activités de la juridiction chilienne ne sont pas précisés par les sources consultées [information manquante] Le siège international est établi 5 rue Jules-Breton à Paris, et le portail ledroithumain.international relie les fédérations et juridictions nationales [1].

Fondation et schismes

La première loge mixte chilienne, Igualdad n°632, est consacrée à Santiago le 25 février 1929 après la visite du philosophe indien Curuppumullage Jinarajadasa, membre du Suprême Conseil universel mixte du Droit humain. Le développement rapide de l'Ordre amène le Suprême Conseil de Paris à transformer la Juridiction chilienne en Fédération le 20 décembre 1934, avec Adolfo Adriazola Quezada comme premier grand maître adjoint pour le Chili. La Grande Loge du Chili interdit dès 1932 à ses membres toute association avec la maçonnerie mixte en invoquant des directives de la Grande Loge unie d'Angleterre, ce qui provoque des défections importantes.

Une première rupture survient en 1939 à Valparaíso lorsque des conflits internes conduisent à la création de l'Orden Masónica Mundial Mixta de Chile. Le schisme majeur intervient en 1954 : environ la moitié des effectifs de la Fédération se retire et fonde la Grande Loge mixte du Chili, structure indépendante du Suprême Conseil parisien. La branche restée fidèle à l'Ordre international se désigne aujourd'hui comme Federación Pionera Chilena del Droit Humain [2].

Positions doctrinales

La Fédération chilienne se réclame de la laïcité et du respect de l'absolue liberté de conscience de chacun de ses membres, conformément aux principes fondateurs de l'Ordre international depuis 1893. Elle revendique la mixité intégrale comme principe constitutif et affirme la possibilité de mener un parcours initiatique en accord avec les principes naturels, sans dogme imposé [2]. Les valeurs proclamées incluent la tolérance, la solidarité et le progrès éthique [2]. Les sources consultées ne précisent pas la formulation chilienne propre concernant le Grand Architecte de l'Univers ni l'existence d'une obligation religieuse [information manquante]

Rites pratiqués

La Federación Pionera Chilena pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté, conformément à la tradition du Droit humain international [2]. Les rituels utilisés combinent la version dite de Georges Martin et le rituel Lauderdale [2]. Les 33 degrés du rite sont conférés au sein même de l'Ordre, sans séparation entre loges symboliques et juridictions de hauts grades : la structure chilienne comprend des loges symboliques, des loges de Perfection, un Chapitre Rose-Croix et un Sublime Aéropage [2].

Relations internationales

La Fédération chilienne demeure rattachée au Suprême Conseil universel mixte du Droit humain, dont le siège international est à Paris [1]. Elle déclare entretenir des traités d'amitié et de reconnaissance mutuelle avec le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France, le Grand Orient de Belgique et le Grand Orient latino-américain [2]. Les sources consultées ne mentionnent pas d'affiliation au CLIPSAS ni à d'autres réseaux interobédientiels [information manquante]

Controverses notables

L'interdiction prononcée en 1932 par la Grande Loge du Chili contre toute fréquentation de la maçonnerie mixte, motivée par des directives de la Grande Loge unie d'Angleterre, constitue le premier conflit public majeur de la juridiction et a provoqué des départs en chaîne. Le schisme de 1954, qui voit environ la moitié des membres quitter la Fédération pour fonder la Grande Loge mixte du Chili, reste la rupture institutionnelle la plus importante de l'histoire chilienne du Droit humain. Les causes précises de cette scission de 1954 ne sont pas détaillées dans les sources consultées [information manquante]

Questions fréquentes

La juridiction chilienne du Droit humain est-elle mixte ? Oui, elle initie hommes et femmes sur un pied d'égalité depuis la consécration de la loge Igualdad en 1929.

Quel rite y est pratiqué ? Exclusivement le Rite écossais ancien et accepté, dans les versions Georges Martin et Lauderdale, sur l'ensemble des 33 degrés [2].

Dans quelles villes la Fédération est-elle implantée ? À Santiago, Valparaíso et Antofagasta [2].

Quelle est la position sur la religion ? La Fédération se réclame de la laïcité et du respect absolu de la liberté de conscience de chacun.

Quelles obédiences la reconnaissent ? La Fédération déclare des traités d'amitié avec le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France, le Grand Orient de Belgique et le Grand Orient latino-américain [2].

Sources

  1. Le Droit humain, site international officiel consulté le 2026-06-03
  2. Le Droit Humain, Federación Pionera Chilena (site officiel) consulté le 2026-06-06