Grande Loge féminine du Chili
Histoire
La Grande Loge féminine du Chili (Gran Logia Femenina de Chile, GLFCH) est une obédience maçonnique chilienne réservée aux femmes [1]. Elle dispose d'un site officiel actif présentant sa déclaration de principes, sa structure organisationnelle et ses relations internationales avec d'autres grandes loges féminines [1]. L'obédience promeut des activités culturelles, la cause des femmes et des initiatives environnementales [1].
L'année exacte de fondation n'est pas confirmée par les sources consultées [information manquante]
Fondation et schismes
La Grande Loge féminine du Chili (Gran Logia Femenina de Chile, GLFCH) plonge ses racines dans la loge Araucaria n°1, premier atelier indépendant chilien composé exclusivement de femmes [4]. Une première loge féminine Araucaria avait été créée le 11 janvier 1970 avec l'appui de membres du Rite national du Mexique, et elle fonctionna avec trois loges masculines au sein de la Grande Loge métropolitaine du Chili. Les sœurs maintinrent l'activité de cette unique loge jusqu'en 1983, créant entre-temps une seconde loge Araucaria et un triangle Armonia. La Grande Loge féminine du Chili naît en 1983 avec l'aide du Grand Orient du Mexique, et l'obédience commémore son anniversaire le 12 mai[4]. À partir de ce noyau initial de cinq loges dans la capitale, l'obédience s'est étendue à l'ensemble du territoire chilien et est devenue la plus grande organisation féminine du pays [4]. Aucun schisme majeur n'est documenté par les sources consultées [information manquante]
Positions doctrinales
La Grande Loge féminine du Chili se définit comme une institution initiatique essentiellement humaniste, philosophique et philanthropique, ouverte aux femmes de tous âges et de toutes occupations [1]. Elle est attachée à l'éducation laïque et accueille des femmes de différents credos et pensées philosophiques, religieuses et politiques [1]. L'obédience s'appuie sur les principes de Liberté, Égalité et Fraternité, et défend l'existence d'espaces propres où les femmes peuvent réfléchir avec sororité [1]. En tant que membre du CLIPSAS, elle souscrit à la devise de l'Appel de Strasbourg, fondée sur l'absolue liberté de conscience [3]. Les sources consultées ne précisent pas de position formelle sur l'obligation de croire en un Grand Architecte de l'Univers [information manquante]
Rites pratiqués
La Grande Loge féminine du Chili est une obédience indépendante qui travaille au Rite Écossais ancien et accepté (REAA) [1]. En tant que puissance maçonnique, elle est l'autorité centrale suprême gouvernant dans sa juridiction les trois degrés symboliques [1]. Elle accepte par ailleurs d'autres rites préalablement autorisés par elle dans les degrés de la maçonnerie symbolique, qu'elle considère comme systèmes d'enseignement en raison de leur universalité [1].
Relations internationales
La Grande Loge féminine du Chili est membre du CLIPSAS depuis le 12 mai 1994, intégration formalisée lors de l'Assemblée générale tenue à Paris [3]. Une de ses dignitaires, Mariela Rodríguez Ruiz, a été élue vice-présidente du CLIPSAS lors de la 60e Assemblée générale [3]. L'obédience a accueilli en 2000 à Santiago le premier Rencontre latino-américaine de maçonnerie féminine (ELA), qui a établi des liens fraternels entre obédiences du continent [3]. Elle est cofondatrice de la Fédération américaine de maçonnerie féminine (FAMAF), créée le 4 septembre 2010 à Montevideo aux côtés des grandes loges féminines d'Argentine, de Bolivie, d'Uruguay, Simbólica du Venezuela et Alma Mexicana [3]. En 2013, l'obédience comptait vingt-quatre loges réparties au Chili, à Cuba, au Panama et au Pérou, et son action est qualifiée de notoirement internationaliste [2]. Elle a soutenu la création des Grandes Loges féminines d'Argentine, d'Uruguay et de Bolivie[2].
Questions fréquentes
Quand la Grande Loge féminine du Chili a-t-elle été fondée ? Elle a été constituée en 1983 à partir de la loge Araucaria n°1, premier atelier indépendant chilien composé exclusivement de femmes [4].
Quel rite pratique-t-elle ? Elle travaille au Rite Écossais ancien et accepté, tout en acceptant d'autres rites qu'elle autorise préalablement dans les degrés symboliques [1].
Est-elle membre du CLIPSAS ? Oui, elle a formalisé son adhésion au CLIPSAS le 12 mai 1994 lors de l'Assemblée générale de Paris [3].
A-t-elle contribué à la maçonnerie féminine d'autres pays ? Elle a soutenu la création des Grandes Loges féminines d'Argentine, d'Uruguay et de Bolivie et compte des loges à Cuba, au Panama et au Pérou[2].
Quel est son positionnement philosophique ? Elle se présente comme une obédience humaniste, philosophique et philanthropique attachée à l'éducation laïque et à l'absolue liberté de conscience [1][3].