La fragmentation de la Franc-maçonnerie, avec ses 30 obédiences en France, représente-t-elle sa plus grande menace existentielle? Cette question fondamentale traverse notre nouvel Épisode et nous emmène au cœur d’un paradoxe troublant.
Pourquoi les Francs-maçons, qui célèbrent l’unité dans leurs rituels et aspirent à « rassembler ce qui est épars », s’engagent-ils constamment dans un processus de subdivision? Nous explorons cette contradiction française – cette tendance culturelle à créer des structures toujours plus spécifiques au lieu de chercher ce qui nous rassemble.
Partagez vos pensées dans les commentaires: la multiplication des obédiences est-elle une richesse ou une faiblesse? Et si vous n’êtes pas franc-maçon, qu’est-ce qui vous retient? Nous explorerons vos réponses dans notre prochain épisode.
Retrouvez-nous sur Discord : https://discord.gg/2MQqFDgPgC
Bonne écoute !
Merci pour cette discution toujours d’actualité. Je constate que nous avons le chic pour cultiver l’utopie. C’est aussi notre ADN. Seulement voilà il y a dans l’utopie une belle traversée de désert, il faut être tenace et ne pas avoir peur de la solitude.
Frat…
Problème d’égo, d’opacité dans la gestion et un manque de démocratie. On vous dira que nous sommes dans un ordre. Oui mais lequel ordre est dispersé. Et quand on est pas content et ben…. On créé une nouvelle obédience et on refait pareil. Ainsi il en existe non pas 30, mais quelques centaines dans le paysage français.
La réponse: les ambitions personnelles et la “cordonite”. De Gaulle disait ironiquement qu’il y avait autant de Français que de partis politiques. C’est du même genre en maçonnerie. Plus il y a d’obédiences et de loges, plus il y a de vénérables maitres qui portent leur cordon. L’ego est vraiment une chose terrible
Que les français soient ces petits gaulois réfractaires et séparatistes par nature, pour tous ceux qui sont contre et inversement les poussant à subdiviser sans cesse, sans doute quoique…
En revanche, pour ce qui serait l’impact de cela sur la fraternité, ou qui serait le signe d’un manque de fraternité ne serait qu’à développer les vertus de « maçonner » ensemble, je ne le crois pas. Ça me fait penser à autre chose en maçonnerie qui illustre cette question à mon sens de la même façon. Lorsqu’un frère vous dit : « Ce serait bien qu’untel passe dans l’atelier supérieur de son rite, il est maître mais stagne et ne semble plus évoluer. Pire, j’ai peur qu’à terme il quitte la franc-maçonnerie »…
Pensez-vous que le fait de l’avancer dans ces conditions soient de nature à changer sa destinée, sa volonté de de (re)mettre au travail, etc, etc….
Le cas démontre que s’il n’a pas du se mettre en action avant malgré toutes les « bonnes » raisons invoquées (dont souvent le manque de « fraternité »…surtout quand elle doit s’adresser à sa propre personne), rien ne changera. Tiens d’ailleurs, c’est parfois celui-là qui, n’ayant jamais vraiment été acteur de sa propre démarche, critique et fini un jour par vous exposer son obédience idéale…. Ce dernier est à deux doigts de la créer.
Oui je sais, mon propos est largement caricatural mais….
Bon dimanche à vous toutes et tous….
je suis d’accord