Maison à trois carres, Le Pêchereau (Temple maçonnique)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Sur les coteaux qui dominent la vallée de la Creuse, au Pêchereau, près d’Argenton-sur-Creuse, la Maison à trois carres est une maison de campagne de plan triangulaire, bâtie en 1786 sur un terrain lui aussi triangulaire. Son commanditaire, Jean-Baptiste Brunet, officier de maréchaussée, était membre de la loge La Parfaite Union d’Argenton. L’inventaire y voit un exemple très rare d’architecture parlante maçonnique du XVIIIe siècle, reflet de la diffusion des Lumières en Bas-Berry. Façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques depuis 2002.

Lieu : 6 rue des Petites-Chaumes, 36200 Le Pêchereau, France
Construction : 1786
Architecte : F.-S. Palisson (tailleur de pierre et entrepreneur)
Protection : Inscrit MH partiellement, façades et toitures (12 septembre 2002)

Une maison au milieu des vignes

La maison est construite en 1786 au milieu des vignes qui couvraient alors les coteaux dominant la vallée de la Creuse, à l’écart du bourg. Elle est l’œuvre de F.-S. Palisson, tailleur de pierre et entrepreneur d’Argenton. Son nom, « à trois carres » (c’est-à-dire à trois angles ou trois faces), décrit sa singularité : un plan triangulaire, bâti sur une parcelle elle-même triangulaire. Le lieu-dit, « la Maison à Trois Quarts », en a gardé le souvenir déformé.

Un frère de La Parfaite Union

Le commanditaire, Jean-Baptiste Brunet, était officier de maréchaussée et membre de la loge La Parfaite Union d’Argenton, installée en 1780, dont il fut l’un des premiers adhérents. La forme de sa maison de campagne est lue par l’inventaire comme l’expression de son engagement maçonnique : le triangle, figure familière de la symbolique maçonnique, y devient le principe même du plan.

L’« architecture parlante » des Lumières

Au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie a rarement inspiré directement l’architecture. La notice Mérimée rapproche la maison du Pêchereau de projets plus spectaculaires ou restés théoriques, comme un plan de loge en forme de truelle publié dans un recueil d’architecture anglais, ou la pyramide des jardins de Maupertuis. Face à ces fabriques, la maison de Brunet est une construction modeste et habitée, d’autant plus précieuse : un exemple très rare d’architecture parlante, où la forme dit l’idée, et un témoin de la diffusion des Lumières en Bas-Berry.

Protection et statut

Les façades et toitures sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 12 septembre 2002. La maison, qui comprend un rez-de-chaussée et un étage, est une propriété privée à usage d’habitation.

Repères

  • Adresse : 6 rue des Petites-Chaumes, Le Pêchereau (Indre), près d’Argenton-sur-Creuse
  • Construction : 1786
  • Constructeur : F.-S. Palisson, tailleur de pierre et entrepreneur d’Argenton
  • Commanditaire : Jean-Baptiste Brunet, membre de la loge La Parfaite Union d’Argenton (installée en 1780)
  • Plan : triangulaire
  • Protection : inscription MH des façades et toitures (12 septembre 2002)
  • Statut : propriété privée (habitation)

Voir aussi dans le glossaire : Delta rayonnant, Triangle, Loge Mère.

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