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Le 17 octobre 1981, les quatre loges belges créées depuis 1974 par la Grande Loge Féminine de France se constituent en obédience autonome : la Grande Loge Féminine de Belgique – Vrouwengrootloge van België (GLFB-VGLB). Implantées à Bruxelles, Liège et Charleroi, elles quittent la tutelle parisienne pour former une grande loge nationale, bilingue, travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté. Cette indépendance installe durablement la franc-maçonnerie féminine dans le paysage maçonnique belge, aux côtés du Grand Orient, de la Grande Loge de Belgique et du Droit Humain.
Date : 17 octobre 1981
Lieu : Bruxelles, Belgique
Des loges belges sous obédience française

L’histoire commence le 20 avril 1974, quand la Grande Loge Féminine de France ouvre sa première loge à Bruxelles. L’obédience parisienne, issue de l’Union Maçonnique Féminine de France réunie pour la première fois le 21 octobre 1945, souhaite alors initier des femmes hors de France. Trois autres loges suivent jusqu’en 1978, à Liège, à Bruxelles et à Charleroi.
Pendant sept ans, ces ateliers relèvent de Paris. Ils y trouvent un rituel, une méthode et une expérience déjà riche de trois décennies de maçonnerie féminine, mais leur développement en Belgique appelle une structure de proximité. Le choix du 17 octobre 1981 intervient deux ans après la naissance de la Grande Loge Régulière de Belgique, dans une décennie où le paysage maçonnique belge se recompose profondément.
L’indépendance du 17 octobre 1981
Le 17 octobre 1981, les quatre loges constituent « une obédience belge autonome », selon les termes de l’historique publié par la GLFB elle-même. Le nom bilingue retenu, Grande Loge Féminine de Belgique – Vrouwengrootloge van België, traduit d’emblée la volonté d’accueillir francophones et néerlandophones. La passation se fait dans la continuité : la GLFF accompagne l’émancipation de ses loges belges plutôt qu’elle ne la subit.
Une fédération de loges symboliques
La GLFB se définit comme une fédération de loges travaillant aux trois premiers degrés, apprentie, compagnonne et maîtresse. Le Rite Écossais Ancien et Accepté y est le rite administratif, mais chaque loge peut adopter un autre rite selon sa sensibilité ; les listes de loges mentionnent ainsi aussi le Rite Français.
Comme son aînée française, elle se rattache au courant dit libéral ou adogmatique, qui laisse à chacune la liberté de conscience en matière religieuse. Elle se distingue ainsi de la Grande Loge Régulière de Belgique, fondée en 1979 et rattachée au réseau de Londres.
Reconnaissance et développement

En 1989, la GLFB signe avec le Grand Orient de Belgique, la Grande Loge de Belgique et la Fédération belge du Droit Humain un accord de reconnaissance mutuelle. Cette entente marque l’intégration pleine et entière de la maçonnerie féminine dans la famille des obédiences adogmatiques belges.
De quatre loges en 1981, l’obédience est passée à une quarantaine d’ateliers actifs, majoritairement francophones, avec plusieurs loges néerlandophones et quelques loges à l’étranger, au Danemark et aux États-Unis. Elle a ainsi suivi le chemin de sa fondatrice : essaimer à son tour.
Le saviez-vous ?
La GLFB est née d’un mouvement d’essaimage que la GLFF avait déjà pratiqué en Suisse, avec la loge « Lutèce » à Genève. Le même processus se répétera plus tard ailleurs : en 2005, la Grande Maîtresse de la GLFF installe ainsi la Grande Loge Féminine d’Espagne et la Grande Loge Féminine Symbolique du Venezuela.
Repères chronologiques
- 21 octobre 1945 : première assemblée de l’Union Maçonnique Féminine de France.
- 20 avril 1974 : première loge de la GLFF à Bruxelles.
- 1974-1978 : création de loges à Liège, Bruxelles et Charleroi.
- 15 juin 1979 : fondation de la Grande Loge Régulière de Belgique.
- 17 octobre 1981 : fondation de la Grande Loge Féminine de Belgique.
- 1989 : accord de reconnaissance mutuelle avec le Grand Orient, la Grande Loge de Belgique et le Droit Humain.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia de référence.
Voir aussi dans le glossaire : Obédience.

