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Catherine Quentin est, depuis décembre 2024, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France (SCFF), juridiction qui gouverne les degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté au-delà de la maîtrise pour les sœurs de la Grande Loge Féminine de France. Initiée à la GLFF en 1979, longtemps Secrétaire générale du Suprême Conseil, elle est la sixième titulaire de cette charge, pour un mandat de sept ans. Elle porte une politique éditoriale ambitieuse autour de la « parole écossaise au féminin ».
De l’enseignement de l’allemand à la stratégie

De formation classique et philosophique, Catherine Quentin enseigne d’abord la langue allemande avant de s’orienter vers la communication et la stratégie. Elle travaille pour plusieurs structures et groupes du BTP, notamment auprès du Groupe d’études stratégiques de Michel Baroin, et exerce diverses fonctions de direction dans ces domaines.
Un long chemin écossais
Elle est initiée en 1979 à la Grande Loge Féminine de France. Elle gravit ensuite les degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté et produit de nombreuses planches, dans ses ateliers et à plusieurs degrés du Rite, ainsi que des articles publiés dans les revues de son obédience et du Suprême Conseil. Membre du Suprême Conseil depuis plus de dix ans lors de son accession, elle en a été longtemps la Secrétaire générale.
En décembre 2024, elle succède à Michèle Romeo et devient la sixième Très Puissant Souverain Grand Commandeur du SCFF, pour un mandat de sept ans. Elle rappelle que la juridiction, garante et conservatrice du Rite, est juridiquement indépendante de la GLFF tout en entretenant avec elle des liens étroits.
Une parole écossaise au féminin

Catherine Quentin décrit le Rite Écossais Ancien et Accepté comme une spiritualité adogmatique tournée vers la progression initiatique, et insiste sur l’écart entre ce que l’initiation enseigne et ce que chacun parvient à intégrer : « Beaucoup aspirent à l’initiation, peu la réalisent en eux. » Pour elle, la finalité de l’Ordre est l’action plutôt que l’accumulation de connaissances. Elle estime que le « plafond de verre » entre la maîtrise et les degrés supérieurs s’est fortement atténué, la progression reposant sur le travail, l’assiduité et l’engagement dans la vie des loges.
Elle défend l’existence d’un champ symbolique propre au féminin dans les rituels (eau, grotte, athanor, lune, lumières indirectes), sans opposer un monde féminin à un monde masculin, et convoque Jung ou le solve et coagula pour l’éclairer.
Éditer et rayonner
Elle porte la collection « La parole Écossaise au féminin », publiée avec les éditions Numérilivre : un premier tome consacré à L’Esprit du Convent de Lausanne – Déclinaison au féminin, un deuxième sur Le Grand Architecte de l’Univers, d’autres annoncés sur Ordo ab Chao et le Volume de la Loi Sacrée. Elle souhaite réunir la revue Lux et les projets de livres au sein d’un pôle édition.
À l’international, elle présente le SCFF comme la plus ancienne et la plus importante juridiction écossaise féminine au monde, forte de près de 3 000 membres. Cofondatrice de l’Alliance des Suprêmes Conseils Féminins Écossais, elle a annoncé la création, en novembre 2026, d’un Suprême Conseil Féminin d’Afrique réunissant le Bénin, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon et le Togo.
Une gardienne du Rite au féminin
À la tête d’une juridiction pionnière, Catherine Quentin incarne la maturité de l’écossisme féminin en France : héritière de la vision des fondatrices du SCFF, elle s’attache à structurer, transmettre et rendre visible une parole initiatique féminine longtemps discrète dans le paysage éditorial maçonnique.
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Voir aussi dans le glossaire : Suprême Conseil, Hauts Grades Supérieurs au troisième degré.

