Henry Tattegrain (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Henry Tattegrain naît à Paris le 29 août 1874 et meurt dans la même ville le 13 mai 1949. Peintre, aquarelliste, graveur et illustrateur, il est aussi un franc-maçon actif du Grand Orient de France, pratiquant le Rite écossais ancien et accepté jusqu’au 33e degré. Ses lettrines, ses illustrations pour La Chaîne d’union et les blasons qu’il dessine pour les hauts grades du Grand Collège laissent une empreinte durable dans l’iconographie maçonnique.

Un artiste aux multiples techniques

Élève de Gaston Jobbé-Duval et de Henri Lefort, Henry Tattegrain pratique la peinture à l’huile, l’aquarelle, la gravure à l’eau-forte et l’illustration. Il est membre de la Société des aquafortistes français et de plusieurs sociétés artistiques.

Il occupe des responsabilités professionnelles importantes : secrétaire général de la Compagnie des peintres restaurateurs de tableaux et de la Fédération des artistes graveurs et lithographes. À partir de 1930, il habite au 3, rue Barbette, dans le Marais.

Paysages et gravures d’interprétation

Au Salon d’hiver de 1930, il expose des paysages comme La vallée de la Couze à Champeix, Le défilé du Bonhomme ou La baie de Launay. Graveur d’interprétation, il reproduit à l’eau-forte des œuvres de Manet (Olympia), Rembrandt (Vieillard lisant), Rubens (Thomyris) ou Étienne Dinet.

Il s’intéresse aussi à l’art du livre, auquel il consacre Le Décor du livre, publié en plusieurs éditions entre 1923 et 1926.

Au service de l’iconographie maçonnique

Selon les notices consultées, il est initié le 25 octobre 1922. Il pratique le Rite écossais ancien et accepté et atteint le 33e degré. Il appartient à la loge parisienne L’Action, qui reprend clandestinement ses travaux en 1942, sous l’Occupation.

Il illustre de nombreux articles de revues maçonniques, notamment La Chaîne d’union, réalise des lettrines au trait qui inspireront d’autres artistes et dessine les blasons des hauts grades du Grand Collège. En octobre 1941, son nom figure dans la liste des dignitaires du Grand Orient de France publiée au Journal officiel par le régime de Vichy. Il publie aussi des textes de réflexion, dont un Essai sur l’éducation maçonnique en 1926.

Principales œuvres

  • Le Décor du livre, 1923
  • Grand Orient de France, essai sur l’éducation maçonnique, 1926
  • Étude de la morale maçonnique au sein des différents groupements sociaux, 1931
  • La vallée de la Couze à Champeix, 1930
  • Olympia, d’après Manet, eau-forte

Un artiste du symbole

Henry Tattegrain occupe une place singulière dans l’histoire de la franc-maçonnerie française : celle d’un artiste qui a mis son talent au service de l’image maçonnique. Ses blasons et ses illustrations ont contribué à fixer l’identité visuelle des hauts grades écossais au Grand Orient, tandis que son parcours sous l’Occupation rappelle les persécutions subies par les maçons.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Henry Tattegrain.

Voir aussi dans le glossaire : Symbolisme.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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