Vera Starkoff (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Vera Starkoff, pseudonyme de Teresa Paula Efron, naît le 1er avril 1867 en Pologne, alors sous domination russe, et meurt à Paris le 19 mars 1923. Exilée après avoir participé jeune à des mouvements de révolte, elle s’installe en France où elle devient dramaturge, traductrice, féministe et libre-penseuse. Créatrice d’un « théâtre de combat » joué dans les universités populaires, elle mène un parcours maçonnique dans les loges mixtes et d’adoption du début du XXe siècle.

De l’Empire russe à Paris

Issue d’une famille aisée, elle grandit sous le règne d’Alexandre III. À seize ans, elle prend part à des révoltes contre le régime tsariste et doit quitter la Russie par crainte de représailles. Elle gagne d’abord la Suisse et s’inscrit en 1884 à l’université de Genève.

Arrivée en France vers l’âge de vingt ans, elle maîtrise parfaitement la langue et s’intègre aux milieux libertaires, féministes et libres-penseurs parisiens. Elle repose au cimetière du Montparnasse.

Un théâtre de combat

Vera Starkoff est considérée comme l’une des premières femmes dramaturges engagées, aux côtés de figures comme Olympe de Gouges ou Louise Michel. De 1901 à 1913, elle participe aux universités populaires, où elle présente et joue ses pièces devant un public ouvrier.

Sa première pièce, L’Amour libre (1902), est présentée en avant-première à sa loge et dédiée à la classe ouvrière. L’Issue (1904) met en scène une jeune femme qui refuse le mariage choisi par ses parents, tandis que Le Petit Verre (1904), traduit en italien, dénonce l’alcoolisme comme un obstacle à l’organisation ouvrière.

Une franc-maçonne des loges mixtes

Selon Wikipédia, elle est initiée en 1900 dans l’Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain. Elle s’affilie ensuite à la loge Diderot de la Grande Loge symbolique écossaise mixte et maintenue, obédience de sensibilité libertaire dont Madeleine Pelletier est la figure la plus connue ; la version anglaise de l’encyclopédie situe sa réception dans cette loge en mai 1901. Elle y exerce les fonctions de secrétaire de 1903 à 1905 et siège, avec son amie Nelly Roussel, à la commission des fêtes.

Après la disparition de cette structure, elle entre en 1913 dans la loge d’adoption Le Libre examen, rattachée à la Grande Loge de France, où elle poursuit ses travaux jusqu’à sa mort. C’est dans ce cadre qu’elle salue, en 1917, la révolution de Février en Russie.

Principales œuvres

  • La Sibérie, 1899
  • L’Amour libre, 1902
  • L’Issue, 1904
  • Le Petit Verre, 1904

Une pionnière de la maçonnerie féminine

Vera Starkoff appartient à la génération de femmes qui ont ouvert, au tournant du XXe siècle, les portes des loges à la mixité et à l’engagement féministe. Son itinéraire, du Droit humain aux loges d’adoption de la Grande Loge de France, éclaire la diversité des voies offertes alors aux femmes en franc-maçonnerie.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Vera Starkoff.

Voir aussi dans le glossaire : Loge d’Adoption, Mixité.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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