Marianne Rauze (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Marianne Rauze, née Marie Anne Rose Gaillarde le 20 septembre 1875 à Paris et morte le 23 octobre 1964 à Perpignan, est une journaliste et féministe socialiste française. Fondatrice du journal L’Équité, cofondatrice de la Ligue nationale pour le vote des femmes en 1914, elle devient après la Grande Guerre une pacifiste radicale. Membre de l’Ordre maçonnique mixte international le Droit humain, elle intervenait sur le féminisme dans sa loge Diderot.

Un nom de plume forgé sur ses prénoms

Marianne Rauze – portrait
Source : Wikimedia Commons – unknown – CC BY-SA 4.0

Fille d’Élisabeth Douzon et d’Édouard Gaillarde, issue d’une famille de militaires, elle épouse Léon Comignan, capitaine au 115e régiment d’infanterie, tué pendant la bataille de la Somme. Elle adopte le pseudonyme de Marianne Rauze, formé à partir de ses prénoms, afin de ne pas nuire à la carrière de son mari.

Féminisme socialiste et presse militante

Membre de la section socialiste du 15e arrondissement de Paris, elle cofonde le Groupe des femmes socialistes, rattaché à la SFIO. En 1913, elle fonde le journal L’Équité, qui disparaît en 1916 sous l’effet de la censure ; elle écrit aussi pour La Française et La Voix des femmes.

En 1914, elle cofonde avec Hélène Brion et Marguerite Martin la Ligue nationale pour le vote des femmes, qui réclame un suffrage complet et égal à celui des hommes. Elle refuse l’alliance avec les féministes bourgeoises et défend l’indépendance économique des travailleuses.

Du communisme au pacifisme intégral

Au congrès de Strasbourg de la SFIO, elle vote pour l’adhésion à la Troisième Internationale et enseigne en 1921 à l’École marxiste du Parti communiste, avant de revenir à la SFIO. Après 1923, elle devient une pacifiste radicale et fonde une Union contre la mort, d’inspiration mystique, mêlant anarchisme et espéranto.

À la Libération, elle siège au comité local de Libération de Perpignan et au comité départemental des Pyrénées-Orientales, et devient brièvement conseillère municipale de Perpignan en 1944. Elle adhère ensuite au Parti socialiste autonome puis au Parti socialiste unifié.

Une sœur du Droit humain

Marianne Rauze est membre de l’Ordre maçonnique mixte international le Droit humain, l’obédience qui, la première, a ouvert l’initiation aux femmes en France. Au début de 1914, elle présente à deux reprises des travaux sur le féminisme devant sa loge Diderot.

Les sources consultées ne donnent ni la date de son initiation ni d’éventuelles fonctions au sein de l’obédience, mais elles attestent que la loge fut pour elle une tribune de réflexion sur l’émancipation des femmes.

Principales œuvres

  • Féminisme économique
  • L’Illusion démocratique et la guerre
  • L’antimilitarisme agissant
  • La Femme, du communisme primitif au communisme futur
  • L’anti-guerre, 1923
  • Contre la guerre nouvelle
  • Pour la paix universelle, 1945

Le féminisme en loge

Marianne Rauze illustre le rôle du Droit humain comme lieu de formation et d’expression pour les militantes féministes de la Belle Époque. Ses interventions à la loge Diderot sur le suffrage des femmes témoignent des liens étroits entre maçonnerie mixte, socialisme et combat pour l’égalité politique.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Marianne Rauze.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

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