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Jean-Baptiste de Puisieux, originaire des Ardennes, est un architecte français du XVIIIe siècle. Intendant d’Antoine Crozat, expert-bourgeois à Paris à partir de 1733, il fut vérificateur du chantier de l’église Sainte-Geneviève, futur Panthéon, et tint une école d’architecture. Parvenu aux plus hautes dignités de la franc-maçonnerie, il présida en 1771 la Grande Loge de France en qualité de doyen des vénérables de Paris.
De l’intendance à l’architecture

Vers 1730, Jean-Baptiste de Puisieux est l’intendant d’Antoine Crozat, marquis du Chatel. C’est dans cette fonction qu’il apprend l’architecture, afin de pouvoir réviser les devis de l’architecte Pierre de Vigny et les mémoires des entrepreneurs travaillant pour son maître.
En 1733, grâce à un prêt des Crozat, il acquiert un office d’expert-bourgeois, charge qui l’habilite à estimer et vérifier les travaux de bâtiment à Paris.
Au service des grands chantiers parisiens
Puisieux devient le vérificateur du chantier de l’église Sainte-Geneviève, conduit par Jacques-Germain Soufflot. En 1757, il en établit le descriptif général, et il continue à suivre les travaux aux côtés de Maximilien Brébion et de Jean-Baptiste Rondelet.
En 1756, il dresse également un relevé de la sacristie et du trésor de Notre-Dame de Paris avant leur démolition, document précieux pour la connaissance de l’état ancien de la cathédrale.
Un enseignant de l’architecture
En 1757, Puisieux tient une école d’architecture rue du Martroi, moyennant douze livres par mois, et donne des leçons en ville pour vingt-quatre livres. Il publie en 1765 des Éléments de géométrie, manuel destiné à la formation des praticiens.
Président de la Grande Loge de France
Selon les sources, Puisieux accède aux plus hautes dignités de la franc-maçonnerie de son temps. En 1771, il préside la Grande Loge de France en qualité de « doyen des vénérables de Paris », dans la période troublée qui précède la constitution du Grand Orient de France en 1773.
Les sources consultées ne nomment pas la loge dont il était vénérable et ne mentionnent aucun écrit maçonnique de sa main. Son parcours illustre néanmoins la présence, au sommet de la maçonnerie parisienne, de praticiens du bâtiment.
Un architecte au sommet de la maçonnerie des Lumières
Jean-Baptiste de Puisieux appartient à cette génération de maîtres de loge parisiens qui dirigent la première Grande Loge de France au moment où elle se recompose. Qu’un architecte expert ait présidé l’obédience donne une résonance particulière à la symbolique constructive de l’Ordre.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Baptiste de Puisieux.
Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

