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Né le 12 janvier 1746 à Zurich et mort le 17 février 1827 à Brugg, Johann Heinrich Pestalozzi est un pédagogue, éducateur et penseur suisse, considéré comme l’un des pionniers de la pédagogie moderne. Fondateur des instituts de Stans, Berthoud et Yverdon, citoyen d’honneur de la République française en 1792, il fut membre de la loge parisienne Contrat social et affilié en 1782 aux Illuminés de Bavière.
Un disciple de Rousseau

Né à Zurich, Pestalozzi est profondément marqué par Jean-Jacques Rousseau et cherche à appliquer à l’éducation réelle les principes de l’Émile. Il se fait d’abord connaître comme écrivain avec un roman populaire, Léonard et Gertrude (1781-1787), qui met en scène la régénération d’un village par l’éducation et la vertu domestique.
Ses idées lui valent une reconnaissance hors de Suisse : par décret de l’Assemblée législative du 26 août 1792, il est proclamé citoyen français, aux côtés d’autres figures étrangères jugées utiles à la cause de la liberté.
De Stans à Yverdon, l’école en acte
Après la bataille de Stockach (1799), il est appelé à organiser un orphelinat à Stans, expérience dont il rend compte dans les Lettres de Stans. Il fonde ensuite des écoles à Berthoud puis à Yverdon-les-Bains, où il réside de 1804 à 1825 et crée des instituts pour jeunes gens, jeunes filles, sourds-muets et enfants pauvres.
Sa méthode, fondée sur l’intuition, l’observation et le développement harmonieux de l’enfant, est exposée notamment dans Comment Gertrude instruit ses enfants (1801). Elle influence Fichte et Friedrich Fröbel ; parmi ses élèves figure Hippolyte Léon Denizard Rivail, futur Allan Kardec. Pestalozzi est aussi élu président de la Société helvétique.
Pestalozzi en loge et chez les Illuminés

Selon Wikipédia, Pestalozzi fut membre de la loge parisienne « Contrat social », fondée en 1776. Les sources consultées ne précisent ni la date de son affiliation ni les fonctions qu’il y exerça.
En 1782, il est en outre affilié aux Illuminés de Bavière sous le nom d’ordre d’Alfred. Cette double appartenance le place dans les réseaux éclairés de la fin du XVIIIe siècle, où se croisaient réformateurs, pédagogues et philosophes attachés au perfectionnement de l’homme.
Principales œuvres
- Léonard et Gertrude, 1781-1787
- Christoph und Else, 1782
- Über Gesezgebung und Kindermord, 1783
- Meine Nachforschungen über den Gang der Natur in der Entwicklung des Menschengeschlechts, 1797
- Lettres de Stans, 1799
- Comment Gertrude instruit ses enfants, 1801
- Buch der Mütter, 1803
- ABC der Anschauung, 1803
- Meine Lebensschicksale, 1826
Un éducateur dans l’horizon maçonnique des Lumières
Pestalozzi n’est pas d’abord un homme de loge, mais un éducateur dont l’œuvre rejoint l’idéal maçonnique de perfectionnement de l’être humain par la connaissance et la fraternité. Son passage par une loge parisienne et par les Illuminés de Bavière en fait une figure de référence pour l’histoire des liens entre franc-maçonnerie, Lumières et pédagogie, une tradition que la maçonnerie française républicaine revendiquera ensuite dans son combat pour l’instruction.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Johann Heinrich Pestalozzi.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Lumières (trois), Initiation.

