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Marie-Louise de Monspey (1731-1814), dite aussi Madame de Vallière, est une chanoinesse de Remiremont, mystique et voyante réputée de la fin du XVIIIe siècle. Connue sous le nom d’« Agent inconnu », elle joue un rôle notable dans l’ésotérisme français de son temps et dans l’élaboration de hauts grades maçonniques, en particulier ceux du Rite écossais rectifié, sans que les sources consultées fassent état d’une appartenance formelle à une loge.
Une chanoinesse de Remiremont

Marie-Louise de Monspey est l’une des filles de Joseph-Henri de Monspey, marquis et comte de Vallière, et de Marie-Anne-Livie de Pontevès. Elle porte aussi les noms d’« Églée de Vallière » ou de « Madame de Vallière ».
Elle devient chanoinesse de Remiremont, l’un des chapitres nobles féminins les plus prestigieux du royaume, et possède dans cette ville une maison canoniale à son nom.
La voyante de l’« Agent inconnu »
Marie-Louise de Monspey est présentée comme une mystique et voyante célèbre de son temps. Elle se fait appeler « Agent inconnu », nom sous lequel circulent des communications spirituelles qui retiennent l’attention de cercles ésotériques de la fin du XVIIIe siècle.
Ces communications s’inscrivent dans le climat mystique et illuministe des dernières décennies de l’Ancien Régime, où nombre de maçons cherchaient dans la révélation une clé de leurs grades.
Une influence sur les hauts grades
Selon l’article consulté, l’« Agent inconnu » joue un rôle notable dans la création de hauts grades maçonniques français, en particulier ceux du Rite écossais rectifié. La bibliographie de l’article signale à ce sujet l’étude d’Alice Joly, Willermoz et l’Agent inconnu (1962), qui rattache son influence au milieu lyonnais du rite.
Les sources consultées ne mentionnent ni initiation ni appartenance formelle à une loge : son rôle est celui d’une inspiratrice extérieure dont les communications ont nourri le travail de maçons engagés dans l’élaboration des grades.
Une figure de l’ésotérisme chrétien
Le cas de Marie-Louise de Monspey illustre la porosité, à la fin du XVIIIe siècle, entre mysticisme chrétien et franc-maçonnerie de hauts grades. Son nom demeure associé à l’histoire du Rite écossais rectifié, dont il éclaire la dimension spirituelle et les sources visionnaires, et elle compte parmi les rares femmes à avoir pesé, même indirectement, sur la construction d’un rite maçonnique.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Marie-Louise de Monspey.
Voir aussi dans le glossaire : Hauts Grades Supérieurs au troisième degré, Alice Joly (Auteur).

