Henri Mollin (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Saint-Paul-lès-Monestier (Isère) et mort dans le 16e arrondissement de Paris, Jules Henri Mollin est un officier français dont le nom reste attaché à l’affaire des fiches, scandale du début du XXe siècle. Capitaine, officier d’ordonnance du ministre de la Guerre, le général André, il centralise des fiches de renseignements sur les officiers, dont une partie provient du Grand Orient de France. Il était membre de la loge L’Avenir.

Un officier sorti du rang

Henri Mollin – portrait
Source : Wikimedia Commons – Pierre Petit – Public domain

Engagé dans l’armée en 1886, Henri Mollin est d’abord sous-officier. Élève officier à l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent en 1891, il en sort 26e sur 335, devient sous-lieutenant en 1892 puis lieutenant en 1894 au 76e régiment d’infanterie.

En 1901, il épouse Suzanne, fille d’Anatole France. Remarqué par le général André pour ses convictions républicaines, il devient officier d’ordonnance du ministre de la Guerre et est promu capitaine.

Au cœur de l’affaire des fiches

Adjoint du général Percin, chef de cabinet du ministre, Mollin dirige le service chargé de recueillir des renseignements sur les opinions politiques et religieuses des officiers, en vue de leur avancement. Une partie de ces fiches provient du Grand Orient de France, avec lequel il est en relation, notamment avec son président, le sénateur Frédéric Desmons.

En 1905, le député Jean Guyot de Villeneuve rend publiques des fiches et en attribue plusieurs à Mollin. Le scandale entraîne la fin de ses fonctions auprès du ministre ; sa démission de l’armée est aussitôt acceptée.

Sa défense et la suite de sa carrière

En 1905, il publie La Vérité sur l’affaire des fiches, où il présente sa version des faits. Il poursuit ensuite une carrière dans l’administration coloniale : en 1912, il est trésorier-payeur des colonies à Bamako. Il est officier du Mérite agricole et officier de l’Instruction publique.

La note de son acte de décès, citée par l’article consulté, le date de 1958 ; ses dates exactes de naissance et de mort ne sont pas données.

Un maçon de la loge L’Avenir

Henri Mollin était membre de la loge L’Avenir. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation ni ses grades. Son rôle dans l’affaire des fiches tient surtout à sa position d’intermédiaire entre le cabinet du ministre et la direction du Grand Orient de France, qui fournissait des renseignements par l’intermédiaire de ses loges.

Principales œuvres

  • La Vérité sur l’affaire des fiches, 1905

Le visage d’un scandale maçonnique

Henri Mollin demeure, dans l’histoire de la franc-maçonnerie française, la figure la plus directement associée à l’affaire des fiches, épisode qui a durablement marqué l’image du Grand Orient de France et nourri l’antimaçonnisme. Son parcours éclaire les liens étroits entre obédience, gouvernement radical et politique de « républicanisation » de l’armée au début du XXe siècle.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Henri Mollin.

Voir aussi dans le glossaire : Affaire Dreyfus (antimaçonnisme), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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