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Né le 31 décembre 1905 à Flers (Orne) et mort le 3 octobre 1975 à Paris, Alcide Guy Mollet est un homme d’État socialiste français. Professeur d’anglais, résistant, secrétaire général de la SFIO de 1946 à 1969, maire d’Arras et député du Pas-de-Calais pendant près de trente ans, il préside le Conseil des ministres en 1956-1957. Il était membre de la loge Conscience, à Arras, du Grand Orient de France.
Du professorat au socialisme

Professeur d’anglais et militant du syndicalisme enseignant, Guy Mollet adhère à la SFIO en 1923 et devient en 1928 adjoint des Jeunesses socialistes du Pas-de-Calais.
Mobilisé en 1940, fait prisonnier puis libéré en juin 1941, il rejoint l’Organisation civile et militaire (OCM) et écrit pour le journal clandestin La Voix du Nord.
Le patron de la SFIO
Élu en 1946 secrétaire général de la SFIO face à Daniel Mayer, il conserve cette fonction jusqu’en 1969. Membre des Assemblées constituantes, il est député du Pas-de-Calais de 1946 à 1975 et maire d’Arras de 1945 à 1975.
Ministre d’État dans plusieurs gouvernements de la IVe République, il préside l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe de 1954 à 1956 et soutient la construction européenne.
Président du Conseil (1956-1957)
Président du Conseil du 1er février 1956 au 13 juin 1957, il obtient les pouvoirs spéciaux pour l’Algérie et y envoie le contingent, politique dont le bilan reste lourdement discuté. À l’automne 1956, il engage la France avec la Grande-Bretagne et Israël dans l’expédition de Suez, qui tourne à l’échec diplomatique.
Son gouvernement signe en mars 1957 les traités instituant la Communauté économique européenne. En 1958, il participe au gouvernement du général de Gaulle comme ministre d’État.
Un franc-maçon d’Arras
Guy Mollet était membre de la loge Conscience, à l’orient d’Arras, relevant du Grand Orient de France. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation ni d’éventuelles fonctions dans l’obédience.
Son appartenance s’inscrit dans la tradition, ancienne dans le socialisme français, d’une double fidélité au parti et à la loge, fondée sur l’attachement à la laïcité et à la République.
Principales œuvres
- L’Europe unie, pourquoi, comment, 1953
- Bilan et perspectives socialistes, 1958
- 13 mai 1958 – 13 mai 1962, 1962
- La Construction européenne vue par un socialiste français, 1965
- Les Chances du socialisme, 1968
- Le Socialisme selon Tito, 1971
- 15 ans après. La Constitution de 1958, 1973
Un maçon au sommet de l’État
Guy Mollet compte parmi les francs-maçons qui ont exercé les plus hautes responsabilités gouvernementales sous la IVe République. Son parcours illustre la proximité historique entre le Grand Orient de France et le socialisme laïque, en même temps que les tensions d’une époque marquée par la guerre d’Algérie.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Guy Mollet.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Orient.

