Victor Riquetti de Mirabeau (Personnalité)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

Né le 5 octobre 1715 à Pertuis et mort le 13 juillet 1789 à Argenteuil, Victor Riquetti, marquis de Mirabeau, surnommé « l’Ami des hommes » d’après son œuvre la plus célèbre, est un économiste et philosophe français. Ancien officier, il fonde avec François Quesnay l’école physiocratique. Il figure parmi les personnalités rattachées à la franc-maçonnerie française, sans que les sources consultées détaillent cette appartenance.

Un gentilhomme provençal sous les armes

Victor Riquetti de Mirabeau – portrait
Source : Wikimedia Commons – Joseph Aved – Public domain

Fils de Jean Antoine de Riqueti et de Françoise de Castellane-Norante, Victor de Mirabeau étudie chez les jésuites d’Aix. Présenté jeune à l’ordre de Malte sans y prononcer de vœux, il entre dans l’armée comme enseigne à treize ans, en 1728, et devient capitaine de grenadiers.

Il sert aux sièges de Kehl et de Philippsburg, est blessé à Dettingen, participe à la campagne de Bavière et reçoit en 1743 la croix de Saint-Louis avant de quitter l’armée. La même année, il épouse Marie-Geneviève de Vassan.

« L’Ami des hommes » et la physiocratie

La publication de L’Ami des hommes, ou Traité de la population à partir de 1756 lui vaut une notoriété considérable. En juillet 1757, il rencontre à Versailles François Quesnay : leur collaboration donne naissance à l’école physiocratique, qui place l’agriculture au fondement de la richesse des nations.

Son hôtel parisien de la rue de Vaugirard accueille les réunions du mardi des économistes, et son domaine du Bignon sert aussi de lieu de rencontre. Il emploie dès 1767 l’expression de « science sociale ».

Disgrâce, rayonnement et ruine

Sa Théorie de l’impôt (1760) lui vaut cinq jours d’emprisonnement au château de Vincennes et deux mois d’exil au Bignon. Ses idées trouvent pourtant des lecteurs en Toscane, en Pologne, en Suède et dans le margraviat de Bade ; il reçoit en 1772 la grand-croix de l’ordre de Vasa.

Il accueille Jean-Jacques Rousseau en 1767. Ses dernières années sont assombries par les procès avec son épouse, les dettes et la maladie ; il meurt ruiné à Argenteuil à la veille de la Révolution.

Un lien maçonnique peu documenté

Victor Riquetti de Mirabeau
Source : Wikimedia Commons – Illisible – Public domain

Victor de Mirabeau est classé parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française, mais les articles consultés ne mentionnent ni loge, ni obédience, ni date d’initiation. Ce lien doit donc être tenu pour non détaillé en l’état des sources accessibles.

Ses thèmes de prédilection – bienfaisance, devoirs de l’homme, réforme rationnelle de la société – rejoignent néanmoins les préoccupations des loges éclairées du XVIIIe siècle.

Principales œuvres

  • L’Ami des hommes, ou Traité de la population, 1756-1762
  • Théorie de l’impôt, 1760
  • Tableau économique, 1760
  • Philosophie rurale (avec Quesnay), 1763
  • Les Économiques, 1769
  • Les Devoirs, 1770
  • La Science, ou les Droits et les Devoirs de l’Homme, 1774
  • Éloge funèbre de M. François Quesnay, 1775

Un penseur des Lumières économiques

Dans l’histoire de la franc-maçonnerie française, Victor de Mirabeau occupe une place plus contextuelle que documentée : grand nom des Lumières économiques, il incarne ce milieu de réformateurs aristocratiques dont les idées sur les droits et les devoirs de l’homme ont nourri la sociabilité éclairée, loges comprises, à la veille de 1789.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Victor Riquetti de Mirabeau.

Voir aussi dans le glossaire : Lumières (trois), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES