André Marty (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Né le 6 novembre 1886 à Perpignan et mort en novembre 1956 à Toulouse, André Marty est un homme politique français, figure de la mutinerie de la mer Noire en 1919, dirigeant du Parti communiste français et du Komintern, inspecteur général des Brigades internationales pendant la guerre d’Espagne. Avant son engagement communiste, il fut franc-maçon, membre de la loge Saint-Jean des Arts et de la Régularité de Perpignan.

Un mécanicien de la Marine

André Marty – portrait
Source : Wikimedia Commons – Unknown authorUnknown author – Public domain

Engagé dans la Marine nationale comme mécanicien en janvier 1908, André Marty sert à Toulon. Après l’armistice de 1918, il se trouve sur le torpilleur Protet en mer Noire, où il est mêlé à la mutinerie de 1919. Condamné à vingt ans de travaux forcés par un conseil de guerre réuni à Constantinople, il est gracié en 1923.

Les années maçonniques

Selon l’article Wikipédia, André Marty est introduit à la loge Saint-Jean des Arts et de la Régularité de Perpignan, rattachée à la Grande Loge de France, par son employeur et un ingénieur nommé Mognier. Il participe également aux travaux de la loge l’Action écossaise, relevant de la même obédience, et prononce une conférence sur La guerre en mer dans une loge du Grand Orient de France.

Sa grâce de 1923 est obtenue, selon la même source, grâce à l’intervention de députés francs-maçons. En novembre 1922, il quitte le Grand Orient de France, puis la franc-maçonnerie. L’article reste imprécis sur la chronologie et sur l’articulation entre les deux obédiences.

Un dirigeant communiste international

André Marty
Source : Wikimedia Commons – Agence Meurisse (domaine public, voir fiche détaillée Gallica) – Public domain

Membre du Parti communiste, il est élu député de Seine-et-Oise en 1924, puis du 13e arrondissement de Paris en 1936. Il entre au bureau politique du PCF en 1932 et au présidium du Komintern en 1935. Envoyé en Espagne en 1936 comme inspecteur général des Brigades internationales, il y reste jusqu’en 1939 ; plusieurs historiens et Hemingway ont décrit la dureté de son action.

Représentant du PCF à Alger en 1943 auprès du gouvernement provisoire, il est exclu du parti en 1952 et conserve son siège de député jusqu’en 1956, avant de mourir isolé.

Principales œuvres

  • Dans les prisons de la République, 1924
  • La Révolte de la mer Noire, 1929
  • Les Heures glorieuses de la mer Noire, 1932
  • L’Affaire Marty, 1955

De la loge au communisme

Le parcours d’André Marty éclaire les rapports complexes entre franc-maçonnerie et communisme naissant au lendemain de la Première Guerre mondiale. Ancien maçon perpignanais, gracié avec l’appui de parlementaires francs-maçons, il incarne cette génération de militants passés de la fraternité maçonnique à l’engagement révolutionnaire.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à André Marty.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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