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Louise Koppe, née Catherine Laurence Koppe le 4 mai 1846 à Paris et morte le 31 mai 1900 dans la même ville, fut écrivaine, journaliste et féministe. Fondatrice de plusieurs journaux consacrés à la condition des femmes et de la première maison maternelle française en 1891, elle fut initiée en 1894 à la Grande Loge symbolique écossaise – Le Droit humain, ordre maçonnique mixte fondé un an plus tôt, dont elle compte parmi les premières figures féministes.
Une enfance parisienne modeste

Fille d’un tailleur, Louise Koppe perd sa mère à huit ans et est élevée dans un pensionnat de l’Oise. Elle épouse à 18 ans Louis Armand Rétoux, dont elle a cinq enfants.
La Commune de Paris, à laquelle elle assiste en 1871, et la lecture de Victor Hugo ont probablement nourri ses engagements ultérieurs.
Une presse au service des femmes et des mères
Louise Koppe écrit poèmes, articles et pièces de théâtre, mais c’est surtout comme directrice de journaux qu’elle se fait connaître. En 1879, elle fonde La Femme de France, journal littéraire et scientifique rédigé par un comité de femmes, qui devient La Femme dans la famille et dans la société (1880-1882), puis La Femme et l’Enfant (1882-1896).
Dans ces titres, la fonction maternelle occupe une place centrale. Elle participe en 1878 au Congrès international du droit des femmes à Paris.
La première maison maternelle de France

En 1891, elle fonde à Paris la première maison maternelle française, destinée à accueillir les enfants de mères en détresse. L’institution lui survit : un court métrage tourné par Gaumont en 1930 la présente encore. Elle crée aussi, en 1899, un foyer d’accueil d’enfants à Authon-du-Perche, où un square porte son nom.
Incinérée au Père-Lachaise, elle voit son œuvre poursuivie par ses trois filles, Angèle, Mathilde et Hélène-Victoria.
Parmi les premières sœurs du Droit humain
Louise Koppe est initiée en 1894 à la Grande Loge symbolique écossaise – Le Droit humain, ordre maçonnique mixte international fondé en 1893. Elle figure ainsi parmi les premières personnalités féministes de l’obédience naissante.
Les sources consultées ne précisent pas le nom de sa loge ni les fonctions qu’elle a pu y exercer.
Une pionnière de la mixité maçonnique
Louise Koppe appartient à la première génération de femmes qui ont fait de la loge mixte un prolongement de leur combat pour les droits des femmes et la protection de l’enfance. Son initiation, un an seulement après la naissance du Droit humain, témoigne du lien étroit entre féminisme de la fin du XIXe siècle et ouverture de la franc-maçonnerie française aux femmes.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louise Koppe.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation.

