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René Imbot, né à Roussillon (Vaucluse) le 17 mars 1925 et mort en 2007 à Apt, est un général d’armée français, ancien résistant et officier de Légion, chef d’état-major de l’armée de terre puis directeur général de la sécurité extérieure de 1985 à 1987, après l’affaire du Rainbow Warrior. Franc-maçon, il cofonde en 2003 avec François Thual et le général Jeannou Lacaze la Grande Loge des cultures et de la spiritualité.
Des écoles militaires à la Résistance

Issu d’une famille de militaires, René Imbot passe par les écoles militaires préparatoires d’Épinal et d’Autun puis par le Prytanée national militaire de La Flèche, qu’il quitte en 1941 pour rejoindre un maquis de l’Allier. Engagé dans le régiment de marche de la Corrèze, il combat dans la région de Belfort, avant d’intégrer Saint-Cyr, dont la scolarité se déroule à Cherchell, en Algérie.
De la Légion au sommet de l’armée de terre
Il sert en Indochine avec la 13e demi-brigade de Légion étrangère, puis au Maroc avec le 4e régiment étranger d’infanterie. Breveté d’état-major, stagiaire à Fort Leavenworth en 1958, major de l’École de guerre en 1964, il commande le 35e régiment d’infanterie mécanisée à Belfort, la 1re brigade mécanisée à Sarrebourg, puis l’École d’application de l’infanterie à Montpellier.
Général de brigade en 1975, gouverneur militaire adjoint de Paris, directeur du personnel militaire de l’armée de terre, il est nommé chef d’état-major de l’armée de terre par le ministre Charles Hernu et crée la Force d’action rapide.
À la tête de la DGSE
En 1985, François Mitterrand le nomme directeur général de la sécurité extérieure, en remplacement de l’amiral Lacoste après l’affaire du Rainbow Warrior. Il modernise le service et recrée le 11e régiment parachutiste de choc. Remplacé en 1987 par François Mermet, il passe en 2e section des officiers généraux en 1988. Il est grand-croix de la Légion d’honneur.
Un général fondateur d’obédience
René Imbot est présenté par les sources comme franc-maçon. En 2003, il cofonde la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS) avec le géopolitologue François Thual et le général Jeannou Lacaze, ancien chef d’état-major des armées. Les sources consultées ne précisent ni sa loge d’initiation, ni les fonctions qu’il occupa au sein de la nouvelle obédience.
Un militaire dans le paysage obédientiel contemporain
La participation d’un ancien chef d’état-major de l’armée de terre et ancien patron du renseignement extérieur à la fondation d’une obédience au début du XXIe siècle témoigne de la diversification du paysage maçonnique français. La GLCS, créée par trois personnalités issues de la défense et de la géopolitique, demeure attachée à son nom.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à René Imbot.
Voir aussi dans le glossaire : Obédience.

