Germain Hacquet (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Germain Hacquet, dit aussi Germain Nicolas Hacquet des Naudières, né à Paris en 1756 et mort dans la même ville en 1835, est un ancien officier colonial et notaire à Port-au-Prince devenu l’une des figures clés de l’implantation des hauts grades écossais en France. Formé dans la maçonnerie des « Anciens » à Saint-Domingue et à Philadelphie, il dirige en 1815 la réorganisation du Rite écossais ancien et accepté au sein du Grand Orient de France, dont il est considéré comme le père fondateur du Grand Collège.

De Paris à Saint-Domingue

Entré au dépôt des recrues des troupes coloniales, Germain Hacquet sert dans le régiment de Port-au-Prince, puis devient sous-lieutenant au régiment des Dragons de la milice royale. En 1794, il rejoint l’armée des Anglo-émigrés et participe jusqu’en 1799 aux campagnes contre les insurgés de Saint-Domingue. Notaire à Port-au-Prince lorsque les colons recouvrent provisoirement l’île, il rentre ensuite à Paris, où il demeure jusqu’à sa mort. Il est chevalier de Saint-Louis.

Un maçon des « Anciens » dans les Amériques

Il est probablement initié en 1790 à la loge « Les Cœurs Franco-américains », constituée par la Grande Loge de Pennsylvanie sous le n° 47 et pratiquant le rituel des « Anciens ». En 1797, il figure sur les tableaux de la loge « L’Aménité » à Philadelphie. En 1798, Pierre Le Barbier Duplessis le nomme député inspecteur général de l’Ordre du Royal Secret, et en 1802 il devient député grand maître de la Grande Loge provinciale des Anciens de Saint-Domingue, constituée par Philadelphie.

L’architecte de l’Écossisme au Grand Orient

En 1804, il compte parmi les créateurs de la Grande Loge générale écossaise ; il en devient premier grand surveillant et maître des cérémonies du Suprême Conseil du Rite écossais ancien et accepté. En 1815, il dirige les membres du Suprême Conseil qui réorganisent le REAA au sein du Grand Orient de France, acte fondateur de ce qui deviendra le Grand Collège des Rites Écossais.

Il veille aussi au maintien du Rite de Perfection en 25 grades, pratiqué par le Conseil du Phénix jusqu’en 1848 sous le nom de Rite écossais d’Hérédom. Membre des loges « Le Phénix » et « La Triple Unité » à Paris, il n’a pas publié ses recherches maçonniques, sa modestie l’en ayant, dit-on, détourné.

Le père fondateur du Grand Collège

Peu connu du grand public, Germain Hacquet occupe une place centrale dans l’histoire des hauts grades en France : passeur entre la maçonnerie anglo-américaine des « Anciens », les Antilles et Paris, il a assuré l’ancrage du Rite écossais ancien et accepté au Grand Orient de France. Le Grand Collège des Rites Écossais le reconnaît comme son fondateur, et son parcours a été éclairé par les travaux d’historiens de la maçonnerie comme Pierre Mollier.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Germain Hacquet.

Voir aussi dans le glossaire : Suprême Conseil, Pierre Mollier (historien).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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