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Suzanne Galland, née Suzanne Relda à Paris en 1882 et morte en 1961, est une femme de lettres et publiciste française, féministe, républicaine et défenseure de l’école laïque. Initiée dans la loge d’adoption Le Libre Examen, qu’elle dirigea presque sans interruption jusqu’en 1940, elle participa après la guerre à la création de l’Union maçonnique féminine de France, matrice de la Grande Loge féminine de France, dont elle fut grande maîtresse adjointe.
Une femme de lettres engagée

Née à Paris sous le nom de Suzanne Relda, Suzanne Galland est femme de lettres et publiciste ; elle donne aussi des cours privés de diction et de déclamation. Elle épouse un musicien, premier violon aux Concerts Colonne, lui-même franc-maçon à la Grande Loge de France.
Avec Marcelle Heymann, elle est l’une des deux premières collaboratrices régulières de la Revue internationale de sociologie, fondée par René Worms en 1893, où elle rend compte de l’actualité politique et sociale.
Féminisme, laïcité et République
Féministe, anticléricale et républicaine, Suzanne Galland défend avec constance l’éducation laïque. Elle donne de nombreuses conférences sur l’école laïque et l’histoire des religions, et publie en 1909 une critique de l’ouvrage La Femme et son pouvoir.
Vénérable de la loge Le Libre Examen
Peu avant son initiation, elle prononce une conférence intitulée « Robespierre mérite-t-il une statue ? ». Elle est ensuite initiée dans la loge d’adoption Le Libre Examen, réactivée par la Grande Loge de France, et reçoit aussitôt les deuxième et troisième degrés.
Elle dirige cet atelier presque sans interruption jusqu’au début de 1940, date à laquelle la franc-maçonnerie est interdite par le régime de Vichy. Ses conférences sont publiées dans le Bulletin hebdomadaire de la Grande Loge de France. En 1936, elle fait partie des trois sœurs qui négocient avec la Grande Loge de France l’avenir des loges féminines.
Aux origines de la Grande Loge féminine de France
À la Libération, elle forme avec Anne-Marie Gentily et Germaine Rhéal un comité de reconstruction chargé de retrouver les sœurs dispersées. Elle participe à la création de l’Union maçonnique féminine de France, constituée le 21 octobre 1945, et y est élue grande maîtresse adjointe ; elle présente en janvier 1946 un rapport sur l’avenir de la jeune obédience.
Elle exerce des responsabilités jusqu’en 1956. L’Union maçonnique féminine de France prend en 1952 le nom de Grande Loge féminine de France.
Une fondatrice de la maçonnerie féminine
Suzanne Galland appartient à la génération de sœurs qui a assuré la continuité des loges d’adoption de la Grande Loge de France à travers l’entre-deux-guerres, puis leur émancipation en obédience autonome après 1945. Conférencière laïque et féministe, elle compte parmi les fondatrices de la Grande Loge féminine de France, aux côtés d’Anne-Marie Gentily, qui en devint la première grande maîtresse.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Suzanne Galland.
Voir aussi dans le glossaire : Loge d’Adoption, Sautoir de Vénérable Maître, Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

