Jean Louis Joseph de Fernig (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean Louis Joseph César de Fernig, baptisé au château de l’Escafotte à Flines-lès-Mortagne, est un général français du Premier Empire, frère des célèbres sœurs Fernig ; une gravure le date de 1772-1847. Officier de la Révolution émigré avec Dumouriez, il sert ensuite l’Empire jusqu’à la campagne de Russie, puis gouverne Barcelone en 1823. Haut dignitaire du Rite écossais ancien et accepté, il reçoit le 33e degré en 1815 et devient lieutenant grand commandeur du Suprême Conseil de France.

Le frère des sœurs Fernig

Jean Louis Joseph de Fernig – portrait
Source : Wikimedia Commons – Mélanie Hahnemann – CC BY-SA 3.0

Fils du commandant François Louis Joseph de Fernig et de Marie-Adrienne Bassez, il est le frère de Théophile et Félicité Fernig, les jeunes femmes attachées en 1792 à l’état-major de Dumouriez. Il est aussi le beau-frère du général comte Armand-Charles Guilleminot.

Sous-lieutenant au 12e d’infanterie, volontaire dans la garde nationale de Valenciennes, il devient capitaine adjoint puis lieutenant-colonel. En 1793, il passe à l’ennemi avec Dumouriez, puis sert comme chef de bataillon dans une brigade helvétique et au Danemark avant d’obtenir sa radiation de la liste des émigrés.

Un officier de la Grande Armée

Rentré en 1798, il sert comme volontaire à l’état-major de l’armée du Rhin, puis commande en Espagne en 1809, en Zélande en 1810 et à la Grande Armée en 1811. Sous-chef d’état-major de Berthier, il fait la campagne de Russie et appartient à l’« escadron sacré » pendant la retraite.

Il se distingue à Lützen en enfonçant la réserve alliée et Napoléon le promeut général de brigade à Dresde. Sous la Restauration, il commande une brigade lors de l’expédition d’Espagne de 1823 et administre Barcelone pendant dix-huit mois. Il parcourt l’Europe de 1826 à 1828, effectue une mission à Naples en 1829 et est mis en disponibilité en 1831.

Un haut dignitaire du Rite écossais

Jean Louis Joseph de Fernig
Source : Wikimedia Commons – Chamoisconstant – CC BY-SA 3.0

Initié à la loge « Les Amis philanthropes » de Bruxelles, constituée par le Grand Orient de France, Fernig gravit les degrés écossais au gré de ses campagnes : du 4e au 18e degré à Grenoble en 1808, du 19e au 32e en Espagne en 1811, puis le 33e degré en 1815, conféré par Alexandre de Grasse-Tilly.

Lieutenant grand commandeur « ad vitam » du Suprême Conseil d’Amérique, il est vénérable de la loge « Les Propagateurs de la Tolérance », créée par cette juridiction en 1818. Au Suprême Conseil de France, il est secrétaire du Saint-Empire jusqu’en 1838, date à laquelle le duc Élie Decazes, Souverain Grand Commandeur, le nomme lieutenant grand commandeur, fonction qu’il conserve jusqu’à sa mort.

Mort « sur les bords du Nil », il est honoré le 23 janvier 1848 par une tenue funèbre à la loge écossaise « Les Amis de l’Ordre », à Niort.

Un pilier de l’écossisme français

Soldat de la Révolution, de l’Empire et de la Restauration, Jean Louis Joseph de Fernig a surtout marqué la franc-maçonnerie par son rôle dans la structuration du Rite écossais ancien et accepté en France. Proche de Grasse-Tilly puis bras droit du duc Decazes, il a occupé pendant près d’une décennie la deuxième place du Suprême Conseil de France, à une époque décisive pour l’affirmation de l’écossisme face au Grand Orient.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean Louis Joseph de Fernig.

Voir aussi dans le glossaire : Tenue Funèbre.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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