Fabius de Champville (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Gustave Fabius, dit Fabius de Launay ou Fabius de Champville, naît dans le 10e arrondissement de Paris et meurt à Paris en 1946. Élève du magnétiseur Hector Durville, rédacteur en chef de plusieurs revues médicales et agricoles, auteur de monologues, de poèmes et d’ouvrages de vulgarisation, il est l’un des vice-présidents du Parti radical. Membre de la Grande Loge de France, il siège à son Conseil fédéral et anime ses convents.

Un Parisien entre presse et magnétisme

Fabius de Champville – portrait
Source : Wikimedia Commons – Unknown authorUnknown author – Public domain

Son père, Alexandre Fabius, est le cousin de l’antiquaire Élie Fabius. Formé au magnétisme animal auprès d’Hector Durville, figure du magnétisme parisien de la fin du XIXe siècle, Gustave Fabius s’intéresse aux phénomènes psychiques et publie dès 1890 une Science psychique d’après l’œuvre d’Amédée-H. Simonin, puis Le Magisme en 1894.

Il présente plusieurs communications aux congrès internationaux de psychologie expérimentale et de psychisme, consacrées notamment à la magnétisation des végétaux et à l’action de la « radiation humaine » sur les plantes et les microbes.

Un vulgarisateur prolifique

Rédacteur en chef de La Médecine française, de L’Herboristerie française et de la Revue générale de l’hygiène en France, il signe une série d’ouvrages pratiques : Comment s’obtient le bon cidre (1896), Comment on défend son bétail (1900), Comment on défend son vignoble (1901) ou encore Les Ennemis du blé.

Homme de plume éclectique, il écrit aussi des monologues, saynètes et recueils poétiques — La Vie d’un lutteur (1892), Petits poèmes amoureux (1898), Amoureux pari (1899) — dont plusieurs en collaboration avec Jorge Destèves. Sa dernière parution date de 1939.

Un cadre du radicalisme

Engagé au Parti républicain, radical et radical-socialiste, il en devient l’un des vice-présidents. Il consacre un ouvrage au Comité exécutif du parti pour la période 1897-1907 et prononce des causeries républicaines, comme Le Taudis, à la mairie du XIIIe arrondissement.

Un dignitaire de la Grande Loge de France

Fabius de Champville appartient à la Grande Loge de France, dont il anime les convents et où il siège au Conseil fédéral. Selon Albert Vigneau, auteur de La Loge maçonnique (1935), il est titulaire du 33e degré et membre de la loge « Jean Jaurès ».

Le même Vigneau lui attribue l’initiation de l’aviateur espagnol Ramón Franco dans la loge « Plus Ultra », ainsi que des propos favorables au recours à la violence politique pour défendre la République. Ces affirmations, issues d’un ouvrage polémique, sont rapportées par l’article comme telles et ne sont pas confirmées par d’autres sources.

Principales œuvres

  • Science psychique, d’après l’œuvre de M. Amédée-H. Simonin, 1890
  • La Vie d’un lutteur, 1892
  • Le Magisme, étude de vulgarisation, 1894
  • Comment s’obtient le bon cidre, 1896
  • Petits poèmes amoureux, 1898
  • Jeanne d’Arc, conférence, 1899
  • Comment on défend son bétail, 1900
  • Comment on défend son vignoble, 1901

Un maçon radical de la Belle Époque

Publiciste radical, magnétiseur et vulgarisateur, Fabius de Champville illustre les affinités entre radicalisme, curiosité pour le psychisme et engagement maçonnique sous la Troisième République. Son rôle dans les convents et au Conseil fédéral de la Grande Loge de France en fait l’un des cadres de cette obédience dans l’entre-deux-guerres, même si une partie de ce que l’on rapporte de lui provient de sources polémiques.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Fabius de Champville.

Voir aussi dans le glossaire : Convent.

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