Marcel Cachin (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Marcel Cachin naît à Paimpol le 20 septembre 1869 et meurt à Choisy-le-Roi le 12 février 1958. Professeur de philosophie, militant socialiste puis cofondateur du Parti communiste français au congrès de Tours, il dirige L’Humanité de 1918 à sa mort et siège au Parlement pendant plus de quarante ans. Membre du Grand Orient de France, il quitte l’obédience au début des années 1920, dans le contexte de l’adhésion du jeune parti communiste à la IIIe Internationale.

Du lycée bordelais au socialisme

Marcel Cachin – portrait
Source : Wikimedia Commons – Agence de presse Meurisse – Public domain

Fils d’un gendarme breton, licencié ès lettres à Bordeaux en 1893, Marcel Cachin y enseigne la philosophie pendant une quinzaine d’années. Militant guesdiste, conseiller municipal et adjoint au maire de Bordeaux de 1900 à 1904, il participe en 1905 à la fondation de la SFIO, dont il est l’un des propagandistes.

Quarante ans à la tête de L’Humanité

Rédacteur à L’Humanité à partir de 1912, conseiller municipal de Paris, il est élu député de la Seine en 1914. En 1918, il prend la direction de L’Humanité, qu’il conserve jusqu’à sa mort. De retour de Russie soviétique avec Ludovic-Oscar Frossard en 1920, il plaide au congrès de Tours pour l’adhésion à l’Internationale communiste et devient l’un des fondateurs du Parti communiste, au bureau politique duquel il siège jusqu’en 1958.

Sénateur de la Seine de 1935 à 1940, déchu de ses mandats, arrêté brièvement en 1941, il siège ensuite à l’Assemblée consultative provisoire puis à l’Assemblée nationale de 1945 à 1958, dont il est le doyen. Il est plusieurs fois candidat communiste à la présidence de la République.

Le Grand Orient, puis la rupture

Comme nombre de socialistes de sa génération, Marcel Cachin a appartenu au Grand Orient de France. L’article qui lui est consacré indique qu’il quitte l’obédience peu après la fondation du Parti communiste, rallié à la IIIe Internationale. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation ni sa loge.

Son départ s’inscrit dans un mouvement plus large : au début des années 1920, l’Internationale communiste exige des militants communistes qu’ils rompent avec la franc-maçonnerie, jugée incompatible avec la discipline du parti. Plusieurs dirigeants issus des loges durent alors choisir entre leur obédience et le parti.

Écrits

Outre ses innombrables éditoriaux, il publie Science et religion en 1946. Ses articles et discours ont été réunis dans Marcel Cachin vous parle (1959), et ses Carnets couvrant les années 1906 à 1947 ont été publiés en quatre volumes par CNRS Éditions de 1993 à 1997.

Un témoin de la rupture entre communisme et maçonnerie

Le parcours de Marcel Cachin éclaire un moment décisif de l’histoire de la franc-maçonnerie française : la séparation, au lendemain du congrès de Tours, entre les loges et le mouvement communiste naissant. Venu de la tradition socialiste où la double appartenance allait de soi, il incarne ceux que la discipline de l’Internationale conduisit à quitter le Grand Orient, alors que les socialistes de la SFIO y demeuraient nombreux.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Marcel Cachin.

Voir aussi dans le glossaire : Démission, Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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