Léopold Bellan (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Léopold Bellan naît le 20 septembre 1857 à Méré et meurt le 4 janvier 1936 à Paris. Industriel de la broderie, conseiller municipal radical-socialiste de Paris dont il préside le conseil en 1910-1911, puis président du conseil général de la Seine, il est surtout connu pour l’œuvre philanthropique qui porte son nom. Reçu en 1889 à la loge Les Droits de l’Homme du Grand Orient de France, il en démissionne en 1903.

Une enfance modeste

Léopold Bellan – portrait
Source : Wikimedia Commons – Marmand – Public domain

Né dans une famille d’artisans modestes, Léopold Bellan arrive à Paris vers 1865 avec ses parents. Pendant la Commune, à treize ans, il se réfugie avec sa mère à Saint-Martin-du-Tertre. Élève de l’école Turgot en 1872-1873, il passe ensuite deux ans dans une maison de commerce en Angleterre. Il épouse Clémence Sancey le 30 octobre 1879.

Industriel et éducateur

En 1889, il fonde un commerce de broderie, étendu ensuite aux dentelles et aux robes, et dirige le journal Le Parlement commercial. Dès 1884, il crée une association d’enseignement pour adultes, puis la Société d’enseignement moderne.

Un élu de Paris

Élu au conseil municipal de Paris en 1893 comme radical-socialiste dans le quartier du Mail, il en est syndic de 1896 à 1900 puis de 1903 à 1908, et président du conseil municipal en 1910-1911. Conseiller général de la Seine, il préside cette assemblée de 1925 à 1926. Il est en 1919 vice-président de l’Alliance républicaine démocratique.

La loge Les Droits de l’Homme

Léopold Bellan est reçu franc-maçon en 1889 à la loge Les Droits de l’Homme, rattachée au Grand Orient de France. Il y devient officier en 1893 et représente sa loge au convent de l’ordre en 1894.

Après quatorze ans d’appartenance, il démissionne en 1903 en raison de désaccords politiques avec d’autres membres. Il s’éloigne alors de l’engagement maçonnique tout en poursuivant son action sociale.

L’œuvre Léopold-Bellan

Après la mort de son fils unique en 1915, pendant la Grande Guerre, il se consacre plus encore à ses œuvres sociales. La Fondation Léopold-Bellan, l’hôpital qui porte son nom dans le 14e arrondissement et le concours international de musique Léopold-Bellan, créé en 1926, perpétuent sa mémoire, de même qu’une rue du 2e arrondissement. Il est inhumé à Saint-Martin-du-Tertre.

Une philanthropie nourrie par les loges

Si son passage en loge fut limité à quatorze années, Léopold Bellan illustre le lien entre la franc-maçonnerie de la fin du XIXe siècle et l’engagement solidariste : éducation populaire, assistance et entraide, valeurs travaillées en loge, se sont prolongées chez lui en une œuvre philanthropique toujours active.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Léopold Bellan.

Voir aussi dans le glossaire : Convent.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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