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Jean Allemane, né le 25 août 1843 à Sauveterre-de-Comminges (Haute-Garonne) et mort le 6 juin 1935 à Herblay (Seine-et-Oise), est un typographe, communard et homme politique socialiste. Déporté en Nouvelle-Calédonie après la Commune, fondateur du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, il est député de Paris au début du XXe siècle. Franc-maçon du Grand Orient de France, il fut membre de la loge Les Rénovateurs de Clichy, comme Jean-Baptiste Clément.
Un typographe dans les luttes ouvrières

Arrivé à Paris en 1853 avec ses parents, qui y ouvrent un commerce de vins, Jean Allemane devient typographe. En 1862, à dix-neuf ans, il est emprisonné pour sa participation à la première grève des typographes parisiens.
De la Commune au bagne
Caporal de la Garde nationale en 1870, il devient officier fédéré pendant la Commune de Paris. Condamné en 1872 aux travaux forcés à perpétuité, il est déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie, avant d’être amnistié en 1880. Il racontera cette expérience dans ses Mémoires d’un communard, publiés en 1906.
Le fondateur de l’allemanisme
Typographe à L’Intransigeant, membre du Parti ouvrier français puis compagnon des possibilistes de Paul Brousse, il fonde le journal Le Parti ouvrier et, en 1890, le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR). En 1895, il participe au congrès constitutif de la CGT à Limoges.
Député de Paris (XIe arrondissement) de 1901 à 1902, puis de 1906 à 1910, il fonde aussi l’imprimerie La Productrice, qu’il transforme en coopérative ouvrière.
Aux Rénovateurs de Clichy

Jean Allemane est membre du Grand Orient de France, au sein de la loge Les Rénovateurs de Clichy, à laquelle appartenait aussi Jean-Baptiste Clément, l’auteur du Temps des cerises. La date de son initiation n’est pas précisée par les sources consultées.
Le Grand Orient de France et d’autres loges lui ont rendu hommage au cimetière du Père-Lachaise, signe de l’attachement de la maçonnerie à la mémoire de la Commune et du mouvement ouvrier.
Principales œuvres
- Mémoires d’un communard : des barricades au bagne, 1906
Un communard en loge
Jean Allemane incarne les liens étroits entre la franc-maçonnerie du Grand Orient, la mémoire de la Commune et le socialisme naissant. Sa présence aux Rénovateurs de Clichy, aux côtés d’autres anciens communards, témoigne d’une maçonnerie ouverte au monde ouvrier sous la IIIe République.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean Allemane.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

