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L’amalgame est l’une des opérations fondamentales de l’antimaçonnisme.
Une pensée qui imite la raison

Il consiste à rapprocher abusivement des réalités distinctes jusqu’à les rendre indiscernables. Franc-maçonnerie, judaïsme, République, laïcité, finance, révolution, mondialisme, satanisme, élites politiques ou médias deviennent les pièces d’un même puzzle imaginaire. Le raisonnement ne démontre pas. Il juxtapose, suggère, répète, puis laisse croire que la proximité vaut preuve.
L’amalgame est redoutable parce qu’il imite la pensée sans en respecter les exigences. Il donne l’apparence d’une mise en relation. En réalité, il détruit les distinctions nécessaires. Il transforme des coïncidences en causalités, des individus en systèmes, des engagements personnels en ordres collectifs, des symboles en signatures criminelles.
Répondre à l’amalgame suppose une discipline de l’intelligence. Distinguer ne signifie pas affaiblir la pensée. Cela signifie au contraire la rendre juste. La méthode maçonnique, lorsqu’elle demeure fidèle à elle-même, apprend précisément cette patience. Séparer, mesurer, ajuster, reconnaître les plans différents. L’équerre et le compas sont ici des instruments contre la confusion.
Voir aussi : Complotisme, Judéo-maçonnisme, Méthode complotiste, Preuve, Désinformation.

Notice extraite de l’Abécédaire de trois siècles d’antimaçonnisme de Yonnel Ghernaouti.
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