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Enquête sur le leader des fournisseurs pour francs-maçons
Depuis plusieurs mois, la rédaction de 450.fm reçoit des courriers de lecteurs faisant état de commandes non honorées, de remboursements jamais versés et d’un service client injoignable. Tous ces signalements convergent vers le même nom : Nos Colonnes, boutique en ligne de décors et bijoux maçonniques devenue, en quelques années, l’un des fournisseurs les plus visibles de l’univers maçonnique francophone. Nous avons voulu comprendre. Croisement des avis clients, des outils de vérification en ligne, des confidences de fournisseurs et d’un témoignage interne inédit : voici le résultat de notre enquête.
Une maison installée dans le paysage
Depuis 2019, Nos Colonnes s’est imposée comme une référence de la vente en ligne de tabliers, cordons, sautoirs et bijoux maçonniques, revendiquant pouvoir équiper « tous les grades, rites et obédiences » — REAA, RER, Memphis-Misraïm, Emulation, York notamment. Sur Trustpilot, la boutique affiche plus de 2 000 avis pour une note moyenne de 4,2 sur 5 : un gage de sérieux apparent, pour une clientèle qui se fie largement au bouche-à-oreille et au sentiment de confiance qu’inspire une enseigne installée.
Mais un examen attentif des avis les plus récents, croisé avec les signalements reçus à la rédaction, dessine une réalité plus contrastée que ce chiffre flatteur ne le laisse paraître.
Ce que disent les avis clients
Sur les 2 087 avis recensés par Trustpilot, la répartition affiche 59 % de cinq étoiles, 13 % de quatre étoiles, 5 % de trois étoiles, 5 % de deux étoiles… et 18 % d’une étoile, soit près de 380 avis les plus sévères. Un noyau dur de mécontentement, minoritaire mais loin d’être marginal, et qui décrit toujours le même scénario : un délai de livraison annoncé qui explose, un service client qui se mure dans le silence ou répond par des messages à l’évidence automatisés, puis une demande de remboursement qui reste sans suite pendant des semaines, parfois des mois.
« Je pense qu’on se paye ma tête »
Thierry, client basé en Australie, avait choisi une livraison express en Chronopost. Après paiement, on l’informe que sa commande ne pourra pas partir avant au moins deux semaines. Il demande alors un remboursement :
« Cela fait maintenant un mois que la commande est passée et aucun remboursement m’est encore parvenu. Leur dernière excuse : les remboursements arrivent par ordre de demande, et le mien va être traité prochainement, je pense qu’on se paye ma tête ! Site à déconseiller fortement. Le tribunal de recours est à Hong Kong. » Thierry, avis Trustpilot du 20 février 2026
Nos Colonnes lui a répondu publiquement, se disant « sincèrement désolé » et assurant que le dossier serait « vérifié en priorité ».
54 appels sans réponse en dix jours

Pascal raconte une mésaventure plus troublante encore. Sa commande n°42533 n’étant toujours pas expédiée, il en demande l’annulation et le remboursement. Il reçoit un mail de confirmation automatique — puis son colis part quand même, quatre jours plus tard, malgré sa demande explicite :
« J’attends toujours le remboursement et j’en suis, en dix jours, à 54 appels (oui, 54 !) sur leur ligne téléphonique qui ne répond jamais (probablement fictive, je suppose). Depuis, aucune réponse aux mails nombreux. Je découvre que l’entreprise est à Hong Kong et la banque également en Asie. Organiser ainsi le fait d’être injoignable est une stratégie qui laisse assez peu de doutes. Je pense contester la transaction à ma banque et déposer un signalement. » Pascal, avis Trustpilot du 10 février 2026, titré « Méthodes inquiétantes »
Une commande attendue pour une cérémonie, jamais reçue
Alain Evrard, client de longue date (six avis à son actif, ce qui exclut le profil du client isolé et mécontent par principe), espérait recevoir sa commande à temps pour sa réception au 14e degré :
« Au bout d’un mois, commande non reçue (délai 5 jours indiqué !). Le téléphone ne répond jamais et la réponse aux mails est celle d’une non intelligence artificielle qui ne répond pas aux questions posées, du genre « nous faisons l’impossible ». Au final, pas de décors reçus pour ma réception au 14e. À fuir. » Alain Evrard, avis Trustpilot du 25 mars 2026

D’autres témoignages, recueillis sur des plateformes de signalement de fraudes en ligne (ScamDoc, FranceVerif), racontent des histoires très similaires, à quelques semaines d’intervalle les unes des autres :
« Commande #46636 passée il y a plus d’un mois, et à ce jour, je n’ai toujours rien reçu. J’ai demandé à plusieurs reprises l’annulation de ma commande ainsi que son remboursement par mail. Aucune réponse. Il est important de savoir que l’entreprise est basée à Hong Kong, ce qui n’est, selon moi, pas mis suffisamment en évidence. » Arthur F., avis du 7 juillet 2026
« Une étoile car zéro est impossible. Commande passée il y a un mois, toujours pas reçue. Impossibilité de joindre une personne au téléphone ! On me promet une livraison en cinq jours, puis entre le 9 et le 16 mars. Et ce matin, nouveauté sur le site : ma commande a été purement et simplement annulée. On ne répond même pas aux e-mails envoyés, et je ne suis même pas remboursé. Heureusement payée via PayPal. C’est une honte. À fuir à tout prix. » Pierre83, avis du 11 mars 2026
Le même motif revient, avis après avis, sur près d’un an et demi : produits présentés comme disponibles alors qu’ils ne le sont pas, délais de livraison annoncés de trois à cinq jours régulièrement démentis par les faits, standard téléphonique injoignable, et surtout l’absence quasi systématique de remboursement spontané en cas d’annulation, qui contraint le client à multiplier les relances, parfois pendant des mois.
Un diagnostic contradictoire des outils de vérification

Notre enquête nous a conduits à interroger deux outils automatisés de notation de la fiabilité des sites marchands, avec des résultats déroutants. Le service ScamDoc attribue à nos-colonnes.com un score de confiance de 97 %, qualifié d’« Excellent », en s’appuyant sur des critères techniques (ancienneté du nom de domaine, certificat de sécurité, trafic). À l’inverse, le service FranceVerif+ (WebVerif) dresse un « bilan très négatif », relevant l’absence d’informations légales visibles, l’absence de numéro de TVA perceptible et des alertes liées à des pratiques de dropshipping.
L’écart est révélateur des limites de ces outils, qui analysent des signaux techniques mais ignorent largement l’expérience réelle des clients. Le paradoxe est manifeste sur ScamDoc lui-même : sous son score algorithmique de 97 %, les avis d’internautes laissés sur la même page affichent une moyenne de 1,3 sur 5, avec des témoignages allant tous dans le même sens — commandes non honorées, standard téléphonique muet, remboursements fantômes. Nous avons donc choisi, pour cette enquête, de nous appuyer avant tout sur les témoignages vérifiables (avis datés, réponses publiques de l’entreprise, courriers de lecteurs) plutôt que sur des scores automatisés qui se contredisent.
Ce que nos lecteurs et nos sources nous ont confié

Les avis publics ne sont que la partie visible. Depuis le printemps, plusieurs lecteurs de 450.fm nous ont écrit directement pour nous faire part de commandes de décors ou de bijoux non livrées, parfois plusieurs mois après leur passation, sans nouvelle de la boutique. D’autres nous ont fait part d’annulations pour lesquelles le remboursement promis ne s’est jamais concrétisé, les contraignant, pour certains, à engager une procédure de contestation bancaire faute de réponse de l’enseigne.
Notre rédaction est également entrée en contact, sous couvert d’anonymat, avec plusieurs fournisseurs ayant travaillé avec Nos Colonnes. Tous décrivent des délais de paiement de factures qui se sont sensiblement allongés au cours des derniers mois, sans explication satisfaisante de la part de l’entreprise. Ces témoignages, obtenus de manière indépendante les uns des autres, convergent avec le tableau qui se dégage des avis clients : celui d’une structure dont la trésorerie, ou à tout le moins l’organisation, semble s’être dégradée sur la période récente.
Une cession qui interroge : anatomie d’un montage à Hong Kong

Nos Colonnes n’a jamais été, juridiquement, une société française. La boutique est exploitée par une entité enregistrée à Hong Kong, VKO PARTNERS LIMITED, domiciliée Unit 1603, 16th Floor, The L. Plaza, 367-375 Queen’s Road Central, Sheung Wan — une adresse de domiciliation partagée par un grand nombre de sociétés-écrans opérant depuis le territoire hongkongais. Selon les mentions figurant sur le site, la société serait dirigée depuis Bangkok. Or l’unique centre logistique physique de l’entreprise, d’où partent effectivement les colis, se trouve à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis.
Ce montage n’est pas en soi illégal. Il pose en revanche une question simple, et centrale pour tout consommateur français : alors que la totalité de l’activité commerciale concrète — stockage, expédition, clientèle — se déroule sur le territoire français, la société n’affiche aucun numéro SIRET et ne semble pas collecter la TVA, contrairement à ce qu’impose la réglementation pour toute vente à des consommateurs français. Une situation qui, si elle était confirmée par les services fiscaux, placerait Nos Colonnes en délicatesse avec le droit français, tout en la mettant en position de concurrence déloyale vis-à-vis des artisans et boutiques françaises de décors maçonniques qui, eux, s’acquittent de leurs obligations.
C’est dans ce contexte qu’intervient, au 1er juin 2026, l’annonce d’une cession de l’entreprise. Selon nos informations, l’ambiance interne s’était pourtant dégradée dès janvier 2026 : un projet de site dédié au marché britannique, pourtant prêt à être lancé, est brutalement suspendu ; les réunions hebdomadaires avec les collaborateurs, jusque-là régulières, s’espacent puis cessent ; fin mars, la responsable marketing quitte l’entreprise sans explication ; fin avril, l’informaticien et l’une des trois assistantes du service client sont remerciés.
Le 1er juin, les collaborateurs restants sont informés que l’entreprise vient d’être vendue à des repreneurs « souhaitant rester anonymes », qui ne comptent conserver aucune des équipes en place. Les nouvelles mentions légales publiées sur le site indiquent alors que Nos Colonnes appartient désormais à Venture Global Ecom Limited, domiciliée au 148 Des Vœux Road Central, à Hong Kong — une adresse qui, selon notre enquête, correspondait déjà à des mentions internes présentes sur certaines fiches produits du site avant même l’annonce de la cession. Un rapprochement des identifiants fiscaux (BRN) montre que cette nouvelle structure partage le même numéro d’identification que VKO Partners Limited, la société venderesse.
Interrogés sur ce point, les représentants de Nos Colonnes ont opposé une dénégation qualifiée de « molle » par notre source interne, sans jamais consentir à révéler l’identité du prétendu repreneur. Quelques semaines plus tard, les mentions légales du site ont de nouveau changé : la société venderesse reste VKO Partners Limited (qui continue, selon le nouveau texte, à « encaisser les commandes » pendant une période de transition), tandis que l’éditeur du site et titulaire de la marque devient une troisième entité, Ecom Ventures Ltd, domiciliée à la même adresse que VKO Partners et dotée, cette fois, d’un identifiant fiscal distinct — ce qui ne permet plus le rapprochement automatique opéré précédemment.
Nous n’affirmons pas que cette succession rapide de structures relève d’une manœuvre délibérée : l’identité des dirigeants d’Ecom Ventures Ltd n’est pas librement accessible et ne pourrait être obtenue qu’au prix d’une démarche payante auprès du registre du commerce de Hong Kong, que nous n’avons pas engagée à ce stade. Nous constatons seulement des faits : une adresse commune, une dénomination sociale qui fait écho à celle de la structure précédemment identifiée, et un empressement à corriger, dans les jours suivant nos questions, le seul indice qui permettait un rapprochement documenté entre l’ancienne et la nouvelle structure.
Le témoignage d’un ancien collaborateur

Pour comprendre ce qui s’est joué en interne, 450.fm a recueilli le témoignage détaillé d’un ancien collaborateur indépendant de Nos Colonnes, frère franc-maçon ayant appartenu à la même loge, à Bangkok, que l’un des trois associés de l’entreprise. Conformément à l’usage de notre publication et à la demande de notre source, les prénoms des trois associés sont ici rendus sous forme d’initiales maçonniques : Vin∴ pour le principal interlocuteur de notre témoin, Kev∴, associé suisse basé lui aussi à Bangkok, et Osc∴, associé français basé en région parisienne. Les propos ci-dessous n’engagent que leur auteur, qui les livre à la fois comme témoin direct des événements et, sur certains points qu’il signale explicitement, comme une simple opinion personnelle qu’il ne peut étayer par des preuves.
Un rôle de fond, rédactionnel
Notre témoin explique avoir été sollicité par Vin∴ pour rédiger des articles, avant de devenir, du fait de sa connaissance des différents rites maçonniques, une sorte de consultant chargé d’enrichir le catalogue de produits — notamment des décors liés à des pratiques moins connus en France, comme les Side Degrees anglo-saxons ou le rite suédois. « Prestataire indépendant, je n’étais en rien concerné par la politique commerciale et les aspects financiers », précise-t-il, ajoutant ne pas s’être préoccupé, à l’époque, d’éventuelles questions juridiques comme celle de la TVA.

Il dit être « tombé des nues » en découvrant, récemment, la réputation dégradée de Nos Colonnes dans le milieu des vendeurs de décors maçonniques. Il rapporte que deux acteurs du marché, indépendamment l’un de l’autre, lui ont confié avoir entendu certains menacer de « casser les deux jambes » aux trois associés s’ils venaient à les croiser — une rumeur que nous n’avons pu ni vérifier ni faire remonter à sa source première, mais que notre témoin cite comme révélatrice du degré d’exaspération atteint chez certains professionnels du secteur. Il indique lui-même subir aujourd’hui les conséquences de cette réputation, disant peiner à trouver de nouveaux partenaires du fait de son association passée avec l’entreprise.
Le récit d’un basculement
Le récit que nous livre notre témoin de la chronologie interne — suspension du projet britannique, raréfaction des échanges, départs successifs de collaborateurs, puis annonce d’une cession à un repreneur resté anonyme — recoupe et précise les éléments exposés plus haut. Ses prestations ont pris fin le 30 juin. Restait la question de ses articles : leur collaboration ayant toujours reposé sur la confiance, sans contrat écrit, il n’avait jamais cédé les droits d’auteur sur ses textes, sans que la question de leur transmission à un éventuel tiers repreneur n’ait jamais été abordée. « Quand j’ai essayé d’aborder cette question avec eux, je me suis heurté à un refus d’entrer en matière catégorique », relate-t-il.
C’est en cherchant à en savoir plus sur l’identité du repreneur qu’il dit avoir mis au jour le rapprochement entre Venture Global Ecom Limited et VKO Partners Limited décrit plus haut. « Je les ai immédiatement confrontés sur cette question. Molle dénégation. […] Depuis, ils ne répondent plus à mes messages », écrit-il, avant de constater, quelques jours plus tard seulement, la nouvelle modification des mentions légales du site. « Là je te livre mon impression et mon interprétation, précise-t-il lui-même : ils auraient été effrayés par mon dernier message et auraient réalisé que j’avais découvert la supercherie […]. Je ne peux pas le prouver, mais les indices convergent réellement. » Sur les raisons profondes de cette valse de structures, il ne formule là aussi qu’une hypothèse, sans certitude : un éventuel signalement aux services fiscaux français pour contournement de la TVA, qui aurait poussé les associés à rechercher l’anonymat.
Sur les plaintes des clients : « l’arbre qui cache la forêt »
Sur la question des retards de livraison et des remboursements, qui constitue le cœur des signalements reçus par notre rédaction, notre témoin apporte un éclairage nuancé. Il confirme que le sujet revenait « de manière récurrente » dans les visioconférences hebdomadaires de l’équipe, et que la direction avait « tendance à le minimiser ». Il reconnaît toutefois une circonstance atténuante réelle : la difficulté, bien documentée par ailleurs dans le secteur, de travailler avec des fournisseurs pakistanais peu fiables sur les délais. Il estime cependant que l’entreprise aurait pu limiter les dégâts en indiquant clairement, sur chaque fiche produit, la disponibilité réelle de l’article — une mesure qu’il dit avoir lui-même préconisée, et c’est seulement l’année précédente que cela a été fait. La mesure n’aurait finalement été adoptée que trop tardivement pour enrayer la vague de mécontentement. « Ce n’est qu’une partie d’une entreprise dirigée par des gens sans grande probité », conclut-il sur ce point — une appréciation qu’il présente lui-même explicitement comme un avis personnel.
Une note personnelle
Notre témoin termine son récit sur un registre plus intime, qu’il nous a paru juste de restituer tel quel, en le distinguant clairement, comme il le fait lui-même, du constat factuel qui précède : « Vin∴, je le connaissais plutôt bien. On avait fondé une loge ensemble […]. Je n’ai jamais eu de problème personnel avec lui. Osc∴ m’apparaissait comme le gars en or. […] Je suis très déçu de constater qu’ils étaient peut-être différents de ce que j’avais perçu et cela me peine. »
Note de la rédaction — Ce témoignage engage son seul auteur. Les éléments présentés comme des faits vérifiés (mentions légales, identifiants fiscaux, dates, chronologie des départs) ont été recoupés, dans la mesure du possible, avec les archives publiques du site et d’autres sources. Les éléments présentés comme des impressions, des hypothèses ou des opinions personnelles — y compris la rumeur relative à des menaces, non vérifiée — sont explicitement identifiés comme tels et ne sauraient être lus comme des faits établis.
La version de Nos Colonnes
450.fm a sollicité par téléphone Nos Colonnes afin de recueillir sa version des faits sur l’ensemble des points évoqués dans cette enquête : les retards de livraison et de remboursement documentés par les avis clients, les difficultés de paiement rapportées par plusieurs fournisseurs, la structure de l’entreprise à Hong Kong et l’absence apparente de numéro SIRET, ainsi que les circonstances exactes de la cession du 1er juin 2026 et l’identité du ou des repreneurs.
Individuellement les 3 associés fondateurs ont répondu. Un des trois, Osc∴ est sur le départ et change totalement de vie. Kev∴ Le second ne s’est pas exprimé sur ses projets et nous a renvoyé vers : Vin∴ qui est aujourd’hui installé en Thaïlande. Ce dernier nous a confirmé que tout allait bien, la société traitait les demandes et les litiges au fur et à mesure, bref, selon lui, pas plus de problèmes que chez « les fournisseurs de textiles du monde entier ».
Quel avenir pour Nos Colonnes ?
Reste une question, simple et lourde à la fois : qui dirige aujourd’hui Nos Colonnes ?

Quatre mois après une cession dont les contours demeurent assez flous, alors que deux des trois associés d’origine semblent rester aux commandes, selon notre enquête, associés à la nouvelle structure éditrice du site, des lecteurs de 450.fm attendent toujours leur commande, d’autres leur remboursement, et des fournisseurs leurs factures. Une opacité qui ne peut, à terme, que nourrir la défiance — non seulement envers cette enseigne en particulier, mais plus largement envers le commerce en ligne de décors maçonniques dans son ensemble.
Cette défiance est à l’exact opposé de l’harmonie que notre univers cherche, par nature, à cultiver entre frères et sœurs de toutes obédiences. Elle appelle, de la part de Nos Colonnes, davantage de transparence sur sa gouvernance réelle et sur le traitement des commandes en cours ; elle appelle aussi, de la part des obédiences et de leurs loges, une vigilance renouvelée avant de recommander une adresse à leurs membres.
En attendant d’y voir plus clair, 450.fm invite ses lecteurs ayant rencontré des difficultés similaires à témoigner dans les commentaires ci-dessous.
Méthodologie
Cette enquête s’appuie sur : les avis publics et datés laissés par des clients sur Trustpilot, ScamDoc et FranceVerif+ ; les mentions légales successives publiées sur nos-colonnes.com ; des courriers de lecteurs adressés directement à la rédaction ; des échanges avec plusieurs fournisseurs sous couvert d’anonymat ; et le témoignage circonstancié d’un ancien collaborateur indépendant de l’entreprise, dont les associés sont désignés par des initiales à sa demande. 450.fm sollicite Nos Colonnes pour toute mise au point ou réponse qu’elle souhaiterait voir publiée en complément de cette enquête.


