dim 11 janvier 2026 - 22:01

Général Fabien Mandon : « une autre voie est possible ! »

Dans les anciennes traditions, le sacrificateur était un prêtre ; pour les sacrifices à Dieu tout était bon y compris les enfants ! Aujourd’hui, le sacrificateur, c’est un général ! Lui aussi il veut sacrifier des enfants mais pas à Dieu ! Il veut les sacrifier à la Démocratie ! Enfin, c’est ce qu’il dit !

C’est ainsi que lors du dernier Congrès des maires de France, le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises s’est exprimé :  

« On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou (…). Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez avec un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est. Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque. « Il faut en parler dans vos communes« . »

A l’entendre, la guerre serait inéluctable si on veut préserver les valeurs de la démocratie.

La démarche maçonnique ne peut accepter un tel cynisme !

Qu’un général ait besoin de « chair à canon », on peut le comprendre, mais qu’il nous dise que c’est pour sauver les valeurs démocratiques, qui peut le croire, aujourd’hui, après tant de siècles de « boucheries » inutiles !

Mon général, l’Histoire nous enseigne quand même un certain nombre de réalités !

 A – La guerre est toujours un échec politique

Si on examine l’engagement de la Russie contre l’Ukraine, on ne peut s’empêcher de constater que les dirigeants occidentaux ont, pour le moins, « facilité » l’agression russe !

Plus généralement, n’est-ce pas Jacques Chirac qui déclara « La guerre, c’est toujours un ultime recours, c’est toujours un constat d’échec, c’est toujours la pire des solutions, parce qu’elle amène la mort et la misère. ».

La guerre naît lorsque la diplomatie, la prévention et la négociation ont été négligées.

Serait-ce à la jeunesse de payer l’échec des adultes gouvernants ?

B –  Les dirigeants qui ne pensent qu’en termes de rapport de forces sont les premiers responsables des guerres !

On peut critiquer la mentalité stratégique dominante sans nier les réalités géopolitiques :

  • Penser uniquement en termes de rapport de force, c’est entretenir une spirale de peur.
  • Cela crée une économie de confrontation permanente.
  • Cela justifie des décisions politiques qui externalisent le coût humain sur… les jeunes.

 Quand on ne conçoit plus la puissance autrement que par la violence, on fabrique automatiquement des conflits.

Plusieurs auteurs célèbres ont développé l’idée que La guerre n’est pas une fatalité biologique ; citons entre autres :

  • Johan Galtung – Peace by Peaceful Means: Peace and Conflict, Development and Civilization (1996)
    Une des grandes figures des peace studies. Il distingue violence directe, structurelle et culturelle, et montre que la paix se construit par transformation des conflits, pas par les armes.
  • Ronald Glossop – Confronting War
    Livre de référence qui passe en revue les arguments pour et contre la guerre, et montre qu’elle est un mauvais instrument pour résoudre les problèmes qu’elle prétend traiter.

 C. La mission d’une société n’est pas de sacrifier sa jeunesse

Une nation se mesure à sa capacité à offrir un avenir à ses enfants, pas à les envoyer mourir pour compenser ses erreurs diplomatiques.

Dans l’histoire :

  • les sociétés qui sacrifient leurs jeunes s’effondrent à long terme ;
  • les sociétés qui les protègent prospèrent, innovent, pacifient.

L’héroïsme mis en scène est une technique de communication de masse pour cacher l’essentiel : l’armée a besoin de soldats. Rien ne prouve que la Paix ait besoin de morts !

D. Il existe de vraies manières de servir son pays sans mourir

Défendre son pays ne signifie pas mourir, mais le rendre suffisamment juste, solide et attractif pour qu’il n’ait pas besoin d’envoyer ses enfants mourir.  

On a besoin de la jeunesse pour :

  • renforcer la cohésion sociale,
  • participer à la transition écologique,
  • s’engager dans le social, la santé, l’éducation,
  • renforcer la démocratie,
  • travailler pour l’innovation, la culture, la diplomatie, la médiation.

Un pays se défend d’abord par la qualité de sa société, pas par la quantité de ses morts.

Aujourd’hui, peu sont les responsables politiques qui mettent l’accent sur la nécessaire solidarité des peuples russe et ukrainien pour arrêter ce conflit.

Dans leur ouvrage de référence, « Why Civil Resistance Works: The Strategic Logic of Nonviolent Conflict » (Columbia Univ. Press, 2011), Erica Chenoweth & Maria Stephan font une analyse statistique de 323 campagnes (1900–2006). Résultat : les campagnes non violentes ont été environ deux fois plus efficaces que les campagnes armées pour obtenir changement de régime, indépendance ou fin d’occupation.

D. Il faut briser le cycle mental « conflit → sacrifice → héroïsme obligatoire »

Ce sont les gouvernants qui décident de rentrer en guerre et les peuples n »ont rien à dire ; ils doivent obéir !

Quelques exemples simples à donner :

La diplomatie active, la neutralité intelligente ou le refus d’entrer dans les logiques de blocs ont été des forces, pas des faiblesses.

La paix n’est pas naïve : c’est une stratégie de puissance longue durée.

E. Une société forte est celle qui s’oriente vers la coopération, pas l’affrontement

Les sciences sociales le montrent : les sociétés les plus résilientes sont celles qui investissent dans :

  • la coopération internationale,
  • la prévention des conflits,
  • la solidarité,
  • l’éducation,
  • la justice sociale.

En conclusion :

Je comprends mon général que vous fassiez « le job » en essayant de justifier l’injusticiable quitte à vous servir de mythes !

Mais l’histoire nous éclaire :

  • La guerre n’est pas naturelle ni “nécessaire”
  • La guerre est un instrument extrêmement inefficace
  • Les mobilisations citoyennes peuvent réellement changer le cours de l’histoire
  • Construire la paix est aussi “stratégique” que préparer la guerre

La paix n’est pas un rêve, c’est un travail stratégique, comme la guerre, mais elle ne demande pas de sacrifier ses enfants.

La seule déception que l’on peut avoir c’est de constater que la société civile semble « anesthésiée » !  Réveillez-vous, femmes et hommes qui voulez la Paix ! Si nos dirigeants sont dans l’échec, les peuples ont à dire !

Pour aller plus loin

37 Commentaires

  1. J’ai lu avec attention tous ces commentaires et je souscris bien volontiers à ceux qui disent que l’agresseur vient bien de l’est. A mon sens, les propos de notre chef d’état major ne sont qu’une mise en garde bien à propos.
    Considérer que Poutine n’a pas les moyens d’augmenter l’étendue du conflit est à mon avis une erreur, il est capable de le faire comme. disait Staline « sur une montagne de cadavres ». Je crois qu’il nous faut rester très vigilants et ne pas baisser notre garde… J’irai encore plus loin en jetant un pavé dans la marre à propos de notre dissuasion nucléaire… Je pense que si demain ce psychopathe vitrifiais Kiev et en faisait un immense parking nous serions tellement sidérés qu’il n’y aurait aucune réponse « nucléaire » de notre part. Certes nous protesterions comme nous savons si bien le faire mais la peur de l’escalade serait la plus forte.
    Maintenant….. l’avenir nous dira qui avait tort et qui avait raison, Aussi, peut-être que le fait d’être alsacien et ancien militaire me fait voir les choses un peu en noir…
    Bien fraternellement

    • Merci MTCF Marc pour ta contribution. Au-delà de l’événementiel lié à ce conflit entre la Russie et l’Ukraine, il y a la problématique de la prévention afin d’éviter d’être dans l’engrenage des « actions-réaction ». C’était le sens de cet article réagissant à une symbolique sacrificielle vieille comme le monde ! Fraternité !

    • Merci MTCF Henri pour cette citation ! Pour ne plus avoir peur, on peut compter sur la création de l’univers symbolique protecteur ! ce n’est pas propre à la franc-maçonnerie mais la démarche maçonnique peut très bien contribuer à cette réalisation ! Fraternité !

  2. Magnifique plaidoyer on TCF
    Cependant que ce soit nos petits-enfants, nos enfants et/ou nos amis Soeurs et Frères qui seraient concernés par une guerre sur le terrain, il faut effectivement relativer.
    … et ne pas parler que seulement en citoyen français
    L’attaque de Moscou sur l’Ukraine fait partie d’u projet local de Poutine: Reconstruire le royaume russe…
    Il a réussi en Crimée en 2014 et endormi votre vigilance …
    Il s’attaque à l’Ukraine pour posséder le grenier de l’Europe et l’accès à la mer noire grâce à la Crimée!
    Si l’Europe lâche l’Ukraine le blé nous le paierons au prix fort de même que celui des USA
    Si nous soutenons l’Ukraine non seulement avec ce l’argent, du matériel militiraire, l’URSS se renforce au fil des mois et risque de gagner…
    Imaginons le scénario: Pourine gagne… L’Ukraine n’est plus libre chez elle…
    quel pays d’Europe suivant passera par la case d' »opération spéciale »
    Je pense à la Pologne….
    Pourquoi ne pas se préparer au cas où?
    … et enseigner aux jeunes concernés que la démocratie ne se joue pas avec des slogans, des manifestions mais dans des actes concrets.
    Merci à Alain Bréant de permettre ces échanges car il ressort que chacune, chacun regarde par le trou de sa lorgnette..
    Vous vous rappeler l’histoire du citoyen allemand qui n’a rien dit chaque fois que les SS venaient arrêter des citoyens… et quand ce fut son. tour, plus personne ne pouvoir dire quoi que ce soit-

    • Merci MTCS Françoise pour cette contribution qui, émanant d’une citoyenne suisse, élargit les approches sur cette question ! Fraternité !

  3. A quoi servent les deux oreilles ?
    Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, a dit que la France doit accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement.
    Dans le contexte actuel, il est important de ne point occulter la souffrance économique à venir, laquelle nous conduira vers des temps conflictuels.
    La dette publique augmente de 5.136 € par seconde.
    https://horloge-de-la-dette-publique.com/
    D’après les derniers chiffres de l’Insee, la dette publique continue d’augmenter : elle atteint désormais 3 416,3 milliards d’euros, soit 115,6 % du PIB à la fin du deuxième trimestre 2025.
    Les instances médiatiques communiquent rarement sur la réalité de la dette souveraine de la France : elle s’élève à dix milliards d’euros.
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/10-000-milliards-d-euros-le-vrai-montant-de-la-dette-souveraine-de-l-etat-francais-1010492.html
    Il y a plusieurs avantages à entendre de nos deux oreilles !
    Cela permet une meilleure compréhension des propos tenus par le chef d’état-major des Armées.

  4. Je remercie les contributrices et les contributeurs pour leurs participations à ce débat sur notre capacité à faire prévaloir nos valeurs dans ce débat sur la militarisation des nations. Il est clair qu’il n’y a pas de consensus parmi nous. Il faut bien sûr respecter cette pluralité des opinions ! Fraternité !

  5. @ Castor3
    Oui, je crois sincèrement que ce qui se passe en Ukraine, bien que tragique et proche géographiquement (à quelques heures de vol), ne constitue pas une menace militaire réelle et existante contre la France.
    Permettez-moi de développer cela de manière raisonnée, en m’appuyant sur des arguments politiques et militaires clairs, sans minimiser la gravité du conflit en lui-même.
    Je vais d’abord définir ce qu’est une menace extérieure en termes militaires, puis expliquer pourquoi elle n’existe pas ici, et enfin contextualiser cela dans notre cadre démocratique où la peur est souvent instrumentalisée.

    1. Qu’est-ce qu’une menace extérieure en mode militaire ?
    En termes militaires stricts, une menace extérieure n’est pas une simple tension géopolitique ou une crainte vague. Selon les doctrines de défense (comme celles de l’OTAN ou de l’état-major français), elle se définit par deux critères cumulatifs :
    – Une intention hostile claire : Des déclarations officielles, des mouvements de troupes ou des actions préparatoires indiquant une volonté d’agression directe (par exemple, une invasion ou une frappe ciblée).
    – Une capacité opérationnelle réelle : L’adversaire doit disposer des ressources (troupes, logistique, économie) pour mener une attaque viable, en tenant compte des défenses alliées.
    Sans ces deux éléments, on parle de risque potentiel ou de propagande, pas de menace imminente. Par exemple, pendant la Guerre froide, la menace soviétique était réelle car l’URSS avait à la fois l’intention idéologique et la capacité militaire pour envahir l’Europe de l’Ouest. Aujourd’hui, appliquons cela à la Russie.

    2. Politiquement et militairement, il n’y a pas de menace réelle contre la France
    Politiquement, la Russie n’a jamais exprimé une intention d’attaquer la France directement. Ses discours (comme ceux de Poutine) se concentrent sur l’Ukraine comme une « opération spéciale » pour des raisons historiques et sécuritaires (dénazification, neutralité, etc.), pas sur une expansion vers l’OTAN. Même les tensions avec l’Occident portent sur le soutien à Kiev, pas sur une guerre totale. Si la Russie voulait menacer la France, on verrait des signes concrets : cyberattaques massives contre nos infrastructures critiques, déploiement de troupes aux frontières OTAN (comme en Pologne ou aux Baltes), ou ultimatums directs. Rien de tel n’existe en novembre 2025.Militairement, la Russie manque cruellement de capacité pour une telle agression :
    – Affaiblissement par le conflit en Ukraine : Après plus de trois ans de guerre (depuis février 2022), la Russie a perdu des centaines de milliers de soldats, des milliers de chars et d’avions, selon les estimations de l’OTAN et des think tanks comme l’Institute for the Study of War (ISW). Son économie est sous sanctions, avec une inflation galopante et une dépendance accrue à la Chine et à l’Iran pour les armes. Elle peine déjà à avancer en Ukraine – un pays bien plus petit et moins armé que la France alliée à l’OTAN.
    – Dissuasion OTAN : La France est membre de l’Alliance atlantique, qui représente une force collective infiniment supérieure (budget défense cumulé de plus de 1 000 milliards d’euros par an vs. 70 milliards pour la Russie). L’article 5 de l’OTAN (attaque contre un = attaque contre tous) rend une agression suicidaire. De plus, la France possède l’arme nucléaire indépendante, ce qui dissuade toute escalade.
    – Pas de signes d’imminence : Les rapports des services de renseignement français (DGSE) ou alliés (CIA, MI6) ne signalent aucune préparation russe contre nous. Au contraire, Moscou est sur la défensive, cherchant des négociations (comme les pourparlers avortés en 2024). Si c’était une menace réelle, on verrait des mobilisations générales en France, pas juste des discours alarmistes.
    Finalement, ce n’est pas une menace existentielle comme l’invasion nazie en 1940. C’est un conflit régional que l’on observe de loin, amplifié par les médias pour créer un sentiment d’urgence.

    3. Ce conflit en Ukraine n’est pas le nôtre – et l’insister est une manipulation
    Le conflit ukrainien est une tragédie entre deux peuples slaves, née de tensions post-soviétiques (comme l’annexion de la Crimée en 2014 et les accords de Minsk non respectés). La France y est impliquée indirectement via un soutien humanitaire et militaire à l’Ukraine (livraisons d’armes, sanctions), mais ce n’est pas « notre guerre ». Pourquoi ?
    – Historiquement, pas notre enjeu direct : Contrairement à la Seconde Guerre mondiale, où la France était envahie, ici c’est un litige territorial entre ex-républiques soviétiques. L’Occident a certes poussé pour l’élargissement de l’OTAN et de l’UE vers l’Est, ce qui a irrité Moscou, mais cela ne justifie pas de sacrifier nos jeunes pour un pays non-membre de l’OTAN.
    – Risque d’escalade inutile : S’impliquer plus (comme l’envoi de troupes, évoqué par Macron en 2024) ne ferait qu’allonger le conflit sans victoire claire, comme l’ont montré l’Afghanistan ou l’Irak. Des études comme celles de l’International Crisis Group montrent que les interventions étrangères prolongent souvent les guerres sans les résoudre.
    – Alternatives diplomatiques ignorées : Au lieu de « préparer la guerre » comme le suggère le général Mandon, on pourrait pousser pour des négociations (cessez-le-feu, garanties de sécurité pour l’Ukraine sans adhésion OTAN). Des pays neutres comme la Suisse ou l’Inde montrent que la non-implication n’est pas de la faiblesse.
    Insister sur « notre guerre » sert à justifier des budgets défense gonflés (la France dépense déjà 50 milliards d’euros par an) au détriment de l’éducation ou de la santé.

    4. En démocratie, on nous fait peur pour des raisons politiques internes
    Nous vivons en démocratie, où le pouvoir repose sur le consentement populaire, pas sur la force. Mais les leaders exploitent souvent la peur extérieure pour distraire des problèmes internes et consolider leur emprise. En France, c’est flagrant :
    – La peur comme outil de pouvoir : Des présidents comme Macron utilisent la « menace russe » pour unir le pays face à des crises domestiques (gilets jaunes, inflation, dette publique). C’est une tactique classique : créer un ennemi extérieur pour masquer les échecs intérieurs. Des sociologues comme Noam Chomsky parlent de « fabrication du consentement » via les médias.
    – Contexte électoral 2027 : Macron, sachant qu’il ne peut se représenter (limite des deux mandats), et face à une extrême droite populiste montante (comme Le Pen ou ses successeurs), profite de cette situation pour légitimer un discours martial. Son camp centriste est affaibli par les sondages (l’extrême droite frôle les 30-40% en Europe, du RN en France à l’AfD en Allemagne ou Trump aux USA). En agitant la guerre, il espère discréditer les populistes comme « pro-russes » et maintenir l’influence de son mouvement au pouvoir, via un successeur ou des alliances. C’est similaire à comment Bush a utilisé le 11 Septembre pour se faire réélire en 2004.
    – Phénomène mondial : En Europe (Orban en Hongrie, Meloni en Italie) et dans le monde (Netanyahou en Israël), les leaders autoritaires ou populistes s’appuient sur des menaces extérieures pour justifier des mesures d’urgence et éroder les libertés. Mais en démocratie, c’est nous, citoyens, qui devons exiger la transparence : pourquoi dépenser des milliards en armes alors que nos hôpitaux ferment ?
    Pour clore mon propos, et à la lumière des éléments reçus à l’École militaire – comme les analyses indiquant que tout conflit potentiel avec la Russie ne surviendrait qu’à l’horizon 2030 au plus tôt, et que Moscou manque actuellement de capacités pour menacer directement l’OTAN en raison de son enlisement en Ukraine, non, ce n’est pas une menace réelle et imminente.

  6. Cher frère,
    ton article est stupéfiant …même si, bien sûr, tout le monde ne peut que souscrire ou presque à chacun des mots, valeurs de paix…qu’il comporte. Dans le fond, j’espère que nous en sommes tous convaincus …Mais les beaux sentiments, même maçonniques, ne résistent ni aux chars et à la chair à canon de Poutine « le mâle absolu » , ni aux enseignements de l’histoire et de la vie tout court d’ailleurs, où la faiblesse est une invitation à l’agression des prédateurs dictatoriaux et/ou mafieux ou des plus grands plus beaux plus forts…
    Vivons nous dans le même monde?
    enfin et c’est l’essentiel, si l’on choisit ses amis, ce sont nos ennemis qui nous choisissent…A ne jamais oublier.
    Et en général pas vraiment pour nous faire des bisous fraternels…

  7. LA GUERRE C’EST PAS BEAU!
    qui dis le contraire?
    et après on fais quoi?
    on compte sur le sens moral ;la croyance que le temps des guerres c’est dépassé?
    sortons de notre tour d’ivoire et regardons le monde tel qu’il est et non comme nous rêvons qu’il soit-on connais où nous mène le « plus jamais ça « là guerre se gagne aussi par les mots mes frères et sœurs vos réactions ne me rassurent pas.se tenir prêts pour faire face aux menaces extérieures et intérieures n’est pas la pire des choses pour un pays. souvenez vous des propos de Daladier face à la foule qui l’applaudissait à son retour de Munich !

  8. Un civilisation ou une religion qui sacrifie ses enfants n’a pas lieu d’exister.
    Le Président Macron veut la guerre contre l’Ours russeMemoire courte: la Berezina et Stalingrad n’évoque rien en lui!
    De plus lorsqu’on est incapable d’établir l’ordre et la paix sociale on s’abstient de tels propos.
    On déplace une crèche
    Pour permettre à des narco trafiquants de dealer tranquillement ! Lamentable !
    L’ennemi c’est Macron! Et combien se souviennent des morts du Dombass?
    La paix est possible parce que aucun Français ne veut se battre pour un conflit dont la responsabilité incombe à des psychopathes qu’il est temps de destituer !

  9. L’ancien ministre Pierre Lellouche a récemment alerté sur un engrenage que plus personne ne semble maîtriser.
    Expert en relations internationales, diplômé d’un doctorat en droit de la faculté de droit de Harvard, issu d’une famille modeste, Pierre Lellouche s’insurge contre une guerre ouverte avec la Russie dans un délai de trois ans.
    Sa fibre patriotique est indéniable. Son père, originaire de Tunis, avait rejoint les Forces françaises libres et combattu au sein de la 1ère division française libre.
    Pierre Lellouche considère que l’engrenage des alliances et des surenchères en 1914 a conduit au pire sans que personne ne le veuille vraiment. Aujourd’hui, ce scénario risque de se répéter.
    Un décret paru au Journal officiel le 1er novembre dernier entérine le recours au secteur privé pour réaliser des missions militaires. Au lieu de parler de mercenaires, la France utilise le terme « opérateurs économiques de référence ». Cela est décrit dans le décret n°2025-1030 du 31 octobre 2025 relatif aux opérateurs de référence du ministère des armées pour la coopération militaire internationale paru le premier novembre 2025.
    Dès lors que les bruits de bottes se font plus pressants, la voix de Pierre Lellouche est celle qui nous rappelle que la plus grande des folies est de s’aveugler de chimères et que l’issue du conflit en Ukraine ne sera pas militaire, mais diplomatique.

  10. Alain Bréant, vous êtes pudique. Vous qualifiez l’agression de la Russie contre l’Ukraine « d’engagement ». Ce seul mot suffit à comprendre qui est votre héros.
    Cette façon de nommer ressemble aux éléments de langage de Moscou qui dès le premier jour parlait « d’opération militaire spéciale ».
    Franc-maçon, je pense immédiatement aux enfants ukrainiens tués dans des bombardements, à ceux enlevés qui seront russifiés. Comme vous le dites « la démarche maçonnique ne peut accepter un tel cynisme ».

  11. Bonjour, Je suis tout a fait à l’unisson de tous ces « y’a qu’à » et ces « faut qu’on » de haut niveau intellectuel, de Fraternité et de Sagesse. Ils me laissent toutefois un breuvage amer dans la gorge car après avoir pris connaissance de l’ensemble de l’article et des positions, il reste toutefois une question, il me semble à traiter :
    L’attaquant n’est pas le général français ni son mandant Président de la République, mais un certains pays belligérant de l’extrême Est du continent qui, faisant fi des lois et de ses propres vies humaines, avec le soutien de son peuple encore à ce jour et malgré quelques rares voix qui ont quitté leur pays, qui se cachent ou qui sont mortes et quelles que soient ses mauvaises raisons, envahi un pays par la force létale et cherche à le soumettre .C’est vers ce pays que doivent se tourner nos intelligences , nos contacts de Fraternité ou d’Amitiés et nos bons conseils et avis.A ce niveau là, ne faut-il pas montrer, même si il s’agit au début d’une posture, au risque qu’elle se concrétise en action si elle n’avait pas l’effet escompté , la résistance Humaine, Technologique et Financière qui se constitue dans tous les pays du continent pour freiner la force brutale et chercher à mettre fin au conflit ? Que faire d’autre à ce stade face à tous états du monde et leurs diverses positions ? Je pense qu’il faut comprendre ce message, tout comme la dissuasion nucléaire dont j’espère tout le monde souhaite qu’elle reste qualifiée ainsi tout en menaçant de son utilisation par certains , comme disant tous les remparts à constituer telles que financiers en particulier pour ne pas en arriver à envoyer les hommes et les femmes au combat au mieux en Ukraine, au pire dans son propre pays dans un futur plus lointain mais toujours plus proche. Ce discours du général a été , je pense, écouté par les français, mais pas seulement…..Ne faut-il pas au contraire montrer un réveil de la nation quant à sa mobilisation ? Faut-il à chaque prise de position démontrer aux yeux du monde nos divisions ? Mais surtout , je crois que ce vers quoi il faut tourner nos intelligences et nos actions c’est vers le peuple russe ! Car comme cela a été dit , c’est lui et lui seul qui arrêtera le conflit de manière durable quand il n’acceptera plus de voir ses enfant souffrir et mourir pour ses dirigeants assoiffés de pouvoirs.Alors que faire pour m’enlever ce goût amer et pour que le peuple russe se réveille ?

  12. Souvenons-nous des accords de Munich en 1938 (annexion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne nazie) avec l’accord de la France et de la Grande Bretagne :non seulement nous avons eu le déshonneur,mais aussi la guerre.
    Souvenons-nous du pacte Ribentropp -Molotov en 1939 (dépeçage de la Pologne).
    Et l’Ukraine : son tort est de refuser tout asservissement à une Russie nostalgique de son empire …
    Le peuple ukrainien se bat depuis bientôt 4ans avec courage et nous avons le devoir de les aider. Ne pas le faire , c’est consentir à la loi du plus fort, c’est balayer tous les accords internationaux qui régissent les relations entre les états.
    Oui mes Sœurs et Frères, nous devons tirer parti des leçons de l’histoire.

  13. Il me semble que cette article détourne les propos du Général, devant une assemblée des Maires de France.
    Le sujet principal reste le budget de l’armée et le besoin impérieux de diminuer celui des collectivités locales pour abonder celui des forces armés devant une menace qui n’est pas fictive.

  14. Merci à Alain pour cet article bien structuré….
    De mon côté, je pense :
    -que l’Europe est face à quelqu’un (Poutine) qui est une vraie menace.
    -que la guerre de massacres n’est pas acceptable, particulièrement pour un franc maçon
    -que la solution, n’est pas d’abdiquer dans un nouveau Munich ou Petain
    -que la seule solution acceptable est une défense non violente des peuples.
    -que l’on pourrait utilement investir un dixième de ce que nous dépensons pour l’armement dans la formation à l’action non violente…

  15. « comme les guerres ne se produisent que par la double préparation des politiques et des grands chefs, que l’ambition pousse et que la gloire attire, ce serait un important résultat, et peut-être décisif, si le tribunal d’honneur, qui est composé de l’assemblée des femmes, réservait la louange à ceux qui payent directement de leur personne, et considérait comme avilis et méprisables tous ceux, sans exception, qui ont préparé et conduit une guerre sans se porter de leur propre mouvement au poste le plus pénible et le plus dangereux ».
    Alain, Qu’est-ce que la guerre ?, 1921

  16. C’est toujours sympa d’argumenter sur la paix et où la guerre derrière un écran, sans avoir réellement les « justes » informations.. Néanmoins si un jour notre pays était en danger réellement, la lucidité de certains devraient nous rassurer. La seule chose qui m’inquiète c’est que si ce CEMA est lucide c’est ce que je pense, et à les bonnes info… On est pas sortie de l’auberge… Je reste simple dans mes propos. 😔

    • Merci pour votre contribution. L’article a un titre « Une autre voie est possible ! » On peut être conscient des enjeux et des problématiques et essayer de trouver une autre réponse ! Cela suppose de préparer , d’nticiper et d’examiner afin dene pas se retrouver devant l’obstacle avec l’absence de choix ! Fraternité !

    • Merci pour votre contribution. L’article a un titre « Une autre voie est possible ! » On peut être conscient des enjeux et des problématiques et essayer de trouver une autre réponse ! Cela suppose de préparer , d’nticiper et d’examiner afin dene pas se retrouver devant l’obstacle avec l’absence de choix ! Fraternité !

  17. Tous le monde dans un pays démocratique souhaite que la paix perdure. Pour autant lorsqu’un pays dirigé par un autocrate qui veut se constituer unempire au mépris de la vie humaine en général et de celle de ses propres citoyens en particulier il faut bien pouvoir se défendre.
    A défaut d’être capable de se défendre notre espace démocratique est voué à disparaitre. LE Chef d’état major rappelait peut etre maladroitement qu’il fallait consentir à des sacrifices financiers et en dernier lieu humain pour défendre notre modèle de société.
    Si la jeunesse et les moins jeunes n’avaient pas été prêt au sacrifice suprême en 1940 nous serions peut etre encore sous le joug nazie. De nos jours des jeunes soldats, policiers ou gendarmes acceptent le sacrifice suprême pour protéger leurs concitoyens, en cas de menace sur notre pays la jeunesse se doit de défendre la Nation. Nous sommes censé élevé des citoyens pas juste des consommateurs apatride. en 38 Laval était pacifiste on a vu son inclinaison par la suite.

  18. Le 19 juillet 2017, Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, avait quitté son poste en raison d’un désaccord avec le Président de la République sur la diminution du budget allouée à la défense nationale. Qui peut croire une seconde que Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, n’a pas dit tout haut ce que pense l’Elysée ? Une telle déclaration mérite que l’on se demande pourquoi ?

  19. Mandon c’est la voix de son maître Macron, incarnation de Méphistophélès, le démon intellectuel qui procure à l’homme l’illusion de tout comprendre et de tout dominer, jusqu’à pouvoir dévorer les enfants de son pays tel un Ogre. Appelons les Petits Poucets à se lever pour former une armée, combattre et vaincre l’Ogre.

  20. Il est des phrases qui heurtent comme un coup de froid. Lorsque des responsables, militaires ou politiques, expliquent avec gravité qu’« il faudra accepter de perdre ses enfants » pour sauver la démocratie, quelque chose en nous se cabre. Nous savons d’expérience, d’histoire, de mémoire, que chaque fois que le pouvoir commence à parler le langage du sacrifice humain, ce ne sont jamais les siens qu’il offre, mais ceux des
    autres : la jeunesse anonyme, les familles modestes, celles et ceux qui n’ont d’autre héritage que leur corps et leur vie.
    La démarche initiatique nous rend méfiants à l’égard de ces rhétoriques de la peur qui voudraient transformer les citoyens en troupeau apeuré, prêt à tout accepter pour conjurer un danger que d’autres auront défini à leur place. Nous avons appris à distinguer la vigilance de la panique, la lucidité de l’alarmisme, la défense légitime de l’embrigadement. Une démocratie qui demande à ses enfants de mourir avant même d’avoir proposé un véritable effort de justice, de paix et de réparation en son propre sein, inverse l’ordre des priorités.
    Il existe toujours, en vérité, une autre voie que celle du chantage à la guerre. L’invocation permanente de l’ennemi extérieur sert trop souvent à masquer le désordre intérieur : pauvreté qui s’étend, services publics qui s’effritent, hôpitaux à bout de souffle, école fragilisée, fractures territoriales et sociales béantes. Il est plus facile d’expliquer qu’il faut se préparer au sacrifice que de reconnaître que l’on n’a pas su, ou pas voulu, soigner sa propre maison. La sagesse voudrait pourtant que l’on commence par là : guérir la misère, restaurer la confiance, apaiser les colères, redonner sens au travail, à la parole publique, au lien social.
    Nous ne sommes pas tenus d’adhérer à cette pédagogie de la terreur qui, à intervalles réguliers, cherche à « fabriquer du consentement » à coups de scénarios apocalyptiques. Nous avons le droit de dire que la paix n’est pas une naïveté honteuse, mais une exigence politique majeure, une construction patiente, un choix de civilisation. Nous avons le droit de considérer qu’aucun peuple n’est né pour servir de variable d’ajustement dans les stratégies des puissants, fussent-elles habillées des plus beaux mots : démocratie, valeurs, civilisation.
    Rien n’interdit à des citoyens de penser qu’avant d’envisager d’exposer la jeunesse à la mort, il conviendrait de mettre la même énergie à réparer ce qui, chez eux, est brisé. La misère, les inégalités, le sentiment d’abandon, l’humiliation sociale sont aussi des bombes à retardement. « La Corrèze plutôt que le Zambèze », disait-on jadis de façon provocatrice ; formulée autrement, l’idée demeure : un pays qui ne prend pas soin des siens, des plus fragiles, des plus silencieux, perd toute légitimité à leur demander ensuite le prix du sang.
    Dans cette perspective, le rappel maçonnique est simple et tranchant : aucune raison d’État, aucun jeu d’alliances, aucun calcul géopolitique ne saurait transformer des fils et des filles en oboles jetées dans l’urne des grandes manœuvres. La dignité humaine n’est pas négociable. Une société qui se prétend éclairée ne devrait jamais parler de sa jeunesse comme d’une ressource disponible, mais comme de la part la plus précieuse de son avenir. Servir son pays, ce n’est pas mourir à sa place ; c’est l’obliger à être juste, à être digne, à être fidèle à la promesse qu’il fait à chaque enfant qui naît sur son sol.
    Nous n’avons pas besoin que l’on nous dresse à accepter le pire comme une fatalité. Nous avons besoin que l’on nous parle de paix avec la même intensité, la même compétence, la même détermination que l’on met à évoquer la guerre. Nous avons besoin de responsables qui se comportent en hommes et femmes d’État, et non en gestionnaires anxieux de leur carrière. Il revient aux peuples, dans le silence de leur conscience, de décider s’ils acceptent encore de jouer le rôle qu’on leur assigne, ou s’ils préfèrent rappeler calmement, fermement, que leur désir profond n’est ni la peur, ni le sacrifice, mais la vie partagée, la justice et la paix.

    • Mr Patxi Zubizarreta, lorsqu’on connaît votre activité professionnelle dans la littérature pour la jeunesse, on comprend combien cette phrase a du vous heurter encore plus que pour des adultes comme moi qui ne sont plus au contact direct avec notre jeunesse. Bien que de nombreux francs-maçons cautionnent en silence ce genre de propos qui renvoient à la raison d’état, j’ose espérer qu’ils ne soient pas majoritaires ! Fraternité !

    • merci mon BAF pour cette réponse pleine d’humanité. j’ajoute juste cette citation (bien connue) de Paul Valéry:
      La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
      et celle moins célèbre de Warren Buffet: Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c’est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons.

      tribiz

      • après ces citation en pratique on fais quoi?
        comme disais Torez dans fils du peuple juste avant la seconde guerre mondial les combats entre capitalistes ne concernent pas le peuple!
        pourtant au final quel fut le chix du peuple?

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Alain Bréant
Alain Bréant
Médecin généraliste, orientation homéopathie acupuncture initié en 1979 dans la loge "La Voie Initiatique Universelle", à l'orient d'Orléans, du GODF Actuellement membre d'une loge du GODF à l'orient de Vichy Auteur sous le pseudonyme de Matéo Simoita de : - "L'idéal maçonnique revisité - 1717- 2017" - Editions de l'oiseau - 2017 - "La loge maçonnique" - avec la participation de YaKaYaKa, dessinateur - Editions Hermésia - 2018 - "Emotions maçonniques " - Poèmes maçonniques à l'aune du Yi King - Editions Edilivre - 2021

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