Auteur de ce travail : Philippe Solnat
Lors de la cérémonie de réception au deuxième degré, le Franc-Maçon ou la Franc-maçonne est amené à accomplir plusieurs voyages. L’un de ces voyages est l’occasion d’insister sur l’importance du développement des cinq sens, la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat, qui sont bien sûr les outils nécessaires à la prise de contact avec l’extérieur mais qui représentent aussi une invitation à se découvrir et à suivre le principe socratique jadis inscrit au fronton du Temple de Delphes : « Connais-toi toi-même ».
Un autre voyage fait reconnaître les 5 ordres de l’Architecture, qui évoquent l’harmonie et la continuité essentielles à l’œuvre de construction à laquelle se vouent les Maçons.

Un troisième voyage amène à découvrir les 7 arts libéraux, en ajoutant aux arts du trivium, la Grammaire, la Rhétorique et la Logique, ceux du quadrivium, l’Arithmétique, la Géométrie, la Musique et l’Astronomie. Puis sont lus les noms de 5 Grands Initiés. Et en étant reçu Compagnons, l’âge symbolique du Maçon passe de 3 à 5 ans. Il y a cinq marches figurées sur le tapis de Loge.
La Marche du Compagnon ajoute aux trois pas de l’Apprenti deux pas supplémentaires, avant de rejoindre l’alignement initial. Le mot sacré rappelle le nom de la Colonne qui était placée à droite de l’entrée du Temple de Salomon et qui signifie « Il établira », passant ainsi du registre des nombres à celui des lettres. La Lettre G est avec l’Etoile Flamboyante qu’elle centre le symbole essentiel du Deuxième Degré.
Mais ce n’est pas la seule lettre évoquée dans le rituel : pour percevoir son salaire, le Franc-maçon ou la Franc-maçonne passe de la colonne B à la colonne J. Chacun peut comprendre que la démarche maçonnique fait appel au langage symbolique, privilégier la symbolique des nombres et des lettres, en plus de celle des formes géométriques telles que le triangle, l’étoile à cinq branches, le rectangle aux proportions du nombre d’or, et d’autres encore…
Les nombres et les lettres associés au Deuxième Degré renvoient donc à la découverte d’un nouvel espace de liberté. Mais cet espace de liberté n’est pas un espace de désordre, d’agitation ou d’anarchie.

On peut lire à l’Occident de nos Temples la devise du Rite Ecossais Ancien et Accepté : Ordo ab Chao : nous nous inscrivons dans une démarche qui s’efforce de privilégier l’ordre sur le désordre. Et chacun de nous s’est librement engagé dans une démarche de progression, de perfectionnement. La démarche est donc orientée. Elle a un but, une finalité.
Au deuxième degré, qui est un degré essentiel dans le parcours maçonnique, l’axe de progression est clairement défini : c’est bien entendu celui que nous indique l’Etoile Flamboyante, vers laquelle désormais il nous faut progresser.
Un Frère Compagnon posait récemment une question: lorsque la Loge travaille au Premier Degré, ce qui est le cas le plus fréquent, l’Etoile n’est pas visible ; a fortiori, elle n’est pas allumée, elle ne flamboie pas.
Mais un Compagnon ou a fortiori un Maître peut-il faire comme s’il en ignorait la direction ?

Là encore, la réponse est « évidemment non ! ». Car le Compagnon et le Maitre ont vu l’Etoile Flamboyante. La direction qu’elle leur donne ne se modifie pas lorsqu’elle est rendue invisible. Elle doit demeurer en eux, au demeurant qu’ils soient dans le Temple ou au dehors. C’est même très exactement ce que signifie l’expression « J’ai vu l’Etoile Flamboyante ». Je l’ai vu, vous l’avez vu, une fois pour toutes. La direction que l’Etoile vous indique s’est marquée en vous à jamais.
Au reste, c’est notre œil intérieur qui a vu l’Etoile. Et c’est pourquoi nous pouvons– et en fait nous devons– la voir même lorsqu’elle est éteinte, invisible matériellement mais parfaitement présente dans notre esprit.
C’est l’axe permanent de notre progression, la voie symbolique de notre perfectionnement.
Essayons de réfléchir ensemble sur ces deux notions :
- Qu’est-ce qui, dans les nombres et les lettres mis en avant par le rituel du grade, est porteur de cette notion majeure qui justifie l’engagement dans le rite et dans l’ordre maçonnique, à savoir la conquête de notre liberté ?
- Qu’est-ce qui exprime la notion d’orientation, de but vers lequel le Maçon ou la Maçonne tendons inlassablement, même si nous pressentons que nous ne l’atteindrons jamais complètement ?
Commençons par l’idée de jeu au sens de déverrouillage, de liberté.

Pour développer cette notion de liberté, revenons sur la marche du Compagnon : il fait d’abord les trois pas de l’Apprenti. Bien au ras du sol, un pas après l’autre, prudemment. Puis il s’écarte de l’axe. Ce pas de côté lui permet de découvrir le chantier sous un angle différent. Bien sûr, il lui faut rester prudent et vigilant. Il se souvient de l’enseignement du cabinet de réflexion. Il sait qu’il ne faut pas confondre le fait de rechercher la connaissance avec celui de se disperser, au risque de s’égarer.
Nous avons tous entendu parler des voyages qu’effectuent les Compagnons du Devoir, qui réalisent au cours de leur apprentissage un véritable tour de France. De la même manière, et probablement dans une symbolique similaire, le Compagnon franc-maçon est invité à voyager. Il y est même invité trois fois.
- Au cours de la cérémonie d’initiation au Deuxième degré, il va effectuer cinq voyages, découvrant au cours de chacun d’eux comment la connaissance s’exprime sous différents aspects ;
- Ensuite, alors qu’Apprenti il ne lui était guère permis de visiter d’autres ateliers sauf à y être conduit par son Second Surveillant, le Compagnon est au contraire invité à voyager, à élargir son regard et le champ de sa recherche et de son instruction ;
- Enfin, sans doute le plus important, le Compagnon est invité à prendre conscience du fait que le voyage essentiel auquel le convie son engagement maçonnique est le voyage intérieur. C’est le fameux précepte socratique, « Connais-toi toi-même »,. Cette invitation, pour être bien comprise, doit être complété par la suite de la phrase telle qu’elle était dit-on inscrite au fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les dieux ».
Cela signifie qu’avant de s’interroger sur le sens de l’univers et sur les rapports que l’on peut avoir avec lui, le rôle que l’on peut y jouer, en fait sa propre place et le sens de sa vie, il faut entreprendre une recherche, une descente dans les profondeurs de son intériorité pour trouver l’essence de son être.
Le but du voyage intérieur auquel nous sommes conviés en tant que Compagnons, c’est la découverte et l’affirmation de notre moi.

En fait, Descartes ne nous dit pas autre chose lorsqu’il affirme « je pense, donc je suis ». On peut douter de tout, même de la réalité du monde qui nous entoure, mais cette pensée, ce scepticisme extrême, lui, existe. Notre pensée existe. Et à partir du moment où nous nous rendons compte que l’existence de notre pensée indépendante est irréfutable, nous prenons conscience de notre « je ». Il devient alors possible de partir à la recherche de notre « moi », c’est à dire de la nature de notre propre identité. Puis d’élargir la recherche à la nature de notre rapport à l’univers qui nous entoure, afin d’y trouver notre juste place, notre juste rôle, notre juste responsabilité.
Par rapport à la progression en ligne droite de l’Apprenti, comme maintenu entre deux barrières, cet écart du 4ème pas du Compagnon est une première expérience de la transgression. Transgression mesurée, contrôlée, mais qui symboliquement signifie « sortir du cadre ». Et vous le savez bien, il ne peut y avoir de progression qu’à ce prix. Il n’y a pas de progression sans transgression, à la condition que la transgression soit raisonnable et maîtrisée.
Maîtrisée non pas par les autres, bien sûr, mais par soi-même.
J’ai la liberté de m’écarter du chemin, j’ai la responsabilité de ne pas m’écarter au point de perdre ma route. Pour le Franc-maçon ou la Franc-maçonne, liberté et responsabilité sont liés : je ne peux être considéré comme responsable que si je suis libre, libre de choisir entre deux voies. Celle de l’Ordo ou celle du Chao ; celle du Bien ou celle du Mal.

Mais dès lors que je revendique et que j’exerce pleinement cette liberté, je suis pleinement responsable. Pour compléter notre développement sur la liberté dont le Compagnon doit profiter pour être lui-même acteur et maître de sa propre progression, considérons la lettre G, placée au centre de l’Etoile Flamboyante.
Le rituel d’initiation au Deuxième Degré nous en propose 5 interprétations. On, se souvient de ces 5 concepts que symbolise la lettre G: Géométrie, Génération, Gravitation, Génie et Gnose. Il y a dans chacun de ces termes de quoi nourrir la réflexion du Compagnon. L’écho que chacun de ces sens possibles de la lettre G trouvera en chacun n’est en aucune manière imposé. Le Rite Ecossais Ancien et Accepté n’est pas une religion, il ne repose pas sur des certitudes dogmatiques et laisse chacun libre de ses interprétations.

Et pour bien marquer l’importance que le Rite donne à cette liberté de conscience et de pensée, le V.M. précise au Récipiendaire que ces concepts ne sont pas limitatifs. On peut penser immédiatement au mot « Gloire », tel qu’il figure dans le rituel d’initiation lorsque les assistants reprennent après le V.M. l’exclamation « Gloire au Travail ». Certains y verront un symbole alchimique, en pensant au Graal ou au Germe primordial, l’origine du Grand Œuvre des alchimistes, ou à une transcription en caractère latin Guimel hébraïque qui symbolise la coagulation du processus du Grand Œuvre, le fameux « solve et coagula ».
D’autres se sentiront proches de la tradition anglaise et penseront que G est l’initiale de God, d’autres encore privilégieront la réminiscence du Gamma grec, qui en majuscule se trace comme on dessine une équerre, etc, etc, sans compter tous ceux que chacun de vous a le droit et la liberté de privilégier.
La lettre G est un symbole, que chacun a la liberté d’interpréter à sa guise…
Vous pourrez vous-même, en relisant le rituel et l’instruction de votre degré, trouver d’autres incidences de l’invitation à jouir de cette liberté qui vous est désormais reconnue.
Venons-en à la seconde notion portée par les lettres et les nombres du grade de Compagnon, la notion de finalité, de but, d’objectif…
Partons à nouveau de la Marche en 5 pas, 3 + 2, qui est l’un des éléments du symbolisme du Deuxième Degré. Nous ne reviendrons pas sur les trois pas initiaux, ceux de l’Apprenti. Le quatrième pas du Compagnon le fait s’écarter de l’axe initial de sa progression, et donc symboliquement lui offre l’opportunité de preuve d’esprit d’indépendance, de faire une première expérience de sa liberté. Mais ce n’est pas une liberté sans borne ni limite.

Lorsqu’on vient en tenue, on peut y venir à pied, en bus, en métro ou en voiture. On a le choix entre plusieurs moyens de transport, mais aussi plusieurs itinéraires, plusieurs durées de trajet, …, on est libre de choisir. Mais la destination reste la même : je vais en tenue.
Il en est ainsi du Compagnon. Après le 4ème pas qui l’écarte de l’axe sur lequel il a choisi de progresser, son cinquième pas va le ramener vers cet axe, cette ligne droite qui oriente la progression du Cherchant vers la Vérité et la Lumière, que symbolise l’Etoile Flamboyante telle une balise, telle un phare qui guide les navigateurs vers leur destination.
Toute la symbolique du degré est tournée vers cette notion, celle d’une progression orientée.
On sait que l’Etoile Flamboyante est régie par le Nombre d’Or.
En effet, pour tracer ce pentagramme mystique, on utilise cette proportion connue des sages de l’antiquité. On peut trouver cette proportion en divisant 5, le nombre du Compagnon par 3, le nombre de l’Apprenti. Le résultat de cette division, qui vaut 1,618, est le nombre d’or[1].
Ce nombre, cette proportion, est considérée depuis l’Antiquité comme l’expression ultime de l’harmonie universelle. C’est pourquoi l’homme idéal représenté par Léonard de Vinci selon le principe énoncé par Vitruve, telle une étoile à cinq branches inscrite dans un cercle, est construit selon ce rapport.

Pour les anciens, et en, particulier pour les adeptes de Pythagore, le cercle représente le royaume de l’Esprit. Tandis que le corps de l’Homme de Vitruve est un archétype de l’harmonie physique ou terrestre, l’Etoile à cinq branches, le pentagramme tracé à partir du nombre d’or, figure l’harmonie céleste ou spirituelle.
Le Nombre d’Or est à la fois une réalité mathématique et un concept symbolique. Il est ainsi un lien entre le matériel et le spirituel. C’est ce qui a amené à ce qu’on le qualifie de Divine Proportion.
Marcher vers l’Étoile, c’est se mettre en situation de progresser vers cette harmonie, vers l’Absolu et l’Universel dont nous pressentons que nous sommes une part, ou plutôt dont nous pressentons qu’une part – fût-elle infinitésimale – est en nous, et nous relie à l’ensemble de la Création, c’est-à-dire au Grand Architecte de l’Univers, ce principe à l’origine de la cohérence du monde qui nous entoure, sans qu’il faille nécessairement lui attribuer une dimension sur- ou extra-naturelle. Et bien entendu sans qu’il faille exclure et encore moins condamner cette dimension, que les religions et les révélations expriment lorsqu’elles parlent de Dieu
Ici encore, c’est la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou de ne pas pratiquer.
Pour progresser vers la Connaissance, la Vérité, vous disposez de deux types de moyens. Les uns sont matériels, appartiennent à l’outillage de la raison, mis en œuvre par l’hémisphère gauche de votre cerveau si vous êtes droitier, les autres sont immatériels, de l’ordre de l’intuition, de l’affectif, du ressenti, de l’émotionnel, hors du champ de la raison, et sont gérés par votre cerveau droit.
C’est dans ce dernier champ que s’exprimera pleinement votre liberté, votre indépendance, votre autonomie, votre personnalité. Le champ de la raison, on l’explorera au moyen des 5 sens, outillage objectif de perception de ce qui vous entoure. Mais les cinq sens ne se limitent pas à la mise en œuvre des organes sensoriels, des capteurs qui nous permettent d’entendre, de voir, de goûter, de sentir et de toucher les choses et les êtres qui sont autour de nous.
Ils ont aussi des équivalents intérieurs, propres à nous permettre de poursuivre la découverte de nous-même, et des rapports que nous entretenons avec l’Autre, et avec le monde autour de nous. C’est ainsi que l’ouïe devient entendement, la vue se fait clairvoyance mais aussi capacité de contemplation, le goût est transformé en possibilité d’accéder à la subtilité, tandis que le toucher devient tact et délicatesse et que l’odorat, devenu flair, évolue en intuition et discernement.

Terminons en revenant brièvement sur deux séries de mots ou de noms découvertes sur les cartouches des troisième et quatrième voyages lors de la Cérémonie de réception au Deuxième Degré, dans la perspective qui nous occupe, c’est-à-dire la finalité de la démarche du Compagnon.
Au cours du troisième voyage d’instruction, on découvre les sept arts libéraux, dont Saint Augustin a écrit qu’ils exprimaient toutes les connaissances qu’un homme peut acquérir. Les trois premières composantes forment le trivium des arts de la parole. Vous savez l’importance bien maitriser la forme pour exprimer convenablement le fond, et ainsi pouvoir communiquer efficacement, raconter, expliquer, convaincre, transmettre. C’est ce qu’il faut comprendre de l’invitation à cultiver la logique dans la conception de vos propos, la rhétorique dans leur expression orale et la grammaire dans leur expression écrite.
Il reste toujours une marge de progression. Il en est de la perfection comme de l’Etoile Flamboyante : on ne les atteint jamais vraiment !
Quant au quadrivium qui rassemblent les arts liés aux mathématiques, ils sont dominés par la géométrie, qui est l’art de la mesure et des justes proportions des formes et des volumes. Mais bien entendu, au-delà du sens profane qui consiste à cultiver l’apprentissage et la pratique de ces arts, c’est à la connaissance métaphysique qu’ils symbolisent que nous sommes conviés. Chacun peut et doit nous aider à progresser vers la Connaissance, à une meilleure perception et à une meilleure expression de la vérité au fur et à mesure que nous parvenons, modestement, humblement, à y accéder.

Dernière évocation avant de conclure, les cinq Grands Initiés rencontrés au cours du 4ème voyage. Le rituel a choisi Moïse, Pythagore, Socrate, Jésus et Confucius. Il aurait pu en évoquer d’autres, mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui importe, c’est la conviction que de tous temps, sous toutes les latitudes, au sein de tous les peuples et dans toutes les civilisations et toutes les traditions, des hommes ont éclairé le chemin de leurs contemporains. Ils ont prôné la mesure, la justesse, l’harmonie et l’amour.
Ils ont proposé une lecture du monde, une cosmogonie retraçant l’histoire de l’univers, ils ont été des législateurs et se sont efforcé de transmettre leur vision et leur sagesse, pour inviter les hommes de leur temps à la pratique de la morale et de la vertu.
Les cinq Grand Initiés dont les noms figurent sur le cartouche du 4ème voyage sont parmi ces phares de l’humanité. Comme le dit le rituel, leur enseignement, largement exotérique, c’est-à-dire qui peut être largement diffusé et enseigné, peut se compléter d’une manière quasi infinie sur le plan ésotérique, c’est-à-dire qui n’est accessible qu’à des initiés.
Pour les Francs-Maçons de Rite Écossais Ancien et Accepté que nous sommes, le point de vue ésotérique nous permet d’accéder à la signification symbolique et au contenu spirituel des messages et des informations que nous recevons et percevons.
Il nous devient alors possible de mieux comprendre les principes et les forces qui nous influencent, non pas à l’extérieur mais bien à l’intérieur de nous-même. Cette prise de conscience est le moyen de nous élever en conscience et de réaliser notre véritable nature.
Ces cinq Grands Initiés sont à cet égard des guides, des sources d’inspiration.
Incarnant l’Idéal qu’évoque le V.M. lors de la Chaine d’Union à la fin des travaux aux Premier Degré, ils sont pour nous des lumières sur notre chemin.Ainsi s’achève ce parcours autour de quelques-uns des nombres et des lettres que nous propose les rituels du Deuxième Degré.
Il en est de ces éléments comme de tous les symboles de tous les rituels mis en œuvre par le Rite.
Rien n’est fortuit, rien n’est gratuit. Tout a un sens.
Il appartient à chacune et chacun d’entre nous d’aller à la rencontre de ces éléments symboliques et de leur signification, non pas dans l’absolu, ou pour tel auteur d’ouvrage ou de planche, mais pour soi personnellement.
Pour chaque symbole rencontré, demandons-nous quel enseignement il inspire. Demandons-nous quel progrès ce symbole nous aide à accomplir dans notre appréhension et notre compréhension de nous-même, du monde qui nous entoure, et des rapports que nous entretenons avec ce monde.
[1] En fait, le calcul exact est donné par la formule N= 1+√2 : 2, soit 1,618033988749895….
