dim 30 novembre 2025 - 15:11

22/11/25 – Écospiritualité : une rencontre exceptionnelle au carrefour des savoirs

Dans un monde où l’urgence écologique se fait chaque jour plus pressante, une initiative précieuse verra le jour le 22 novembre prochain à Paris. La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (l’Alliance) ouvre ses réflexions au public pour une journée consacrée à l’écospiritualité, concept novateur qui propose de réconcilier notre rapport au monde et à nous-mêmes.

Entrée libre et gratuite. Inscriptions ici

Un plateau d’exception

Conférence publique

Ce qui frappe d’emblée dans cette conférence-débat, c’est la diversité et la complémentarité des intervenants. Des scientifiques comme Alain Piquemal et Jean-René Dalle y côtoieront des figures emblématiques de l’engagement écologique telles que Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement. La dimension spirituelle sera portée par Michel Maxime Egger, héritier intellectuel de Pierre Rabhi, et par Françoise Bonardel, philosophe des religions.

La diversité et l’ambition de ce plateau illustre parfaitement l’ambition de cette journée : tisser des liens entre science, droit, philosophie et spiritualité pour apporter des réponses holistiques aux défis environnementaux de notre temps.

L’écospiritualité : bien plus qu’une écologie

Portrait Michel Maxime Egger 2020

L’originalité de cette rencontre réside dans son approche : l’écologie n’y est pas uniquement abordée sous l’angle technique ou politique, mais dans sa dimension profondément spirituelle. Comme l’expliquera Michel Maxime Egger, l’écospiritualité propose « un chemin vers la sobriété joyeuse » en transformant notre regard sur la nature et en redéfinissant la place de l’humain dans le vivant.

Cette journée exceptionnelle témoigne de l’esprit d’ouverture de l’Alliance qui, tout en restant ancrée dans ses valeurs symboliques et traditionnelles, s’engage résolument dans les questionnements contemporains. Une rare occasion de contribuer au débat public sur des enjeux cruciaux pour notre avenir collectif.

Un programme riche et stimulant

De l’état des lieux de notre planète aux questions juridiques soulevées par la Déclaration des Droits et Devoirs de l’Humanité, de l’approche maçonnique de l’écologie à la réflexion philosophique sur notre rapport au monde, la journée promet d’être intellectuellement stimulante et concrètement utile.

Ne manquez pas cette opportunité unique de participer à une réflexion collective qui transcende les clivages habituels pour proposer un regard neuf sur les enjeux écologiques de notre temps.

L’entrée est gratuite mais l’inscription est obligatoire sur shorturl.at/XnILo. Les places étant limitées, il est recommandé de s’inscrire rapidement pour assister à cet événement qui s’annonce comme un moment fort de la réflexion écologique en France.

Rendez-vous le 22 novembre, de 9h30 à 17h30, à l’Espace Marc Boegner (Paris XVIe, métro La Muette) pour une journée au croisement des enjeux écologiques et spirituels

3 Commentaires

  1. Si je comprends un peu la communication du Frère, et après deux paragraphes généraux et historiques, il dit :
    1) La Franc-Maçonnerie n’a pas toujours priorisé l’écologie – au contraire, ses rituels et symboles (…) évoquent souvent une maîtrise humaine sur la matière, pas une humilité face à la nature. La Maçonnerie est déjà « spirituelle », mais d’une manière introspective et fraternelle, pas nécessairement éco-centrée.
    2) Organiser des conférences comme celle de L’Alliance (Gl-amf) est un bon coup de com’, mais où sont les actions tangibles ?
    … sans impact mesurable sur la crise climatique.
    … alors que des mouvements comme Extinction Rebellion font le vrai boulot, parait-il.
    … si c’est pour réfléchir sans agir, autant dissoudre les loges et planter des arbres à la place.
    3) Le Frère voit dans ce colloque « relooking, greenwashing, navel-gazing », la manœuvre opportuniste d’une institution avec des rituels obsolètes, une diversion pour légitimer une élite.
    En conclusion, ce Frère a beaucoup de ressentiment envers la Maçonnerie de Tradition en général, il lui reproche son conservatisme et son inaction, mais il vilipende quand même ceux qui essaient de rassembler ce qui est épars : réflexion et action, intériorité et nature. Il ne veut pas croire qu’ils ont « une quête authentique ».
    Nous l’invitons cependant à venir participer à notre réflexion, cela pourra nourrir son engagement profane auprès des mouvements qui « font le vrai boulot ».
    (Je me permets de lui apprendre que les organisateurs sont deux frères à avoir porté et fait accepter ce projet, qui n’était pas commandé d’en haut.)

  2. Je salue la pertinence ou plutôt le coup de gueule de Rudolph Disher qui met sur la table le vrai débat.
    En effet, c’est une grande première que la Franc-maçonnerie se joigne à cette grande rencontre quand on sait que son domaine de prédilection se résume au développement personnel et à la spiritualité.
    Espérons que l’approche holistique s’inscrive dans sa logique.
    Les actions concrètes valent mieux que mille discours sur un thème aussi pratique : Écospiritualité.

    Très respectueusement…

  3. Ce terme moderne émerge au XXe siècle, influencé par des penseurs comme Pierre Teilhard de Chardin (qui fusionnait évolution et spiritualité) ou plus récemment Pierre Rabhi, promoteur de l’agroécologie et d’une écologie spirituelle.
    Dans les années 1970-1980, avec la montée des mouvements environnementaux (comme Deep Ecology de Arne Næss), elle s’est formalisée comme une réponse à la crise écologique, vue comme un symptôme d’une déconnexion spirituelle de l’humanité avec la planète.
    Aujourd’hui, l’écospiritualité – concept hybride qui fusionne l’écologie (l’étude des relations entre les êtres vivants et leur environnement – et la spiritualité – quête de sens transcendant, souvent liée à une connexion avec le divin, l’univers ou le sacré – s’intègre à diverses religions (christianisme écologique, bouddhisme vert) ou à des approches laïques, et est étudiée en psychologie comme un facteur de bien-être mental et de motivation morale pour la protection de l’environnement.
    À quoi cela sert aux francs-maçons de réfléchir là-dessus ?
    Réfléchir à l’écospiritualité pour les francs-maçons semble, à première vue, une manœuvre opportuniste plus qu’une quête authentique. La Franc-Maçonnerie, avec ses racines ésotériques (hermétisme, kabbalah, alchimie) et son focus historique sur l’initiation morale et symbolique, n’a pas toujours priorisé l’écologie – au contraire, ses rituels et symboles (comme la construction du Temple de Salomon) évoquent souvent une maîtrise humaine sur la matière, pas une humilité face à la nature.
    Intégrer l’écospiritualité pourrait n’être qu’un relooking vert pour une institution en déclin démographique, cherchant à attirer des millennials éco-conscients ou à polir son image publique face aux accusations de secretisme et d’élitisme.
    D’abord, quel intérêt concret ?
    Des sources suggèrent que la Maçonnerie devrait « évoluer » en plaçant la Nature au cœur, en embrassant la « deep ecology » pour rejeter l’anthropocentrisme.
    Mais cela sert-il vraiment à autre chose qu’à verdir des rituels obsolètes ? Historiquement, la Maçonnerie a été influencée par des changements climatiques (au sens figuré, comme des shifts sociétaux), mais pas par des crises environnementales modernes.
    Réfléchir à l’écospiritualité pourrait être une diversion : au lieu de s’attaquer à des problèmes internes (comme la diversité ou la transparence), les loges se posent en gardiens spirituels de la planète, ce qui flatte l’ego sans engager de réformes réelles.
    Par exemple, organiser des conférences comme celle de L’Alliance est un bon coup de com’, mais où sont les actions tangibles ? Des plantations d’arbres maçonniques ? Des lobbys pour des lois écolos ? Ça sent le greenwashing symbolique.
    L’écospiritualité, avec son mysticisme, risque de diluer l’engagement maçonnique authentique. La Maçonnerie est déjà « spirituelle », mais d’une manière introspective et fraternelle, pas nécessairement éco-centrée.
    En la forçant dans ce moule, on pourrait la transformer en une vague « spiritualité New Age » diluée, perdant son essence ésotérique au profit d’un buzzword à la mode.
    Et pour quoi ? Pour survivre dans un monde séculier ? C’est pathétique : les francs-maçons, jadis influents dans les Lumières, se réduisent à des débats éco-spirituels pour rester pertinents, alors que des mouvements comme Extinction Rebellion font le vrai boulot sans symboles ni serments.
    Enfin, sur le plan sociétal, cela sert peut-être à légitimer une élite : en se positionnant comme penseurs holistiques, les maçons renforcent leur aura d’initiés, mais sans impact mesurable sur la crise climatique.
    C’est du navel-gazing (contemplation nombriliste) déguisé en sagesse – critique, mais justifiée : si c’est pour réfléchir sans agir, autant dissoudre les loges et planter des arbres à la place.

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Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française
Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Françaisehttps://www.gl-amf.fr/
Quatrième Obédience française par la taille, l’Alliance (Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française) s’inscrit dans la fidélité à la grande Tradition initiatique occidentale et propose à ses membres un chemin de perfectionnement moral et spirituel dans le respect de la foi personnelle de chacun, au-delà des conditionnements sociaux. Elle se distingue notamment par le fait qu’elle héberge en son sein les sept principaux Rites de la Franc-Maçonnerie. Cette diversité et cette ouverture offrent à ses membres la possibilité de trouver l’expression spirituelle la mieux adaptée à leur sensibilité et pose les bases d’un dialogue fructueux et riche d’enseignements.

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