jeu 08 décembre 2022 - 16:12

Sur les traces des Templiers en Côte-d’Or

De notre confrère bienpublic.com – Par Mathieu BANQ 

Il y a 715 ans, le 13 octobre 1307, le roi de France Philippe le Bel ordonnait l’arrestation des chevaliers templiers dans tout le royaume. Et signait là la fin de l’ordre militaire, solidement implanté en Bourgogne et en Côte-d’Or.

Le 13 octobre 1307, il y a 715 ans, dans un contexte de conflit ouvert avec le Pape, le roi de France Philippe le Bel ordonne l’arrestation de tous les chevaliers templiers du royaume. À l’issue d’une procédure qui durera jusqu’en 1314, ‘’l’ordre des Chevaliers du Temple’’ est dissout, et ses biens reversés aux ordres rivaux (notamment celui des Hospitaliers).

Commanderies, chapelles, prieurés, mais aussi fermes et granges, forêts, champs et rus… Les Templiers, puisque c’est ainsi qu’on les appelle aujourd’hui, possédaient de nombreux établissements, terres et édifices en Bourgogne et en Côte-d’Or. L’ordre militaro-religieux est même associé au nom de deux communes du département : Bure-les-Templiers et Voulaines-les-Templiers.

Beaucoup d’établissements ayant appartenu aux chevaliers templiers ont désormais disparu, mais certains sont encore debout, comme la commanderie de la Romagne ou l’église de Bure-les-Templier. S’il est difficile d’en faire un recensement exhaustif (une commanderie pouvait posséder des champs, une ferme ou un moulin situés à des dizaines de kilomètres), voici une carte présentant les principaux lieux ayant eu un lien avec le Templiers.

Les Templiers et la Côte-d’Or, c’est toute une histoire

Les liens entre l’ordre du Temple et la Côte-d’Or sont forts. En effet, parmi les neuf fondateurs de l’ordre, on trouve un certain André de Montbard. André, né vers 1103, dernier fils du comte de Montbard (et de ce fait faisant face à un avenir un peu bouché chez lui), se rend en Terre Sainte dans la seconde moitié des années 1110, puis crée en 1120, avec huit autres chevaliers, la milice des Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, destinée à protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem.

Quelques années plus tard, alors que ce groupe jusqu’ici informel cherche à acquérir une légitimité auprès des autorités et notamment du Pape, ses membres se tournent vers le neveu d’André de Montbard : un certain Bernard de Fontaine (-lès-Dijon), futur saint Bernard de Clairvaux. Ce dernier, grande figure de la chrétienté, participe à l’élaboration des statuts de cet ordre de moines combattants, qui prend en 1129 le nom d’ordre des chevaliers du Temple, puis encourage le Pape à reconnaître son existence et à le supporter financièrement (ce qui sera chose faite dès 1139).

André de Montbard devient, lui, après plusieurs allers-retours entre la Terre Sainte et la France, le cinquième Grand Maître de l’ordre en 1153 ou 1154, puis démissionne (ou est tué) en 1156.

Cent sept ans plus tard, en 1265, un jeune chevalier franc-comtois, Jacques de Molay*, est intronisé dans l’ordre à Beaune. En 1292, il devient le 23e Grand Maître des Templiers. C’est lui qui doit faire face, à partir de 1307, aux accusations portées contre l’ordre par Philippe le Bel. En 1314, après un procès, il est executé sur un bûcher à Paris. Selon la légende, il aurait, pendant son supplice, maudit le roi et la dynastie des Capétiens. Vingt ans plus tard, le dernier héritier direct de Philippe le Bel meurt, ouvrant la voie à la crise dynastique qui causera la Guerre de Cents ans…

*Cf. notre article du 1er septembre dernier « Savez-vous qui était Jacques de Molay ? » https://bit.ly/3s8YWNN

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