mar 28 juin 2022 - 00:06

La place des personnes handicapées dans les sociétés du passé

Archéologie du handicap – Visio-conférence de décembre 2021.

Le statut des « corps différents » dans les groupes humains du passé, et notamment à la Préhistoire, est désormais possible grâce à  l’archéologie funéraire et aux grilles de lecture déployées par l’anthropologie.

  • Quel était le quotidien d’un individu handicapé ?
  • Était-il pris en charge par les siens ?
  • Rejeté ? Soigné ? Accompagné ? Appareillé ? …

Aujourd’hui, les progrès de la paléopathologie autorisent un diagnostic de plus en plus précis des affections invalidantes permettant une restitution de la prise en charge des sujets atteints et une réflexion sur l’accueil de la différence dans les groupes humains qui nous ont précédés.

Cette recherche permet non seulement de considérer la place des personnes handicapées dans les sociétés d’hier mais elle alimente aussi les débats permettant de réfléchir collectivement à leur place dans nos sociétés contemporaines.

Dans cette visio-conférence Valerie DELATTRE raconte que c’est grace à la rencontre et à un échange avec un champion paralympique qu’elle se dirige vers ce domaine specialisé dans la lecture du handicap. « Fouiller les morts pour restituer la vie est passionnant » dit-elle. Comment était-ce avant pour cette population?. Faire intervenir les mots, d’inclusion, d’exclusion, de solidarité.n’etait pas les sujets d’étude. Elle essaiera donc de développer ces axes.

Le passé est riche d’enseignement, il n’est jamais inutile de voir comment se comportent nos ancêtres pour en tirer des bonnes pratiques et on retrouve dans des civilisations des représentations de personnes handicapées sur des céramiques. Dans, certaines communautés, le handicap est une plus value (Egypte, Pérou…)

Jusqu’à présent, la paléopathologie n’était que peu étudiée et n’était pas un sujet d’étude. Elle nous fait partager son expérience de la mise en place du developpement des axes de recherches, des interrogations, de la méthodologie déployée qui n’était pas évidente puisqu’elle était novatrice sur le sujet et incluant une composante préhistoire.

Les thèmes evoqués dans cette conférence sont la biologie, la paléogénétique et l’ADN ancien car tout ceci ouvre des champs permettant d’aller dans l’invisible, l’infiniment petit. Un questionnement tout à fait nouveau.

L’equipe a donc, conçu une méthodlogie : la construction d’une discipline, une façon de concevoir et de dénomer le handicap quand on l’applique aux sociétés du passé car le monde des morts est bien souvent le reflet du monde des vivants. Il a fallu construire une grille de lectureet l adapter car le mot handicap n’était pas « connu » on parlait plutot de personnes vulnérables, miséreuses, infirmes…

Valérie Delattre est archéo-anthropologue à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Elle est spécialiste des pratiques funéraires et cultuelles de la Protohistoire au Moyen-Age ; elle est également très investie dans le milieu du handicap, dans le cadre associatif et grâce à la collection « Les Défis de civilisation ». En 2011, elle a été lauréate, avec Ryadh Sallem, du prix Handi-Livres pour leur ouvrage « Décrypter la différence ». 

Vous trouverez la captation de cette conférence sur : (Cliquez sur l’image)

Cliquez sur la photo pour accéder à la conférence
Pierrette Amsler
Membre fondateur de la loge la lanterne de Diogène du GODF, Juliette a été initiée dans une loge DH en 1985 où elle a évoluée aux 3 grades de loge bleue. Elle a ensuite intégrée la GLMU où, dans sa loge, et dans l'obédience, elle a pu exercer tous les offices y compris celui de Présidente du congrès nord et de Gr hospitalier ; membre de la commission information et rédactrice dans le bulletin obédientiel. Elle a également œuvré au sein de Mathusalem Paris comme membre du bureau durant plusieurs années. Sur le plan professionnel, Juliette est retraitée d'un centre hospitalier de banlieue parisienne où elle a exercée comme secrétaire médicale de chefs de service.

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1 COMMENTAIRE

  1. Rappelons-nous au XVIIIe siècle la « règle de la lettre B » – qui peut sembler déroutante de nos jours -, selon laquelle il ne faut être ni bègue, ni borgne, ni boiteux ou bossu pour pratiquer l’Art Royal. René Guénon », dans « Aperçus sur l’initiation » (Paris, éditions Traditionnelles, 6é éd. corrigée, 2004) écrivait : « … C’est-à-dire pour les empêchements qui sont constitués, de part et d’autre également, par une série d’infirmités et de défauts corporels dont les noms en français, par une coïncidence assez curieuse, commencent tous par cette même lettre B. »

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