Première loge de la Grande Loge Féminine de France à Bruxelles, 20 avril 1974 (date historique)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Le 20 avril 1974, la Grande Loge Féminine de France ouvre à Bruxelles sa première loge sur le sol belge. L’obédience française, qui souhaite initier des femmes au-delà de ses frontières, répond ainsi à l’attente de Belges désireuses de pratiquer une maçonnerie exclusivement féminine. Trois autres loges suivent, à Liège, à Bruxelles et à Charleroi, jusqu’en 1978. Ces quatre ateliers formeront, le 17 octobre 1981, la Grande Loge Féminine de Belgique. La date de 1974 marque donc l’acte de naissance de la franc-maçonnerie féminine organisée en Belgique.

Date : 20 avril 1974
Lieu : Bruxelles, Belgique

La Grande Loge Féminine de France, une obédience jeune et conquérante

Première loge de la Grande Loge Féminine de France à Bruxelles, 20 avril 1974
Source : Wikimedia Commons – Karmakolle – CC BY-SA 4.0

La Grande Loge Féminine de France est l’héritière de l’Union Maçonnique Féminine de France, dont la première assemblée générale se tient le 21 octobre 1945. L’union prend sept ans plus tard le nom de Grande Loge Féminine de France. Elle travaille principalement au Rite Écossais Ancien et Accepté, et se dote en 1972 de son propre Suprême Conseil, sous l’impulsion de Gisèle Faivre.

Dès les années 1960, l’obédience essaime hors de France : sa loge « Lutèce » est la première installée en Suisse, à Genève. Entre 1970 et 1980, elle crée deux loges en Suisse et quatre en Belgique, selon l’histoire publiée par la GLFF.

La Belgique maçonnique au début des années 1970

La Belgique possède alors un paysage maçonnique dominé par le Grand Orient de Belgique, fondé en 1833, et par la Grande Loge de Belgique, née en 1959 de loges issues du Grand Orient. Les femmes y ont accès à la maçonnerie mixte par le Droit Humain, mais aucune structure exclusivement féminine n’y existe. C’est ce vide que vient combler l’initiative de la GLFF.

L’installation du 20 avril 1974

La Grande Loge Féminine de Belgique rappelle que la GLFF, de 1974 à 1978, fonde ses premières loges belges, « une première à Bruxelles » puis trois autres. La date du 20 avril 1974 pour l’ouverture de cette première loge bruxelloise est retenue par la notice anglophone de Wikipédia consacrée à la maçonnerie belge, ainsi que par la chronologie Kronobase.

Les listes de loges de la Grande Loge Féminine de Belgique mentionnent la loge Irini, à Bruxelles, datée de 1974 et transférée de la GLFF : il s’agit vraisemblablement de cet atelier pionnier, sans que les sources consultées l’affirment explicitement. Son nom, qui signifie « paix » en grec, s’inscrit dans la tradition des titres distinctifs symboliques.

Des ateliers à Liège, Bruxelles et Charleroi

Première loge de la Grande Loge Féminine de France à Bruxelles, 20 avril 1974
Source : Wikimedia Commons – auteur inconnu – Public domain

À la suite de cette première implantation, trois loges supplémentaires sont créées, à Liège, à Bruxelles et à Charleroi. Parmi les ateliers bruxellois de la future obédience figure notamment « La Source », datée de 1976. Ces loges restent pendant plusieurs années rattachées à Paris, sous l’autorité de la Grande Maîtresse de la GLFF.

Portée : vers une obédience belge autonome

Le 17 octobre 1981, les quatre loges belges constituent une obédience autonome, la Grande Loge Féminine de Belgique – Vrouwengrootloge van België. Elle travaille au Rite Écossais Ancien et Accepté comme rite administratif, tout en laissant aux loges la possibilité d’en pratiquer d’autres. En 1989, elle signe un accord de reconnaissance mutuelle avec le Grand Orient de Belgique, la Grande Loge de Belgique et la Fédération belge du Droit Humain.

L’obédience compte aujourd’hui une quarantaine de loges, francophones et néerlandophones, ainsi que quelques ateliers à l’étranger, au Danemark et aux États-Unis. L’initiative du 20 avril 1974 a donc donné naissance à une maçonnerie féminine belge pleinement installée.

Repères chronologiques

  • 1833 : fondation du Grand Orient de Belgique.
  • 21 octobre 1945 : première assemblée générale de l’Union Maçonnique Féminine de France.
  • 1952 : l’Union devient Grande Loge Féminine de France.
  • 20 avril 1974 : première loge de la GLFF à Bruxelles.
  • 1974-1978 : trois autres loges à Liège, Bruxelles et Charleroi.
  • 17 octobre 1981 : fondation de la Grande Loge Féminine de Belgique.
  • 1989 : accord de reconnaissance mutuelle entre obédiences belges.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia de référence.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Mère, Obédience.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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