Pierre Choderlos de Laclos (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos, né à Amiens en 1741 et mort à Tarente en 1803, est un officier d’artillerie et écrivain français, auteur des Liaisons dangereuses (1782). Proche du duc d’Orléans sous la Révolution, il finit général de brigade sous Bonaparte. Franc-maçon de longue date, il fréquente les loges de garnison à Strasbourg, Grenoble et Besançon, puis devient vénérable de la loge Henri IV à Paris.

Un officier d’artillerie de garnison en garnison

Pierre Choderlos de Laclos – portrait
Source : Wikimedia Commons – Attributed to Alexander Kucharsky / Formerly attributed to Maurice Quentin de La – Public domain

Issu d’une famille de robe anoblie en 1750, deuxième fils d’un secrétaire à l’intendance de Picardie et d’Artois, Laclos entre en 1760 à l’École royale d’artillerie de La Fère. Sous-lieutenant en 1762, il sert à La Rochelle puis au régiment de Toul artillerie, sans connaître le combat.

Capitaine à l’ancienneté en 1771, il participe en 1777 à l’installation de l’école d’artillerie de Valence, puis supervise sous Montalembert la construction du fort de l’île d’Aix. Il quitte l’armée en 1788.

Le romancier des Liaisons dangereuses

Après un opéra-comique, Ernestine (1777), Laclos publie en 1782 Les Liaisons dangereuses, roman épistolaire qui fait de lui l’un des grands noms de la littérature du XVIIIe siècle. Il rédige en 1783 un traité inachevé, De l’éducation des femmes.

De la Révolution à l’armée d’Italie

Au service du duc d’Orléans, il prend part aux intrigues politiques des débuts de la Révolution et anime le Journal des Sociétés des amis de la Constitution. Commissaire du Conseil exécutif au ministère de la Guerre, il contribue à préparer la victoire de Valmy. Arrêté comme orléaniste, il est emprisonné puis libéré.

Rallié à Bonaparte, il est réintégré en 1800 comme général de brigade d’artillerie, reçoit le baptême du feu à Biberach et commande la réserve d’artillerie de l’armée d’Italie. Il meurt à Tarente en 1803.

Un maçon des loges militaires

La vie maçonnique de Laclos suit ses garnisons. Il appartient à la loge L’Union, qu’il fréquente successivement à Strasbourg (1765-1769), à Grenoble (1769-1775) et à Besançon (1775-1776), à la manière des loges attachées aux régiments.

En 1776, il s’affilie à la loge parisienne Henri IV, dont il devient vénérable maître. Dans les hauts grades, il crée son propre chapitre, la Candeur, d’après le Dictionnaire universel de la franc-maçonnerie.

Principales œuvres

  • Ernestine, 1777
  • Les Liaisons dangereuses, 1782
  • De l’éducation des femmes, 1783
  • Instructions aux assemblées de bailliage, 1789
  • Journal des Sociétés des amis de la Constitution, 1790-1791
  • De la guerre et de la paix, 1795

L’écrivain et l’homme de loge

Laclos illustre la franc-maçonnerie des Lumières telle qu’elle se vivait dans l’armée : une sociabilité qui accompagne l’officier de ville en ville, jusqu’à la direction d’une loge parisienne et à la fondation d’un chapitre de hauts grades. Sa présence dans l’entourage maçonnique et politique du duc d’Orléans en fait une figure de choix pour comprendre les liens entre loges, littérature et Révolution.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre Choderlos de Laclos.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître, Hauts Grades Supérieurs au troisième degré.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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