Morvan Marchal (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Maurice Charles Marchal, dit Morvan Marchal, né le 31 juillet 1900 à Vitré (Ille-et-Vilaine) et mort le 13 août 1963 à Paris, est un architecte français, figure du mouvement breton de l’entre-deux-guerres. Cofondateur du journal Breiz Atao, il est le créateur du drapeau Gwenn ha Du. Passé du nationalisme au fédéralisme, puis au Parti radical, il fut initié en franc-maçonnerie au début des années 1920 et fréquenta ensuite la loge Volney de Laval.

Aux origines du mouvement breton

Morvan Marchal – portrait
Source : Wikimedia Commons – Unknown authorUnknown author – Public domain

En 1918, Morvan Marchal cofonde avec Job de Roincé le Groupe régionaliste breton et lance le journal Breiz Atao. Au début des années 1920, il se rallie au fédéralisme. Il participe à la direction du Parti autonomiste breton, dont il quitte le comité directeur en 1930 avant d’en refuser le siège après sa réélection en 1931.

La même année, il fonde la Ligue fédéraliste de Bretagne et sa revue La Bretagne fédérale. En 1938, il signe le Manifeste des Bretons fédéralistes avec Raphaël Tullou et Goulven Mazéas. Il adhère au Parti radical, le quitte en 1932 et le réintègre en 1936.

Le créateur du Gwenn ha Du

Architecte et professeur de composition décorative à l’école régionale d’arts et d’architecture de Rennes, membre du groupe d’artistes Seiz Breur et de la Gorsedd de Bretagne, il conçoit entre 1923 et 1925 le drapeau Gwenn ha Du, présenté publiquement à l’Exposition des arts décoratifs de Paris en 1925. En 1942, il formule des règles pour un style breton d’architecture.

Un franc-maçon dans le mouvement breton

Morvan Marchal
Source : Wikimedia Commons – Morvan Marchal – Public domain

Selon l’article Wikipédia qui lui est consacré, Morvan Marchal est initié en franc-maçonnerie entre 1921 et 1924. Installé plus tard à Laval, il intègre la loge Volney ; les sources consultées ne précisent pas l’obédience de cet atelier ni d’éventuelles fonctions. Cet engagement le distingue nettement de la frange catholique et traditionaliste du mouvement breton.

Après la Libération, d’après la version anglaise de Wikipédia, certains de ses défenseurs, dont des frères maçons, affirmèrent que ses activités pendant la guerre avaient servi de couverture à un travail de résistance.

Guerre, condamnation et dernières années

Pendant l’Occupation, il exerce à Laval, adhère au Rassemblement national populaire et dirige la revue Nemeton, dont cinq numéros paraissent entre 1942 et 1943. À la Libération, la chambre civique de Rennes le condamne à quinze ans d’indignité nationale ; il est ensuite amnistié. Installé en banlieue parisienne, il travaille pour le gaz et meurt à l’hôpital Lariboisière. Inhumé à Paris, il est transféré au cimetière de Châteaugiron.

Une trajectoire singulière entre Bretagne et loges

Morvan Marchal tient une place originale dans l’histoire de la franc-maçonnerie française : celle d’un militant régionaliste devenu fédéraliste et radical, qui relia la cause bretonne à la tradition républicaine et laïque des loges. Son nom reste attaché au drapeau breton, emblème dont l’origine maçonnique de l’auteur est souvent ignorée.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Morvan Marchal.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation, Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Obédience.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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