Michèle Goslar (Auteur)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

Née à Bruxelles le 26 février 1948, Michèle Goslar est une professeure, écrivaine et biographe belge. Fondatrice du Centre international de documentation Marguerite Yourcenar, elle s’est imposée comme l’une des meilleures connaisseuses de l’autrice des Mémoires d’Hadrien. Elle a ensuite consacré plus d’une décennie à l’architecte Victor Horta, dont elle a mis en lumière la dette envers la franc-maçonnerie bruxelloise, notamment la loge Les Amis philanthropes, dans une monographie majeure parue en 2012.

Une enseignante formée à l’ULB

Michèle Goslar, biographe et historienne de l’art belge

Michèle Goslar obtient en 1968 un diplôme de régente, puis poursuit des études à l’Université libre de Bruxelles, où elle devient licenciée en philosophie et lettres (philologie romane) et agrégée de l’enseignement secondaire supérieur en 1973. Son mémoire, consacré à la rhétorique, est dirigé par le linguiste Albert Henry.

Elle enseigne ensuite à tous les niveaux, du primaire à l’université, avant d’être nommée à titre définitif à l’Athénée royal de Molenbeek-Saint-Jean en 1984.

Au service de Marguerite Yourcenar

La mort de Marguerite Yourcenar, en 1987, oriente sa vie de chercheuse. Michèle Goslar se lance dans une enquête biographique au long cours et crée à Bruxelles le Centre international de documentation Marguerite Yourcenar (CIDMY), officiellement constitué en 1989, qu’elle anime bénévolement.

Il en sortira une série de livres, dont la biographie Yourcenar. « Qu’il eût été fade d’être heureux » (Racine et Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 1998), Le Visage secret de M. Yourcenar (2001) ou Marguerite Yourcenar. Regards sur la Belgique (2003). Elle signe aussi la notice consacrée à l’écrivaine dans la Nouvelle Biographie nationale de Belgique.

Horta et la loge des Amis philanthropes

À partir de 1998, elle se tourne vers Victor Horta, figure tutélaire de l’Art nouveau bruxellois. Après plusieurs études préparatoires, notamment sur l’hôtel Hallet ou l’hôpital Brugmann, elle publie en 2012 Victor Horta (1861-1947). L’homme. L’architecte. L’Art nouveau, fruit d’une douzaine d’années de recherches.

Son apport le plus neuf touche à la franc-maçonnerie. Interrogée par La Libre Belgique puis par la RTBF, elle défend une thèse sans ambiguïté : « sans la loge, on n’aurait pas les trois quarts de l’œuvre de Victor Horta ». Membre des Amis philanthropes, l’architecte y a trouvé une formation intellectuelle, un milieu progressiste et surtout une grande partie de ses commanditaires, des maisons Autrique et Tassel aux commandes de la famille Solvay, sans oublier la Maison du Peuple, dont elle déplore la démolition comme un « crime de lèse-patrimoine ».

Une biographe entre lettres et architecture

Michèle Goslar – Victor Horta

Le parcours de Michèle Goslar relie deux mondes rarement associés : la littérature, avec Yourcenar, et l’architecture, avec Horta. Dans les deux cas, la méthode est celle d’une biographe patiente, attentive aux archives, aux correspondances et aux réseaux de sociabilité. Elle a également publié un article dans la revue de libre pensée bruxelloise La Pensée et les Hommes (2007).

Principaux ouvrages

  • Les Voyages de Marguerite Yourcenar, CIDMY, 1996
  • Yourcenar. Biographie. « Qu’il eût été fade d’être heureux », Racine / ARLLFB, 1998
  • Le Visage secret de M. Yourcenar, La Renaissance du livre, 2001
  • Marguerite Yourcenar. Regards sur la Belgique, Racine, 2003
  • Antinoüs, de la pierre à l’écriture de Mémoires d’Hadrien, CIDMY, 2007
  • Marguerite Yourcenar. Le bris des routines, La Quinzaine littéraire-Louis Vuitton, 2009
  • Hôtel Hallet, signé Horta, Avant-Propos, 2011
  • Victor Horta (1861-1947). L’homme. L’architecte. L’Art nouveau, Fonds Mercator, 2012
  • Yourcenar en images, Racine, 2017

L’Art nouveau à l’ombre des colonnes

Michèle Goslar n’écrit pas sur la franc-maçonnerie en tant que telle, mais son travail sur Victor Horta en éclaire un aspect essentiel : le rôle des loges bruxelloises comme foyer de sociabilité, de mécénat et de modernité à la fin du XIXe siècle. En montrant comment les Amis philanthropes ont nourri la carrière de l’architecte et lui ont fourni ses principaux clients, elle fournit un cas d’école sur l’influence culturelle de la maçonnerie libérale belge. Son livre s’impose ainsi aux historiens de l’Art nouveau comme à ceux de la franc-maçonnerie.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Mère, Libre pensée (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Article précédent
Article suivant

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES