Michel Mosser (Personnalité)

Gardez cet article avec vous
Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
+ frais de traitement
Vous avez un code promo ?

Glossaire de la franc-maçonnerie

Né à Colmar en 1925 et mort en 2022 à l’âge de 97 ans, Michel Mosser est un architecte français dont le nom reste attaché à la grande croix de Lorraine du Mémorial Charles-de-Gaulle, à Colombey-les-Deux-Églises. Évadé d’un camp de travail, engagé dans la Résistance, il mène ensuite une carrière d’architecte en France et à l’étranger. Ancien dignitaire de la Grande Loge nationale française, il participe en 2003 à la fondation de la Grande Loge traditionnelle et moderne de France, dont il est le grand maître jusqu’en 2010.

Une jeunesse dans la guerre

Michel Mosser – portrait
Source : Wikimedia Commons – Juergen Kappenberg, Pirmasens, Germany – CC BY-SA 2.5

Originaire de Colmar, Michel Mosser n’a que dix-sept ans lorsqu’il est envoyé, en 1942 selon Wikipédia, dans un camp de travail obligatoire en Autriche, puis dans l’ancienne Yougoslavie. Il parvient à s’en évader et traverse clandestinement l’Europe d’est en ouest.

Arrivé dans le Pays basque, il rejoint la résistance intérieure au sein de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) et prend part à la libération du sud-ouest de la France. Cette expérience précoce de l’engagement marque durablement le jeune Alsacien.

Un architecte entre France et Proche-Orient

Diplômé architecte DPLG en 1966, Michel Mosser exerce en France, mais aussi en Arabie saoudite, au Liban et au Maroc. Sur la Côte d’Azur, où il s’installe, il signe notamment le stade nautique et le palais des sports d’Antibes, ainsi que l’ensemble Atoll Beach à Saint-Laurent-du-Var.

Il finit ses jours retiré dans les Alpes-Maritimes ; la presse régionale annonce sa mort en juillet 2022, à 97 ans.

La croix de Lorraine de Colombey

Selon le récit rapporté par Wikipédia, c’est dès 1954 qu’il aurait suggéré au général de Gaulle l’idée d’une croix de Lorraine sur la colline de Colombey, ce à quoi le Général aurait répondu que personne ne viendrait visiter un tel édifice. Après la mort de De Gaulle, il fait partie, avec Marc Nebenger, des architectes du Mémorial Charles-de-Gaulle.

Haute de 43,5 mètres, en granit rose de Perros-Guirec, ciment et bronze, la croix est inaugurée le 18 juin 1972 en présence du président Georges Pompidou.

De la GLNF à la GLTMF

Sur le plan maçonnique, les sources présentent Michel Mosser comme un ancien dignitaire de la Grande Loge nationale française (GLNF), l’obédience de la régularité anglo-saxonne en France ; son nom figure dans une liste des dignitaires de la GLNF publiée par L’Express en 2001.

En 2003, il participe à la fondation de la Grande Loge traditionnelle et moderne de France (GLTMF), obédience née d’une sortie de la GLNF. Il en devient le grand maître et le reste jusqu’en 2010, au terme de deux mandats, comme l’indique la liste des grands maîtres publiée par l’obédience elle-même.

Une figure de la recomposition obédientielle

Résistant, bâtisseur du principal mémorial gaulliste et premier grand maître d’une obédience nouvelle, Michel Mosser illustre la génération de frères issus de la GLNF qui, au début des années 2000, ont choisi de fonder des structures indépendantes plutôt que de rester dans l’obédience d’origine. Son parcours rappelle que l’éclatement du paysage maçonnique « régulier » français a été porté par des personnalités d’envergure profane.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Michel Mosser.

Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître.

Glossaire de la franc-maçonnerie

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

DERNIERS ARTICLES