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Jules-Ferdinand Baulard naît en 1827 à Meaux et meurt en 1910 à Joinville-le-Pont. Fils d’ouvriers, apprenti dès onze ans, ouvrier verrier puis fabricant de miroiterie, il traverse 1848 et le siège de Paris avant de devenir député radical de la Seine de 1889 à 1902. Militant des écoles laïques, il est présenté comme membre de la loge La Clémente Amitié.
De l’atelier à la fabrique

Fils d’ouvriers, Jules-Ferdinand Baulard entre en apprentissage dès l’âge de onze ans : selon ses partisans, « au lieu d’aller à l’école, il était déjà forcé de gagner sa vie ». Ouvrier verrier en Seine-et-Marne, il s’installe ensuite dans le 3e arrondissement de Paris, où il dirige dès 1848 une fabrique de miroiterie avec un beau-frère.
Un républicain des barricades
Membre de la Société des droits de l’homme, il participe aux journées de février et de juin 1848 et fréquente le club d’Armand Barbès. Il proteste contre le coup d’État de 1851. Combattant pendant le siège de Paris, il est en 1871 délégué du 5e bataillon de la garde nationale auprès du Comité central républicain des vingt arrondissements, dont il se sépare rapidement.
Il est l’un des principaux fondateurs des écoles laïques du 3e arrondissement et préside le comité républicain radical de l’arrondissement. En 1885, il participe à la fondation du comité républicain radical socialiste du canton de Charenton-le-Pont.
Élu de la banlieue sud
Conseiller municipal de Joinville-le-Pont à partir de 1884, conseiller général de la Seine pour le canton de Charenton en 1886, il démissionne en 1889 lorsqu’il devient député de la 2e circonscription de Sceaux, élu contre les partisans du général Boulanger. Réélu à deux reprises, il s’intéresse surtout aux bureaux de placement des ouvriers et propose, au sein de la commission du travail, une caisse pour les invalides du travail.
Il participe au congrès fondateur du Parti républicain, radical et radical-socialiste. Ne se représentant pas en 1902, il soutient la candidature d’Adolphe Maujan. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
La loge La Clémente Amitié
L’article Wikipédia indique que Baulard était membre de la loge La Clémente Amitié, en s’appuyant sur un répertoire des parlementaires francs-maçons publié en 1970. Les sources consultées ne précisent ni l’obédience, ni la date d’initiation, ni d’éventuelles fonctions dans la loge.
Il fréquente par ailleurs de nombreuses réunions de la Fédération française de la libre pensée, mouvement distinct de la franc-maçonnerie mais souvent proche d’elle dans les combats laïques de la fin du XIXe siècle.
Un ouvrier devenu législateur
Jules-Ferdinand Baulard illustre la promotion sociale par l’engagement républicain que la IIIe République a rendue possible : un autodidacte, raillé par la presse conservatrice pour ses fautes d’orthographe, porté à la Chambre par les réseaux radicaux, laïques et maçonniques de la banlieue parisienne.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jules-Ferdinand Baulard.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Libre pensée (antimaçonnisme), Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

