Jean-Marie Le Barbier de Tinan (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean-Marie Le Barbier de Tinan naît à Strasbourg en 1771 et meurt à Paris en 1831. Commissaire des guerres sous la Révolution, inspecteur aux revues sous l’Empire, intendant général et baron sous la Restauration, il fait toute sa carrière dans l’administration militaire. Franc-maçon initié au rite écossais, fils d’un dignitaire maçonnique strasbourgeois, il fonde à Madrid en 1809 la loge L’Étoile et figure en 1821 parmi les membres du Suprême Conseil de France.

Fils d’un commissaire des guerres strasbourgeois

Jean-Marie Le Barbier de Tinan – portrait
Source : Wikimedia Commons – AnonymousUnknown author – Public domain

Fils de Théodose Le Barbier de Tinan, commissaire des guerres et figure de la Révolution à Strasbourg, il devient élève commissaire des guerres en juin 1788, à dix-sept ans, pour reprendre la charge paternelle. En 1791, il est membre de la Société des amis de la Constitution.

Une carrière dans l’administration des armées

Commissaire des guerres à l’armée du Rhin, il sert ensuite à l’armée de l’Intérieur, puis comme ordonnateur sous Bernadotte en 1799. Sous-inspecteur aux revues en 1800, il suit les armées du Consulat et de l’Empire : royaume de Naples, camp de Saint-Omer, Grande Armée en 1805, Espagne en 1808. Chef de division au ministère de la Guerre en 1812, il devient inspecteur aux revues en 1813.

Sous la Restauration, il est intendant militaire, intendant en chef de l’expédition d’Espagne en 1823, puis directeur du personnel et intendant général avec rang de lieutenant général. Baron en 1817, il reçoit la grand-croix de l’ordre de Charles III. Il est le père du vice-amiral Adelbert Le Barbier de Tinan et le grand-père de l’écrivain Jean de Tinan.

Un bâtisseur de loges en Espagne

Jean-Marie Le Barbier de Tinan
Source : Wikimedia Commons – Urban Fraternity – CC BY-SA 4.0

Initié selon le rite écossais, il s’inscrit dans une tradition familiale : son père fut chancelier du directoire écossais de Bourgogne et préfet de Strasbourg dans le système des chevaliers bienfaisants. En 1809, à Madrid, il fonde la loge « L’Étoile », dont il est vénérable maître, puis deux autres loges qu’il réunit en une Grande Loge nationale, présentée par Wikipédia comme la Grande Loge nationale d’Espagne.

En 1814-1815, il s’oppose à la réunion de ces loges au Grand Orient de France. En 1821, il est l’un des vingt et un membres du Suprême Conseil de France, la juridiction du Rite écossais ancien et accepté.

Un acteur de l’écossisme français

Le Barbier de Tinan illustre l’essor du rite écossais dans le sillage des armées napoléoniennes, qui ont semé des loges dans toute l’Europe occupée. Fondateur de loges à Madrid, défenseur de l’autonomie écossaise face au Grand Orient, puis membre du Suprême Conseil, il appartient à la génération qui a structuré le Rite écossais ancien et accepté en France au début du XIXe siècle.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Marie Le Barbier de Tinan.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître, Grande Loge.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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