Jean-Louis Soubdès (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean-Louis Soubdès, né à Aulnay, en Saintonge, et mort à Condom, dans le Gers, est un juriste issu de la petite noblesse du Condomois. Juge-mage du comté de Gaure à la fin de l’Ancien Régime, administrateur du Gers sous la Révolution, il siège au Conseil des Anciens sous le Directoire avant de poursuivre une carrière de magistrat à Paris. Franc-maçon actif, il est vénérable de la loge La Parfaite Amitié de Condom, puis officier du Grand Orient de France sous l’Empire.

Une famille de robe du Condomois

Jean-Louis Soubdès
Source : Wikimedia Commons – G.Garitan – CC BY-SA 4.0

Fils de Gabriel de Soubdès, juge-mage du comté de Gaure et receveur des tailles en Poitou, et de Madeleine Despetit de La Salle, Jean-Louis Soubdès prend parfois le nom de la seigneurie du Lac. Il étudie le droit à l’université de Toulouse, où il obtient sa licence, puis à Poitiers, où il devient docteur en droit civil et en droit canon et entre au barreau.

En 1779, il succède à son père comme juge-mage du comté de Gaure. L’année suivante, il épouse Suzanne Jadot de Duran à Sainte-Mère. Ses fils feront carrière sous l’Empire : Pierre, brièvement sous-préfet de Lectoure pendant les Cent-Jours, et Jean-Marie, capitaine de cuirassiers.

De l’administration départementale au Conseil des Anciens

La Révolution lui ouvre une carrière publique. En 1790, il est élu administrateur du département du Gers. Le 24 germinal an VI, les électeurs du Gers l’envoient au Conseil des Anciens avec 262 voix sur 365.

D’abord proche du Directoire, il est élu secrétaire de l’assemblée en l’an VII et siège à la commission des rapports. Il intervient sur l’organisation judiciaire, sur les vols de diligences et de fonds publics, et dénonce une conspiration royaliste dans le Gers. Il est ensuite nommé juge au tribunal de première instance de la Seine, ce qui l’installe durablement à Paris.

Un parcours maçonnique de Condom à la rue du Four

Jean-Louis Soubdès est initié dans les années 1780 par la loge Le Mystère. Au début des années 1790, il s’affilie à La Parfaite Amitié, à l’Orient de Condom, dont il devient vénérable maître, à une époque où beaucoup d’ateliers suspendent leurs travaux.

Installé à Paris, il rejoint la loge Thémis, dont le nom convient à un magistrat. Le 13 décembre 1805, il est nommé officier du Grand Orient de France au sein de la Grande Loge d’administration, fonction qu’il conserve jusqu’à la chute de l’Empire. Il participe ainsi à la direction de l’obédience au moment où celle-ci, placée sous le haut patronage du régime impérial, connaît une forte expansion.

Principales œuvres

  • Motion d’ordre sur l’organisation judiciaire, an VII
  • Discours sur les vols de diligences et de deniers publics, an VII
  • Discours sur une conspiration royaliste dans le Gers, an VIII
  • Traité du jeu de wisth, s. d.
  • Les vrais principes de la discipline de l’Église catholique, s. d.

Un notable maçon entre Révolution et Empire

Le parcours de Jean-Louis Soubdès est caractéristique de ces notables de province qui traversent la Révolution en conservant leur engagement maçonnique. De la loge de Condom aux instances du Grand Orient impérial, il illustre la continuité d’une sociabilité qui relie les élites locales de l’Ancien Régime à l’appareil administratif et judiciaire du Consulat et de l’Empire.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Louis Soubdès.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître, Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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