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Né le 11 juillet 1723 à Bort-les-Orgues, en Limousin, et mort le 31 décembre 1799 à Habloville, près de Saint-Aubin-sur-Gaillon, Jean-François Marmontel est un écrivain, encyclopédiste, conteur, dramaturge et historien français. Protégé de Voltaire et de Mme de Pompadour, auteur de Bélisaire et des Contes moraux, il devint historiographe de France et secrétaire perpétuel de l’Académie française. Il fut membre de la célèbre loge parisienne Les Neuf Sœurs.
Du Limousin aux salons parisiens

Fils aîné d’un maître tailleur d’habits, Marmontel étudie au collège jésuite de Mauriac de 1734 à 1738, puis devient précepteur et répétiteur à Toulouse, où il remporte les prix des Jeux floraux en 1744 et 1745. En 1746, le prix de poésie de l’Académie française marque le début de son amitié avec Voltaire et son installation dans la vie littéraire parisienne.
Un homme de lettres protégé
Grâce à Mme de Pompadour, il devient en 1753 secrétaire des Bâtiments du roi et prend la direction du Mercure de France. Il écrit des tragédies comme Aristomène (1749), puis de nombreux livrets d’opéras et d’opéras-comiques, dont Zémire et Azor (1771) et Didon (1783). Ses Contes moraux, publiés de 1755 à 1759, connaissent un grand succès.
En 1767, son roman Bélisaire, plaidoyer pour la tolérance, est condamné par la Sorbonne et l’archevêque de Paris. Nommé historiographe de France en 1772, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie française le 27 novembre 1783.
Un membre de la loge des Neuf Sœurs
La version anglaise de Wikipédia indique que Marmontel était membre de la loge parisienne Les Neuf Sœurs, haut lieu de la sociabilité maçonnique des gens de lettres. L’article en français ne mentionne pas cette appartenance, et les sources consultées ne précisent ni la date de son affiliation ni d’éventuelles fonctions.
Révolution et dernières années

En 1789, il siège à l’assemblée électorale de Paris sans être élu aux États généraux. Élu au Conseil des Anciens en 1797, il voit son élection annulée au coup d’État du 18 fructidor an V. Retiré en Normandie, il rédige ses Mémoires d’un père, publiés en 1800.
Principales œuvres
- Aristomène, 1749
- Contes moraux, 1755-1759
- Poétique française, 1763
- Bélisaire, 1767
- Zémire et Azor, 1771
- Les Incas, 1777
- Éléments de littérature, 1787
- Mémoires d’un père, 1800
Un écrivain des Lumières en loge
Marmontel appartient à cette génération d’encyclopédistes pour qui la loge était un prolongement naturel des salons et des académies. Par son engagement en faveur de la tolérance et son appartenance aux Neuf Sœurs, il illustre la rencontre entre la franc-maçonnerie française et l’esprit des Lumières à la veille de la Révolution.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-François Marmontel.
Voir aussi dans le glossaire : Lumières (trois), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

