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Hassan El Azhari est le Grand Maître fondateur de la Grande Loge Nationale Marocaine (GLNM), obédience créée en 2016 et attachée à la régularité maçonnique. Venu à la franc-maçonnerie après l’avoir découverte en 2001, il a fondé deux loges avant de constituer l’obédience. Dans un entretien accordé à 450.fm en janvier 2026, il présente la franc-maçonnerie marocaine comme un pont entre l’Europe et l’Afrique, nourri de la diversité spirituelle du Maroc.
De la quête spirituelle à l’initiation

Hassan El Azhari dit avoir nourri très tôt un intérêt pour les sciences dites occultes et pour le soufisme. Il découvre la franc-maçonnerie sur Internet en 2001, puis pose sa candidature sur le conseil d’un ami et passe les entretiens d’usage. L’article de 450.fm ne précise ni la date ni la loge de son initiation.
La fondation de la Grande Loge Nationale Marocaine
Après avoir fondé deux loges, il entreprend en 2016, avec quelques Frères, de créer une obédience régulière : la Grande Loge Nationale Marocaine. Il explique cette démarche par le souci de la régularité et de la pureté du Rite, dans le respect des Landmarks, sans critique à l’égard des autres Grandes Loges marocaines. La GLNM travaille au Rite Écossais Ancien et Accepté, en français et en arabe classique, et un projet de rite en darija serait à l’étude.
L’obédience repose sur la croyance en Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, la fraternité et la tolérance ; elle se déclare loyale envers la Patrie et le Souverain et demande à ses membres le strict respect des lois. Sur le plan international, la GLNM est membre de trois confédérations maçonniques, dont la Confédération H&H dont elle est membre fondateur. Elle doit célébrer ses dix ans en novembre 2026.
Secret, discrétion et recrutement
Pour Hassan El Azhari, « il n’y a pas un secret, mais des secrets » : il distingue le secret initiatique, qui se découvre à l’initiation, des contenus propres aux degrés supérieurs. Il préfère parler d’une institution discrète plutôt que secrète et attribue les soupçons à la méconnaissance du travail symbolique. Face aux rumeurs nées sur les réseaux sociaux, la GLNM a organisé des sessions de questions-réponses en darija.
Les critères de recrutement mis en avant sont ceux de la tradition : être libre, au sens d’une indépendance de décision et de moyens, et de bonnes mœurs. Il affirme que l’obédience ne tient compte ni de l’origine, ni du niveau social, ni de la religion des candidats.
Franc-maçonnerie et soufisme, un pont entre deux rives
Il présente franc-maçonnerie et soufisme comme deux voies parallèles et complémentaires, et voit dans la franc-maçonnerie marocaine un pont entre Nord et Sud, entre Europe et Afrique, appuyé sur la pluralité culturelle et religieuse du pays. Il estime que « la franc-maçonnerie ne peut exister que dans un pays démocratique » et se fixe pour objectifs la formation des officiers, la qualité des catéchismes, l’accompagnement des jeunes maîtres et le doublement des effectifs en cinq ans.
Une voix de la franc-maçonnerie régulière au Maghreb
Sans appartenir au paysage obédientiel français, Hassan El Azhari intéresse directement les lecteurs francophones : son parcours éclaire le renouveau de la franc-maçonnerie au Maroc, ses liens avec les obédiences européennes et la manière dont une tradition née en Europe dialogue avec la spiritualité soufie et la culture marocaine.
À lire sur 450.fm : Exclusif interview de hassan el azhari grand maitre de la glnm.
Voir aussi dans le glossaire : Landmarks, Grand Architecte de l’Univers mal interprété (antimaçonnisme), Obédience.

