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Frédéric-Rodolphe Saltzmann, parfois orthographié Salzmann, naît à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, en 1749 et meurt en 1820. Fils de pasteur luthérien, écrivain, éditeur de journaux, homme politique strasbourgeois et philanthrope, il est surtout un franc-maçon spiritualiste et mystique, fidèle disciple et ami de Jean-Baptiste Willermoz, qui prend part au convent de Wilhelmsbad et à la naissance du Rite écossais rectifié.
Un Alsacien entre deux cultures

Fils d’un pasteur luthérien, Saltzmann étudie le droit, l’histoire et la théologie à Strasbourg et à Zurich. Nommé conseiller de légation par le duc de Saxe-Meiningen, il voyage beaucoup et se tient à la jonction des mondes francophone et germanophone, position qui marquera toute son activité intellectuelle et maçonnique.
Établi à Strasbourg, il fonde une librairie et plusieurs journaux, dont une gazette bilingue franco-allemande. Il est aussi à l’origine d’œuvres humanitaires : écoles, hôpitaux et asiles.
Un homme public sous la Révolution
Élu aux États généraux, Saltzmann exerce également la fonction d’officier municipal à Strasbourg. Son engagement public reste cependant inséparable de ses convictions religieuses et de sa quête spirituelle, nourries par la mystique rhénane et par l’œuvre de Jacob Boehme.
Disciple de Willermoz et artisan du Rite rectifié
L’article Wikipédia le présente comme un franc-maçon spiritualiste et mystique, fidèle disciple et ami de Jean-Baptiste Willermoz. Il contribue à l’organisation de la structure maçonnique des Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte et prend une part active au convent de Wilhelmsbad, en 1782.
À ce titre, il contribue à la création du Rite écossais rectifié, dont Willermoz est le maître d’œuvre principal. Il joue aussi un rôle d’intermédiaire entre la Stricte Observance templière allemande et les Élus coëns français, et figure parmi les initiateurs des rapprochements et des influences réciproques entre une certaine franc-maçonnerie allemande et la maçonnerie française.
Un passeur de la mystique allemande
Très influencé par Jacob Boehme et par la mystique rhénane, Saltzmann fait découvrir l’œuvre du cordonnier de Görlitz à Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe inconnu. Ce rôle de passeur éclaire la place de l’Alsace et de Strasbourg dans l’histoire de l’illuminisme et de la théosophie chrétienne à la fin du XVIIIe siècle. L’article note que ses ouvrages sont aujourd’hui difficiles à trouver.
Un maillon de la tradition rectifiée
Dans l’histoire de la franc-maçonnerie française, Frédéric-Rodolphe Saltzmann occupe une place discrète mais réelle : compagnon de Willermoz à Wilhelmsbad, médiateur entre la Stricte Observance et les Élus coëns, introducteur de Boehme auprès de Saint-Martin, il compte parmi les artisans du courant chrétien et mystique qui a donné naissance au Rite écossais rectifié.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Frédéric-Rodolphe Saltzmann.

