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André Jacques Fonteny, né à Nanteuil-le-Haudouin (Oise) et mort à Paris à l’âge de 68 ans, est un journaliste et ancien combattant français. Capitaine au 46e régiment d’infanterie pendant la Grande Guerre, plusieurs fois blessé, il fonde fin 1921 la Fédération nationale des combattants républicains, qu’il préside jusqu’en 1940. Membre de la loge « Les Droits de l’Homme » du Grand Orient de France, il siège au conseil de l’ordre de l’obédience.
Un journaliste de la gauche d’avant 1914
Bachelier ès lettres, André Jacques Fonteny collabore avant la guerre au Rappel, à La Guerre sociale et à Armée et démocratie. Il est aussi le secrétaire du député André Escoffier.
Un capitaine de la Grande Guerre
Sous-officier rengagé en 1914, il termine la guerre capitaine au 46e régiment d’infanterie, à la tête de la 4e compagnie. Blessé par balle, puis par un éclat d’obus au bras et à la jambe droits, il est cité trois fois et reçoit la médaille militaire et la croix de guerre avec palme.
Chevalier de la Légion d’honneur en 1919, il est promu officier en 1932 puis commandeur en 1937. Officier d’active, il démissionne ensuite de l’armée.
Le fondateur des combattants républicains
Adhérent de la SFIO en 1919, il milite d’abord à l’ARAC, qu’il quitte lorsqu’elle devient communiste. Fin 1921, il fonde la Fédération nationale des combattants républicains (FNCR), qu’il préside jusqu’en 1940 et dont l’organe, Le Poilu républicain, publie ses éditoriaux à partir de 1923.
Tenant une rubrique consacrée aux anciens combattants au Quotidien, collaborateur de Paris-Soir, il se rapproche des radicaux : candidat radical-socialiste à Nancy en 1928 contre Louis Marin, il devient vice-président de la fédération radicale de Seine-et-Oise en 1934. Il siège à l’Office national des combattants et soutient le Front populaire avec la FNCR.
Au conseil de l’ordre du Grand Orient
André Jacques Fonteny est membre de la loge « Les Droits de l’Homme », du Grand Orient de France, et siège au conseil de l’ordre en 1927. En 1926, il y prononce, au nom du conseil, un discours à la mémoire du général Augustin Gérard.
Les liens entre la FNCR et l’obédience sont étroits : un représentant du Grand Orient prend la parole au banquet de la fédération en 1925, et des banquets de la FNCR se tiennent rue Cadet, dans les salons de l’obédience. En 1927, à la suite d’une crise interne à la FNCR, il est exclu du conseil de l’ordre comme de la SFIO.
Une figure du pacifisme républicain maçonnique
André Jacques Fonteny illustre les liens entre le mouvement ancien combattant de gauche et la franc-maçonnerie de l’entre-deux-guerres. Fondateur de la FNCR et membre du conseil de l’ordre du Grand Orient de France, il a contribué à faire de la défense de la République et de la mémoire combattante républicaine un terrain commun entre loges, radicaux et socialistes.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à André Jacques Fonteny.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

