Annuaire mondial des obédiences

Grandes Loges unie de Serbie

Histoire

Les Grandes Loges unies de Serbie correspondent à l'obédience née d'une scission de la Grande Loge de Yougoslavie en 1997, avec le concours de la Grande Loge de France. La structure prend successivement les noms de Grande Loge nationale de Yougoslavie, puis de Grande Loge nationale de Serbie-et-Monténégro, avant d'adopter sa dénomination actuelle au gré des recompositions géopolitiques des Balkans. Elle s'inscrit dans la tradition libérale et place ses travaux sous la protection du Suprême Conseil de Serbie de 1912, instance représentative du Rite écossais ancien et accepté au 33e degré.

L'obédience anime 32 loges réparties sur le territoire serbe, avec un siège à Belgrade. Sa revue officielle Sirius assure le rayonnement éditorial des travaux maçonniques. Selon le décompte de la liste européenne, l'effectif s'établit autour de 500 frères.

[information manquante]

Fondation et schismes

La fondation est précisément datée du 26 septembre 1997, lorsqu'un groupe de frères se sépare de la Grande Loge de Yougoslavie avec le concours de la Grande Loge de France pour ériger une structure indépendante. La dénomination évolue ensuite au rythme des recompositions étatiques des Balkans, passant de Grande Loge nationale de Yougoslavie à Grande Loge nationale de Serbie-et-Monténégro en 2003, puis à Grande Loge nationale de Serbie en 2007. Plusieurs scissions ont jalonné cette histoire récente, notamment en 2003 lorsqu'une centaine de membres rejoignent la Grande Loge régulière de Serbie. En juin 2009, trois loges entières (Harmonija, Ivanjski vijenac et Dositej) ainsi que la majorité des membres de deux autres ateliers basculent vers le Grand Orient de France.

Positions doctrinales

L'obédience s'inscrit dans la tradition libérale et place ses travaux sous la protection du Suprême Conseil de Serbie de 1912. Aucune déclaration explicite sur l'obligation de croyance au Grand Architecte de l'Univers, sur l'admission des femmes ou sur la mixité n'apparaît dans les sources consultées [information manquante]

Rites pratiqués

L'obédience travaille au Rite écossais ancien et accepté, qui constitue son rite de référence. Elle administre les degrés symboliques (apprenti, compagnon, maître) et délègue les hauts grades à des corps associés via des concordats, conformément à la pratique écossiste. Cette orientation est cohérente avec son adhésion à la Confédération des grandes loges unies d'Europe, qui réunit des obédiences autour de l'écossisme.

Relations internationales

L'obédience est cofondatrice, le 18 juin 2000 à Paris, de la Confédération des grandes loges unies d'Europe (CIGLU, anciennement GLUDE), aux côtés de la Grande Loge de France et de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra. La CIGLU rassemble une vingtaine d'obédiences européennes et méditerranéennes partageant la tradition écossiste. Elle a par ailleurs signé des chartes d'amitié et de reconnaissance mutuelle avec plus de quinze autres grandes loges, parmi lesquelles la Grande Loge de France, la Grande Loge de Belgique, la Grande Loge de Bulgarie, la Grande Loge nationale de Roumanie et la Grande Loge régulière de Croatie.

Questions fréquentes

Quand l'obédience a-t-elle été fondée ? Elle a été constituée le 26 septembre 1997 par des frères issus de la Grande Loge de Yougoslavie, avec le concours de la Grande Loge de France.

Quel rite y est pratiqué ? Le Rite écossais ancien et accepté constitue le rite de référence, sous la protection du Suprême Conseil de Serbie de 1912.

Combien de loges anime-t-elle ? Les sources mentionnent 32 loges réparties sur le territoire serbe selon le décompte officiel, certains relevés plus récents recensant 29 ateliers actifs en Serbie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro [contesté : 32 vs 29]

À quelles structures internationales est-elle affiliée ? Elle est cofondatrice en 2000 de la Confédération des grandes loges unies d'Europe (CIGLU) et a signé des reconnaissances mutuelles avec plus de quinze grandes loges étrangères.

L'obédience est-elle mixte ? Les sources consultées ne précisent pas sa position sur l'admission des femmes ou sur la mixité [information manquante]