Ordre norvégien des francs-maçons
Histoire
L'Ordre norvégien des francs-maçons (Den Norske Frimurerorden) trouve son origine dans la première loge ouverte à Christiania en 1749, la loge Saint-Olaus au Léopard blanc. La grande loge souveraine norvégienne devient indépendante en 1891, à l'issue de la période où le roi de Suède-Norvège tenait la charge de grand maître. L'ordre suit le Rite suédois depuis 1818 et exige de ses membres une appartenance chrétienne.
Il est strictement masculin et siège à Oslo dans un bâtiment proche du Parlement. En 2009, il regroupait environ 20 000 membres, chiffre redescendu autour de 16 500 selon la fiche de Wikipédia. Sa structure compte 63 loges de Saint-Jean, 19 loges de Saint-André et plusieurs ateliers de degrés supérieurs organisés du 1er au 12e grade.
Fondation et schismes
La loge Saint-Olaus au Léopard blanc, première loge maçonnique norvégienne, est consacrée le 24 juin 1749 sur l'île de Ladegaard à Christiania, l'actuelle Oslo. La tradition attribue sa fondation au comte Christian Conrad Danneskiold-Laurvig, vraisemblablement en présence du roi Frédéric V de Danemark. Pendant toute la période de l'union dynastique suédo-norvégienne, la charge de grand maître est exercée par les rois de Suède-Norvège. La grande loge norvégienne souveraine n'est consacrée qu'en 1891, prenant ainsi son autonomie effective vis-à-vis de la grande loge de Suède. Les sources consultées ne documentent aucun schisme ou scission notable au sein de l'ordre depuis sa structuration souveraine [information manquante]
Positions doctrinales
L'Ordre norvégien des francs-maçons impose à ses membres une adhésion au christianisme, exigence indissociable du Rite suédois qu'il pratique depuis 1818. Il est strictement masculin et n'admet pas les femmes en son sein. Sa régularité maçonnique est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre, qui considère que les obédiences pratiquant le Rite suédois demeurent pleinement régulières malgré la restriction confessionnelle [1]. Les sources consultées ne précisent pas de formulation publique propre à l'ordre concernant le Grand Architecte de l'Univers, au-delà du cadre chrétien imposé par le rite [information manquante]
Relations internationales
L'Ordre norvégien des francs-maçons figure parmi les grandes loges étrangères reconnues par la Grande Loge unie d'Angleterre, qui le considère comme régulier et autorise l'intervisite avec ses propres membres [1]. La Grande Loge unie d'Angleterre précise que les grandes loges adoptant le Rite suédois sont pleinement reconnues malgré la règle d'admission réservée aux chrétiens [1]. Les sources consultées ne détaillent pas d'affiliation à des structures comme la CMI ou à des conférences multilatérales spécifiques [information manquante]
Controverses notables
En 2011, l'ordre est brièvement exposé médiatiquement lorsque Anders Behring Breivik, auteur des attentats d'Oslo et d'Utøya, est révélé avoir été membre d'une loge norvégienne. Le grand maître souverain Ivar A. Skar prononce son exclusion avec effet immédiat dès l'arrestation, geste destiné à marquer la dissociation publique de l'ordre [2]. Aucune autre controverse majeure n'est documentée par les sources consultées concernant l'obédience [information manquante]
Questions fréquentes
L'Ordre norvégien des francs-maçons est-il mixte ? Non, l'ordre est strictement masculin et n'admet pas les femmes.
Faut-il être chrétien pour y entrer ? Oui, l'adhésion au christianisme est une condition d'admission imposée par le Rite suédois pratiqué depuis 1818.
Quel rite y est travaillé ? L'ordre pratique exclusivement le Rite suédois, structuré en douze degrés.
Est-il reconnu par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Oui, il figure sur la liste des grandes loges étrangères reconnues comme régulières par la GLUA [1].
Combien compte-t-il de loges ? Il regroupe 63 loges de Saint-Jean et 19 loges de Saint-André, auxquelles s'ajoutent des ateliers de grades supérieurs.