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Grande Loge féminine d'Espagne

Histoire

La Grande Loge féminine d'Espagne (Gran Logia Femenina de España) est une obédience maçonnique exclusivement féminine active en Espagne. Elle s'inscrit dans le paysage des créations post-1975, après la fin du franquisme et la légalisation progressive de la franc-maçonnerie espagnole. Elle voisine avec d'autres structures féminines comme le Grand Orient féminin d'Espagne.

[information manquante]

Fondation et schismes

La Gran Logia Femenina de España (GLFE) est constituée en 2005 sous les auspices de la Grande Loge féminine de France (GLFF), qui lui délivre une patente d'érection [1]. Le terrain avait été préparé de longue date : trois sœurs espagnoles formées à Perpignan dans la loge Illibéris de la GLFF fondent en 1984 à Barcelone la loge Luz Primera, première loge féminine sur le sol espagnol depuis la fin du franquisme, puis El Crisol à Madrid en 1988 [4]. La transformation de ce réseau de loges en obédience souveraine en 2005 ne se fait toutefois pas sans heurts [4]. Selon le récit critique publié par Critica Masonica, ce sont les loges catalanes qui obtiennent la patente de la GLFF pour créer la nouvelle Grande Loge, à l'exclusion des sœurs travaillant dans d'autres régions [4]. En novembre 2004, les loges El Crisol (Madrid) et Templanza ainsi que le triangle des Canaries votent leur mise en sommeil après l'échec des négociations, et les sœurs exclues se regroupent ensuite sous une juridiction symbolique distincte rattachée au Mexique [4]. La GLFE poursuit son développement à partir de la Catalogne, et compte aujourd'hui une vingtaine de loges réparties dans plusieurs régions d'Espagne [1].

Positions doctrinales

La GLFE se définit comme une obédience adogmatique, progressiste et démocratique, s'inscrivant explicitement dans la maçonnerie libérale [1][2]. Ses principes fondateurs sont la Liberté, l'Égalité, la Fraternité, auxquels elle ajoute la Tolérance et la Laïcité comme valeurs constitutives [1][2]. L'obédience n'impose aucune croyance religieuse et accueille en son sein « mujeres creyentes, agnósticas y ateas », c'est-à-dire des femmes croyantes, agnostiques et athées [2]. Elle s'abstient statutairement de prendre position sur les questions religieuses et politiques partisanes, conformément à son engagement laïque [2]. La GLFE est une obédience exclusivement féminine et ne pratique pas la mixité [1][2]. La position formelle sur le Grand Architecte de l'Univers n'apparaît pas dans les documents officiels publiés en ligne [information manquante]

Rites pratiqués

Les sources consultées indiquent que les loges de la GLFE travaillent au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA), rite dominant de la maçonnerie féminine ibérique [4]. Les pages officielles de l'obédience ne précisent toutefois pas la liste exhaustive des rites pratiqués, et il n'est pas exclu que d'autres rites coexistent au sein des ateliers [information manquante] La GLFF, obédience-mère, pratique de son côté plusieurs rites, Rite Écossais Ancien et Accepté, Rite Français et Rite Écossais Rectifié -, mais cette information ne peut être transposée mécaniquement à la GLFE.

Relations internationales

La GLFE entretient un lien filial avec la Grande Loge féminine de France, qui a délivré sa patente d'érection en 2005 [1]. Dès 2006, peu après sa fondation, elle adhère au Centre de Liaison International de la Maçonnerie Féminine (CLIMAF), structure créée en 1982 par la GLFF et la Grande Loge féminine de Belgique [3]. Au sein du CLIMAF, la GLFE siège aux côtés des obédiences féminines de France, Belgique, Suisse, Italie, Allemagne, Portugal, Turquie, Roumanie, Bulgarie, Cameroun et Bénin, un ensemble qui revendique plus de 20 000 sœurs [3]. L'obédience est également membre des plateformes EME (Europäische Maurerinnen Einheit), AME et UMM, citées dans la rubrique « Relaciones exteriores » de son site officiel [1]. Aucune reconnaissance avec les obédiences masculines régulières de tradition anglo-saxonne n'est documentée, ce qui est cohérent avec son positionnement libéral et féminin [1][2].

Controverses notables

La principale controverse documentée autour de la GLFE concerne précisément sa naissance [4]. Selon l'article publié par Critica Masonica en 2016, la patente délivrée par la GLFF en 2004-2005 aurait été obtenue par les seules loges catalanes, au détriment des sœurs travaillant à Madrid, à Valence ou aux Canaries au sein de la même obédience d'origine [4]. Cette mise à l'écart aurait provoqué la mise en sommeil par vote unanime des loges El Crisol et Templanza ainsi que du triangle canarien en novembre 2004 [4]. Les sœurs ainsi exclues se seraient ensuite regroupées sous l'obédience Gran Logia Simbólica Femenina Luz y Armonía, rattachée à une juridiction mexicaine et travaillant au REAA depuis Madrid et les Canaries [4]. La GLFE elle-même n'a pas, à notre connaissance, publié de réponse officielle à cette lecture critique de sa fondation [information manquante]

Questions fréquentes

Quand a été fondée la Grande Loge féminine d'Espagne ? Elle a été constituée en 2005 sous les auspices de la Grande Loge féminine de France, après une décennie de loges féminines GLFF travaillant en Espagne [1].

La GLFE est-elle mixte ? Non, elle est exclusivement féminine et accueille des femmes croyantes, agnostiques ou athées sans condition de religion [2].

Quelle est sa position sur la laïcité ? La laïcité figure parmi ses cinq principes fondateurs avec la Liberté, l'Égalité, la Fraternité et la Tolérance, et l'obédience s'interdit toute prise de position religieuse ou politique partisane [2].

À quelles structures internationales appartient-elle ? Elle est membre du CLIMAF depuis 2006, ainsi que des plateformes EME, AME et UMM dédiées à la maçonnerie féminine [1][3].

Quel rite est pratiqué ? Les sources externes indiquent le Rite Écossais Ancien et Accepté, mais l'obédience ne publie pas de liste officielle exhaustive en ligne [4].

Sources

  1. Nuestra historia, Gran Logia Femenina de España (site officiel) consulté le 2026-06-07
  2. Principios, Gran Logia Femenina de España (site officiel) consulté le 2026-06-07
  3. CLIMAF, Gran Logia Femenina de España (site officiel) consulté le 2026-06-07
  4. Les Femmes dans la maçonnerie espagnole (4/4), Critica Masonica consulté le 2026-06-07