Grand Prieuré d'Espagne
Histoire
Le Grand Prieuré d'Espagne, ou Hispanic Grand Priory, est établi en 2003 comme structure du Rite écossais rectifié. Il s'agit d'une obédience ouverte exclusivement aux chrétiens et pratiquant le RER. Il s'inscrit dans la lignée des prieurés du RER présents dans une douzaine de pays, héritiers du Convent de Wilhelmsbad de 1782.
Les sources publiques disponibles sur sa structure interne et ses effectifs restent limitées [information manquante]
Fondation et schismes
Le Grand Prieuré d'Espagne, ou Gran Priorato de Hispania (GPDH), reçoit sa charte du Grand Prieuré des Gaules le 22 mars 1993. Sa consécration formelle, avec installation du premier Grand Maître National et Grand Prieur et mise en place complète des trois classes du Régime écossais rectifié, intervient le 5 avril 2003. Entre 1994 et 2003, la structure connaît une période d'intégration partielle à la Grande Loge d'Espagne, dont elle se retire avec quatre loges le 12 janvier 2003 pour retrouver son autonomie.
En 2010, des irrégularités internes provoquent la démission du Grand Maître et une scission. Le 16 octobre 2010, à Madrid, une partie des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte constitue un corps distinct, le Gran Priorato Rectificado de Hispania (GPRDH), pour préserver la doctrine du RER à l'écart de ce qu'ils décrivent comme une dérive « ultracatholique » contraire à la Profession de foi des CBCS [1][2]. Le GPDH poursuit néanmoins ses travaux et continue de se présenter comme l'obédience hispanique du rite « sans divisions » dans sa forme constitutionnelle d'origine [3].
Positions doctrinales
Le Grand Prieuré d'Espagne est un ordre maçonnique et chevaleresque exclusivement chrétien, fondé sur la foi en Dieu. Ses membres professent la religion chrétienne et prêtent serment sur le Prologue de l'Évangile de Jean. La doctrine se réfère explicitement aux quatre premiers conciles œcuméniques comme borne d'orthodoxie, ce que l'obédience revendique comme un universalisme chrétien œcuménique [3]. Les sources publiques ne documentent pas de position formelle sur l'admission des femmes ; le RER, dans sa forme transmise depuis Wilhelmsbad, est traditionnellement masculin [information manquante] En septembre 2006, le GPDH a publiquement contesté la position d'évêques espagnols favorables à l'excommunication des francs-maçons, marquant une distance vis-à-vis de l'institution ecclésiale tout en assumant son identité chrétienne.
Rites pratiqués
L'obédience pratique exclusivement le Régime écossais rectifié, dans la lignée du Convent des Gaules de 1778 et du Convent de Wilhelmsbad de 1782. Sa structure est organisée en trois classes. La classe maçonnique comprend les quatre grades du RER : Apprenti, Compagnon, Maître et Maître Écossais de Saint-André. La classe chevaleresque, ou Ordre intérieur, est celle des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte (CBCS). Une classe secrète des Profès et Grands Profès complète l'édifice.
Relations internationales
Le Grand Prieuré d'Espagne a été créé par charte du Grand Prieuré des Gaules, qu'il reconnaît comme son aîné et avec lequel il entretient des relations étroites. Il s'inscrit dans le réseau international des Grands Prieurés réguliers du RER, qui comprend la Suisse, les États-Unis, l'Angleterre, la France, le Portugal, le Brésil, le Togo, l'Autriche, le Bénin et la Côte d'Ivoire [4]. Sa juridiction s'étend au-delà de l'Espagne péninsulaire, avec des loges et triangles documentés au Pérou, en Bolivie, en Argentine, au Chili, au Brésil et au Mexique. Le corps issu de la scission de 2010, le GPRDH, a de son côté signé des traités de reconnaissance avec le Grand Directoire écossais de France (2013), Heredom of Kilwinning (2016), le Grand Prieuré indépendant d'Helvétie (2018) et la Grande Loge du Portugal (2019), et est reconnu par la Grande Loge nationale française.
Controverses notables
La controverse la mieux documentée est la scission interne de 2010[1]. Selon les fondateurs du GPRDH, des irrégularités au sein du GPDH et la dérive d'une partie de la direction vers un « intégrisme ultracatholique » contraire à la Profession de foi des CBCS ont rendu impossible le maintien d'une structure unique [1]. Cette lecture est contestée par le GPDH, qui continue de se présenter comme la seule obédience hispanique pratiquant le rite « sans divisions » dans sa forme d'origine [3]. Le détail des griefs réciproques et le bilan en effectifs de la scission ne sont pas publiquement vérifiables [information manquante]
Questions fréquentes
Quand le Grand Prieuré d'Espagne a-t-il été créé ? Sa charte date du 22 mars 1993 et sa consécration formelle du 5 avril 2003, sous l'égide du Grand Prieuré des Gaules.
Quel rite pratique-t-il ? Exclusivement le Régime écossais rectifié, hérité du Convent de Wilhelmsbad de 1782.
Faut-il être chrétien pour y entrer ? Oui, l'obédience exige la profession de la religion chrétienne et le serment prêté sur le Prologue de l'Évangile de Jean.
Pourquoi existe-t-il deux corps en Espagne ? Une scission interne en octobre 2010 a vu une partie des Chevaliers fonder le Gran Priorato Rectificado de Hispania, tandis que le Gran Priorato de Hispania historique poursuit ses travaux[1][3].
Avec qui le Grand Prieuré d'Espagne est-il en relation ? Principalement avec le Grand Prieuré des Gaules, son fondateur, et avec le réseau international des Grands Prieurés du RER présents dans une douzaine de pays[4].