Annuaire mondial des obédiences

Grand Lodge of Cyprus

Histoire

La Grand Lodge of Cyprus est constituée le 15 février 2006 et formellement établie le 8 octobre 2006 à partir de six loges issues de la Grande Loge de Grèce. Les loges fondatrices, KIMON (Larnaca, 1918), SOLON (Nicosie, 1921), KINYRAS (Paphos, 1923), EVAGORAS (Famagouste, 1928), ADONIS (Nicosie, 1961) et KINON KYPRION (Nicosie, 1977), donnent à la structure une profondeur historique de près d'un siècle malgré sa jeunesse formelle. L'obédience est consacrée avec le concours des Grandes Loges de Grèce, d'Autriche et de Pennsylvanie.

Elle compte plus de 500 membres répartis dans une quinzaine de loges, et ses travaux se déroulent en grec, anglais, allemand et italien, avec des projets d'ouverture vers l'arménien et le turc. Après une période de résistance initiale, elle obtient une large reconnaissance internationale, notamment à la suite d'un accord conclu en 2010 avec la United Grand Lodge of England. Elle figure aujourd'hui parmi les Grandes Loges reconnues par plus de 140 juridictions à travers le monde.

Fondation et schismes

La franc-maçonnerie chypriote remonte à l'époque ottomane, avec une présence documentée dès les années 1750. La première loge permanente, St. Paul No. 2277, est fondée en 1888 sous l'égide de la United Grand Lodge of England. Après l'indépendance de l'île en 1960, les maçons chypriotes restent rattachés à la Grande Loge de Grèce pendant plusieurs décennies, avant un vote décisif le 4 décembre 2005 qui acte la création d'une obédience souveraine.

La Grand Lodge of Cyprus est organisée le 15 février 2006 et consacrée le 8 octobre 2006 par les Grandes Loges de Grèce, d'Autriche et de Pennsylvanie, Iakovos Vorkas devenant le premier Grand Maître. La constitution se heurte immédiatement à la District Grand Lodge of Cyprus, structure de l'UGLE établie dans les années 1980 et qui revendique une juridiction exclusive sur l'île. Ce litige territorial bloque la reconnaissance internationale pendant près de quatre ans, jusqu'au traité d'amitié ratifié le 6 juin 2010 instituant une juridiction partagée entre les deux structures. La loge ZENON de Limassol, restée sous tutelle hellénique, rejoint la Grand Lodge of Cyprus le 28 mai 2022, parachevant le ralliement des loges historiques.

Positions doctrinales

La Grand Lodge of Cyprus se positionne comme une obédience régulière fondée sur la légitimité d'origine et l'adhésion aux Anciens Landmarks. Elle exige de ses membres une croyance ferme et continue en Dieu, et impose la présence du Volume de la Loi Sacrée comme élément indispensable du mobilier de loge. La discussion de la religion et de la politique en tenue est expressément prohibée, conformément aux standards de régularité anglo-saxonne. L'obédience est exclusivement masculine, tandis que l'Ordre de l'Étoile d'Orient, qui admet les femmes, opère comme corps adjacent en harmonie avec elle. La position formelle sur l'admission des femmes au sein des loges bleues n'est pas explicitement détaillée par la source [information manquante]

Rites pratiqués

L'obédience travaille dans au moins quatre langues, grec, anglais, allemand et italien, avec un projet d'extension vers l'arménien et le turc. Le rite spécifique pratiqué en loge bleue n'est pas nommément précisé par la source encyclopédique [information manquante] Le Rite Écossais Ancien et Accepté et l'Ordre de la Croix Rouge de Constantin opèrent comme corps adjacents en harmonie avec la Grand Lodge of Cyprus. Le nom officiel de l'obédience, The Most Worshipful Grand Lodge of Cyprus, Ancient Free and Accepted Masons, inscrit la juridiction dans la tradition anglo-saxonne des Ancient Free and Accepted Masons.

Relations internationales

La Grand Lodge of Cyprus est reconnue par plus de 140 juridictions régulières à travers le monde à la fin de 2012. Les premières reconnaissances décisives viennent des Grandes Loges d'Irlande, d'Écosse et des Pays-Bas, qui ouvrent la voie malgré l'opposition initiale de l'UGLE. La ratification par la United Grand Lodge of England le 6 juin 2010 constitue le tournant majeur, déverrouillant les reconnaissances nord-américaines via la COGMNA Commission on Recognition en 2011. L'obédience est aujourd'hui reconnue par les cinquante États américains, l'ensemble des provinces canadiennes, plusieurs juridictions Prince Hall, ainsi que par des grandes loges en Amérique latine, en Australasie et en Asie. Le Grand Maître Thomas C. Jackson du Minnesota a joué un rôle pivot en plaidant la cause chypriote auprès de l'UGLE après sa rencontre avec Vorkas en 2008.

Controverses notables

Le différend territorial avec la District Grand Lodge of Cyprus de l'UGLE, qui craignait une érosion de ses effectifs, a bloqué pendant près de quatre ans la reconnaissance internationale de la jeune obédience. La Commission on Recognition nord-américaine a initialement conditionné toute reconnaissance à la résolution préalable de ce litige interne, prolongeant l'isolement diplomatique. L'occupation militaire turque d'environ 33 pour cent du territoire de la République complique la juridiction sur le nord de l'île, où trois loges relèvent de la Grande Loge de Turquie via une structure parallèle non reconnue par la communauté maçonnique régulière. Aucun scandale public, exclusion notable ou bataille judiciaire interne n'est documenté par la source encyclopédique.

Questions fréquentes

L'obédience est-elle mixte ? Non, la Grand Lodge of Cyprus est exclusivement masculine, l'Ordre de l'Étoile d'Orient opérant comme corps adjacent pour les femmes.

Quelle est sa position de régularité ? Elle revendique la régularité anglo-saxonne fondée sur la légitimité d'origine, les Anciens Landmarks et la croyance en Dieu, et elle est reconnue par l'UGLE depuis 2010.

Combien compte-t-elle de loges et de membres ? Elle réunit plus de 500 membres répartis dans une quinzaine de loges, avec quatre temples à Larnaca, Nicosie, Paphos et Limassol.

Dans quelles langues travaille-t-elle ? Les travaux se déroulent en grec, anglais, allemand et italien, avec des projets d'ouverture vers l'arménien et le turc.

Quel est son statut international ? Plus de 140 juridictions régulières la reconnaissent à travers l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Amérique latine, l'Asie et l'Océanie.